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Catégorie : Xbox

[Test] Tekken 7, le retour du king ?

Le King of Iron Fist Tournament est de retour. Plus de sept ans après la sortie du dernier épisode, sur PS3 et Xbox 360, voilà venu le temps d’un nouvel opus, attendu depuis de longs mois par les fans. Premier jeu de la série à atterrir sur nos consoles « de nouvelle génération », Tekken 7 compte bien faire son come-back et mettre tout le monde d’accord. Mais pour cela, il va falloir répondre aux attentes, en perpétuelle évolution, des joueurs du monde entier.

C’est un peu la bonne période. Alors qu’Injustice 2 a réussi à trouver son public il y a de cela quelques semaines et qu’Arms, l’exclusivité Nintendo Switch, arrive très bientôt, c’est à Tekken de pointer le bout de son nez. Sorti le 18 mars 2015 sur les bornes d’arcade japonaises, c’est plus de deux ans après qu’il se décide à pointer le bout de son nez sur nos consoles de salon. On retrouve ainsi rapidement nos réflexes nostalgiques. Bien que Tekken 6 ait déçu une partie de la communauté de joueurs, Tekken 7 renoue quelque peu avec son glorieux passé qui avait fait de la franchise l’une des plus appréciées au monde dans son domaine.

Mishima’s Family

Débutons par l’offre qui nous est présentée :

– Le mode histoire, un classique, qui cette fois-ci nous conte une histoire plus mature et scénarisée. On suit ainsi les aventures de la famille Mishima (Heihachi, Kazuya et Jin, notamment). Toute l’histoire depuis le premier épisode est retracée ce qui permet aux nouveaux-venus, comme aux anciens, de profiter des événements qui ont fait de la saga un succès planétaire. Vous ne retrouverez malheureusement pas l’ensemble des personnages phares de la franchise au travers de cette partie scénarisée mais le fait est qu’on sent que Bandai Namco s’est appliqué pour nous offrir un univers plus crédible. À côté de cela, il vous sera également possible de jouer le mode « histoire » de chaque personnage du jeu, même si cela se résume à un seul combat contre un adversaire déjà attribué et une courte cinématique vide de sens.

– Le mode en ligne, où vous pourrez affronter vos amis ou des inconnus grâce au matchmaking. S’il a connu quelques problèmes ces derniers jours, laissant de nombreux joueurs sur le carreau, il reste la grande plus-value de Tekken 7. On ressent l’envie des développeurs et producteurs du jeu d’en faire le mode central du jeu.

– Le mode hors-ligne, composé de quatre événements différents. Le mode arcade, un classique, mais aussi le mode Combat au trésor où vous pourrez affronter de nombreux combattants dans le but de déverrouiller apparences et autres bonus. On retrouve également les attendus modes Versus et Entrainement qui restent à part en terme d’intérêt sur le long terme.

Fin du Tekken show

Ce contenu devra donc vous suffire en acquérant Tekken 7. On soulignera le mot suffire dans la phrase précédente. En effet, le mode histoire ne devrait pas vous prendre plus de quatre heures de votre temps, ce qui est, avouons-le, assez normal pour un Tekken. Il ne s’agit, ni plus ni moins, que d’un long film dans lequel vous passerez plus de temps à visionner les cinématiques qu’à être un véritable acteur des combats. Il est d’ailleurs conseillé de mettre la difficulté maximale dès le début pour ajouter un peu de challenge. Le mode hors-ligne se veut quant à lui trop suffisant pour vous retenir bien longtemps. Le côté arcade ne vous retiendra pas plus de cinq combats tandis que la recherche des trésors devient rapidement dérisoire et répétitive. C’est donc la partie online qui devra rapidement vous satisfaire. Pour être totalement franc, on regrette un peu ce manque de contenus hors ligne. Le temps des Time Attack, Survie ou Tekken Force, ces modes de jeux attrayants et diversifiés, nous a manqué. Néanmoins, si pour vous Tekken se devait de passer du côté Online de la force, alors vous pouvez foncer, sans hésiter, car il est clair que vous y trouverez votre bonheur.

