Il a beau détenir le titre officiel de vice-président et directeur délégué de la stratégie Iliad, Xavier Niel représente l’âme de la société aux yeux des clients et des actionnaires. Il est donc très compliqué de l’imaginer la revendre. Mais contre toute attente, l’entrepreneur n’est pas fermé à l’idée. Alors que les derniers résultats semestriels de la firme ne sont pas très bons, et montrent qu’elle a perdu des abonnés mobiles et fixes, ses concurrents se plaisent à évoquer des scénarios de consolidations visant cette fois-ci Free. Un classique dans cette industrie composé de quelques acteurs seulement. Questionné lors d’une réunion avec des analystes suite aux récents résultats, l’entrepreneur a expliqué qu’il restait « ouvert à une offre », précisant « qu’il ne fallait jamais dire jamais ». Il a toutefois précisé qu’il n’avait jamais reçu de proposition intéressante et qu’à 51 ans, il ne désirait pas être à la retraite.

Un véritable touche-à-tout

Il faut souligner que, malgré l’importance de Free, Niel n’a pas mis tous ses œufs dans le même panier. Il a ainsi investi dans de nombreuses start-up voire dans des projets plus personnels, comme le récent campus Station F. De plus il contrôle également des petits opérateurs dans plusieurs pays étrangers (en Suisse, avec Salt notamment). [caption id="attachment_50088928" align="aligncenter" width="1200"] La Freebox Revolution[/caption] Thomas Reynaud, directeur général d’Iliad a également tenu à tempérer ces déclarations, rappelant notamment le développement massif et accéléré de la fibre sur le territoire. La présentation de la prochaine Freebox est d’ailleurs attendue prochainement.

« Ce n’est pas la fin de Free et ce n’est pas nous qui déclencherons la consolidation »

On ne doit pas s’attendre à un bouleversement immédiat, mais cela donne une petite indication sur le futur de la carrière de Mr Niel.

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