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Catégorie : Wolfenstein 2 : The New Colossus

Test : Wolfenstein II: The New Colossus : Boches in the USA

Cela fait maintenant trois ans que MachineGames est en charge de la saga Wolfenstein. Après un premier épisode sous forme de reboot salué par la critique et les joueurs, le studio suédois repart pour un tour avec Wolfenstein II : The New Colossus. Un jeu qui se veut comme la confirmation de la nouvelle direction prise par la série.

Dans le monde du jeu vidéo, William J. Blazkowicz est une légende. Ces 25 dernières années, le héros d’un des premiers FPS de l’histoire éradique des nazis par palette entière sans se poser de questions. Une légende qui avec le temps, et les nombreux FPS sortis depuis, s’est étiolée. Heureusement pour nous, en 2014, MachineGames s’est attelé à la lourde tâche de reconstruire le mythe autour du brave Blazkowicz.

Comme nous apprenait The New Order, plus question de lutter contre les nazis pour tenter de gagner la guerre, elle est perdue depuis longtemps. Il faut désormais combattre pour mettre fin à la tyrannie qui s’est abattue sur le monde. Après avoir rejoint la résistance, bousillé du nazi sur le Vieux continent et mis fin aux sombres desseins du général Strasse, il est temps pour B.J. de porter le combat sur un autre terrain, celui de l’Oncle Sam.

De Inglorious Basterds à Iron Sky

Wolfenstein 2 démarre immédiatement après la fin du premier épisode. William J. Blazkowicz (que l’on appellera désormais B.J. ou Blazko) est un homme brisé. Son combat contre Deathshead lui a laissé de profondes blessures et il sent venir sa fin. Bref, il n’est pas au meilleur de sa forme. Un homme brisé qu’on vous dit. Attendez, on vous a dit qu’il était mal en point ? Non ? Si vous n’arrivez pas à vous souvenir que B.J. est un homme brisé, pas d’inquiétudes, il se fera une joie de vous le répéter, toutes les trois répliques durant une bonne partie du jeu.

Cette diminution physique se ressent sur le gameplay. Ainsi, on parcourt le premier niveau en chaise roulante, notre barre de vie est réduite pendant la première moitié du jeu, contrairement à notre barre d’armure qui elle est doublée. En jouant à Wolfenstein II, vous allez vite vous rendre compte que la narration a une place importante, au point que le gameplay est souvent à son service.

Car MachineGames prend le contre-courant de ce qui se fait en matière de FPS aujourd’hui et persiste à proposer un jeu de tir à la première personne solo et narratif. Vous pensiez avoir affaire à un FPS bas du front ? Détrompez-vous, vous êtes en face d’un FPS bas du front avec un scénario. Et globalement bien écrit qui plus est. En plus d’intégrer quelques surprises et bonnes idées narratives, que l’on se gardera de vous divulguer, le titre alterne entre humour noir, dans des moments dignes d’un film de Tarantino, et phases plus sombres.

Une fois encore, le studio suédois a mis l’accent sur ses personnages. On découvre ainsi que Blazko n’est pas qu’une simple machine à tuer du nazi, mais qu’il possède un petit coeur qui bat (plus pour longtemps si on l’écoute) et surtout, des sentiments. On en apprend plus sur son enfance difficile, ainsi que sa relation avec Anya, infirmière polonaise rencontrée dans The New Order.

Mais c’est surtout à travers ses relations avec les personnages secondaires que B.J. se dévoile. MachineGames déploie une nouvelle fois une palette de PNJ haut en couleurs. On retrouve des têtes connues telles que Max Hass, Carolin, Bombate. On s’attache aux nouveaux venus, à l’instar de Grace, leader de la résistance afro-américaine ou Super Spech, avocat complotiste persuadé de l’existence des aliens. On rigole avec eux, on est attristé quand certains disparaissent. Bref on prend plaisir à dialoguer avec cette bande de résistants.

Cependant, la narration est loin d’être parfaite et flirte parfois avec les pires séries Z, que ce soit avec des répliques ultra-convenues ou des séquences entières. Le véritable problème survient finalement sur la construction narrative qui est trop proche de celle du précédent opus. Les rebondissements surviennent parfois au même moment dans l’histoire, sans parler du final qui partage trop de similitudes avec celui de The New Order.

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Impressions: Wolfenstein II: The New Colossus: Second tour dans le troisième Reich pour B.J.

Trois ans après la sortie de Wolfenstein: The New Order, William J. Blazkowicz doit reprendre du service, et libérer les États-Unis du joug nazi. Annoncé en grande pompe lors de l’E3 dernier, Wolfenstein II: The New Colossus doit reprendre le flambeau là où The New Order l’a laissé. Pour faire mieux ?

Cinq mois après la fin de The New Order, William J. Blazkowicz n’est plus que l’ombre de lui-même. Elle est loin l’époque où notre héros défaisait le général Wilhem Strasse et son mécha, après avoir massacré du nazi à travers l’Europe, et même sur la Lune. Du héros américain de la résistance, il ne reste qu’un homme dans le coma, au corps martyrisé, et forcé d’utiliser une poche en plastique pour se soulager.

Mais sa convalescence est de courte durée puisque le sous-marin dans lequel il voyage est découvert et attaqué par les troupes de Frau Engel (général nazi aperçue dans le précédent volet). Il est donc temps de reprendre du service, mais voilà, vous êtes dans l’incapacité de bouger. Pour vous frayer un chemin à travers la horde fasciste, une seule solution: utiliser cette foutue chaise roulante qui trône dans un coin de la pièce.

La mort en scheiss roulante

Vous allez vite vous rendre compte (dans une moindre mesure) que la vie des personnes contraintes d’user de ce type de fauteuil n’est en rien facile – qui plus est quand une brochette de nazis veut vous faire la peau. Cette première mission est intéressante, car elle propose d’aborder le niveau d’une manière inhabituelle. Les escaliers sont inaccessibles, tout comme certains couloirs et quelques portes. Qui plus est, les déplacements en fauteuil sont plus lents. Pour progresser, le joueur doit dénicher des chemins détournés (qui restent néanmoins en évidence).

Autre contrainte, l’armement. B.J. ne peut embarquer qu’un petit pistolet mitrailleur, ce qui rend les affrontements plus compliqués. Une impression de galère qui est renforcée par une santé particulièrement basse. Heureusement, vous avez la possibilité d’utiliser votre environnement, sous la forme de pièges magnétiques, pour vous débarrasser des soldats nazis.

I did nazi that coming

Avec cette mission introductive (qui fait aussi office de tutoriel), on sent que MachineGames cherche à casser la répétitivité des longs couloirs propres aux FPS, et plus particulièrement à la saga Wolfenstein.

« Ce niveau en chaise roulante est un pari », nous confie Lubna Cecillon, productrice sur Wolfenstein II: The New Colossus. « Si nous étions sceptiques au début, concevoir ce niveau s’est révélé être très fun. Adopter ce type de gameplay permet de faire ressentir au joueur à quel point B.J. est brisé »

En espérant que MachineGames ait multiplié ce genre de trouvailles pour sortir des sentiers battus.

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