On notera également la présence de bonus à débloquer tout au long de vos parties. On pense notamment à divers contenus provenant des anciens jeux de la franchise (cinématiques, fiches des personnages) mais aussi et surtout des éléments de personnalisation pour les combattants actuels. Si cet ajout est appréciable, il ne bouleverse clairement pas votre sentiment général face au jeu.

La PS4 Pro, la 4K et la concurrence de la Scorpio. Où en est-on aujourd’hui ?

Le 10 novembre 2016, les aficionados de chez Sony ont découvert une nouvelle version de la Playstation 4. Comme c’est le cas depuis près de vingt ans, la PS4 a eu droit, quelques années après sa sortie initiale, à une nouvelle version plus fine, plus compacte, justement nommée Slim. Mais cette fois, ce n’est pas une mais bien deux consoles que le marché du jeu vidéo accueillait à quelques jours d’intervalles. La Playstation 4 Pro voyait le jour.

L’arrivée de la « console surpuissante »

Défini par Sony comme « une console surpuissante », la plus puissante au monde même, cette version Pro se voulait donc une alternative au modèle classique. Avec un processeur plus puissant, la machine présente une fréquence de 2,1 Ghz contre 1,8 Ghz pour la PS4 standard. Le GPU embarqué propose deux fois plus d’unités de calcul et une fréquence revue à la hausse de 911 Mhz contre 800 Mhz pour le modèle initial.

L’objectif ? Permettre aux joueurs de bénéficier de la technologie 4k et du HDR (High Dynamic Range) qui permet d’afficher, sur les téléviseurs compatibles, une image plus nette, plus contrastée et de meilleure qualité. La 4K, ou l’Ultra HD, est déjà vue depuis longtemps comme l’avenir. Avec une résolution native quatre fois plus élevée que la Full HD (3840 x 2160 pixels contre 1920 x 1080 pixels), cette technologie commence tout doucement à se trouver une clientèle et des services dédiées. Aujourd’hui en France, il se vend une télévision toutes les quatre secondes. Imaginez un peu le potentiel du marché de l’Ultra HD.

Il y a encore quelques années, cette technologie n’était réservée qu’aux plus aisés. Pour se procurer un modèle 4k, il fallait compter entre 2 500 et 10 000 euros afin d’obtenir une télévision de qualité. Aujourd’hui, il est tout à fait possible de trouver des exemplaires à 500 euros qui bénéficient de la 4K, du HDR et qui disposent d’une diagonale d’écran d’au moins 100 centimètres. Bien évidemment, la colorimétrie et la qualité générale ne seront pas semblables aux meilleurs modèles du marché. Quoi qu’il en soit, il est tout à fait possible de se procurer du matériel pour jouer en 4K pour moins de 1 000 euros aujourd’hui.

Mais est-ce vraiment une stratégie viable pour Sony que de se lancer dans ce marché dès la fin d’année 2016, alors que les foyers ayant des téléviseurs Ultra HD sont encore minoritaires et que les développeurs ne considèrent pas cette opportunité comme une priorité ? La Playstation 4 Pro a-t-elle raison de mettre en avant sa puissance, à l’heure où l’on nous explique que son arrivée n’aura pas d’impact sur les joueurs PS4 normaux, qui pourront s’adonner au même catalogue jusqu’à la fin de vie de la console ?

Ultra HD ou rien

Le premier vrai plus de cette console, c’est le marché qu’elle vise. Bien-sûr, elle se destine essentiellement aux particuliers qui ont la chance d’avoir du matériel Ultra HD chez eux, mais pas seulement. Les joueurs qui ont un téléviseur Full HD peuvent aussi bénéficier de la puissance de la PS4 Pro. En effet, si le jeu tourne en 1080p plutôt qu’en 2160p, il aura tout de même droit à un gain de fluidité non négligeable. Par exemple, la version Pro de Rise of the Tomb Raider obtient un surplus d’images par seconde sur une télévision Full HD. On notera également un véritable gain en terme de rapidité générale de la console et un taux de rafraîchissement plus stable que sur le modèle standard. Et cela, même les joueurs qui n’ont pas d’écran 4K peuvent en profiter. Un argument vendeur au moment où les joueurs recherchent l’expérience la plus belle et optimisée possible.

Néanmoins, pour être totalement franc, ces qualités ne sont pas suffisantes pour passer à l’achat si on possède déjà une PS4 normale. Le véritable intérêt, ce sont les possesseurs d’un téléviseur Ultra HD bénéficiant de la technologie HDR qui le trouvent. Le résultat est bluffant, la qualité d’image sublime et les couleurs éclatantes et nettes. Tous les jeux qui sortent désormais sur PS4 ont droit à leur version Pro, optimisée, et présentant des caractéristiques supérieures à la version normale.

Mais que compte fait réellement Sony de cette console dans le futur ? Est-ce un porte étendard qui mise sur les nouveautés technologiques ou simplement un accessoire pour ceux qui veulent optimiser leur équipement ? Car il faut être clair d’emblée : il n’y aura jamais aucun jeu exclusif à la PS4 Pro. Tous les titres seront optimisés afin d’afficher de la 4K, mais aucun ne sera développé spécifiquement sur la console. En clair, il ne s’agit pas même d’une PS4,5 mais simplement d’une version plus puissante, destinée à offrir une opportunité aux joueurs avant que Microsoft ne s’empare complètement du sujet. Vous voyez ce que je veux dire ?

Microsoft et Nintendo, concurrents différents

Oui, dès la fin de l’année actuelle, le fameux Projet Scorpio devrait voir le jour. Cette nouvelle évolution de la console made in Microsoft, qui sera officiellement présentée à l’E3 de Los Angeles le 11 juin prochain, se définit déjà comme « le futur » du jeu vidéo. Ses caractéristiques et objectifs sont d’ailleurs quelque peu différents. La console est d’ores et déjà présentée comme 4,5 fois plus puissante qu’une Xbox One d’après les dires de Phil Spencer. Et à l’inverse de la PS4 Pro de Sony, elle fera bien tourner des jeux en 4K native et non upscalée. Le parti pris graphique est donc total de la part de Microsoft qui a bien sorti une version « S » de sa Xbox One mais qui prépare déjà l’avenir, seulement quatre ans après la sortie de sa console de dernière génération.

Quant à Nintendo, la proposition est bien différente. Comme à son habitude depuis maintenant plus de dix ans, la firme nippone décide, plusieurs années après ses concurrents, de dévoiler sa nouvelle console : la Switch. Moins puissante qu’une PS4 ou qu’une Xbox One, elle a pour avantages d’avoir des exclusivités uniques (comme toujours dirons-nous) mais aussi le fait d’être nomade ET de salon. En clair, vous pouvez vous adonner aux joies de Zelda, Mario et compagnie tout le temps, partout, sans restriction aucune. Nintendo fait encore abstraction de la technique pour offrir une console de jeux vidéo dédiée à sa communauté et qui aura de vrais exclusivités qui n’iront pas un jour sur PC. Pour ce qui est de la 4K ou du HDR, vous pouvez repasser dans (au moins) cinq ans.

La PS4 Pro est donc bien la première console de salon à proposer aux joueurs d’afficher de l’Ultra HD sur leur écran avec des titres exclusifs, ou non. Bien qu’elle ne puisse pas rivaliser avec des PC haut de gamme, elle tente tout de même de s’immiscer dans un marché où un boulevard se présente à elle, avant qu’une nouvelle guerre ne se déclare avec Microsoft.