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Catégorie : Tests et Impressions

Test du OnePlus 5 : abordable, puissant et désormais photophone

OnePlus, c’est la compagnie qui vous propose des “Flagship Killer”, soit des smartphones haut de gamme avec un prix contenu. Voici donc le nouveau OnePlus 5 qui succède ainsi au OnePlus 3T et qui aura la lourde charge d’aller concurrencer tous les smartphones haut de gamme du marché.

Comme à chaque nouveau smartphone de la marque, le OnePlus 5 nous promet un smartphone haut de gamme sans aucun compromis. Et comme pour chaque test, après une petite dizaine de jours avec, on peut d’ores et déjà vous dire que ce OnePlus 5 tient ses promesses.

Les Caractéristiques et le packaging

Voici la fiche technique du OnePlus 5 :

Nom OnePlus 5
Taille de l’écran 5,5 pouces
Définition de l’écran 1920 × 1080 pixels (401 ppi)
Type d’écran – AMOLED
– Supports des espaces SRGB et DCI-P3
SoC Snapdragon 835
GPU Adreno 540
Mémoire vive 6 ou 8 Go selon les versions
Mémoire interne 64 ou 128 Go selon les versions (UFS 2.1 2-LANE)
Port micro-SD Non
Batterie – 3300 mAh
– Rechargement rapide Dash Charge
Appareil photo dorsal – Appareil photo principal avec un capteur rétro-éclairé Sony IMX398 de 16 Mégapixels
– Flash Dual-LED et Autofocus à Détection de Phase
– Objectif grand angle avec une ouverture à F/1,7
– Second appareil photo avec un capteur rétro-éclairé Sony IMX350 de 20 Mégapixels
– Objectif téléphoto x2 avec une ouverture de F/2,6
– Stabilisation électronique (EIS)
– Technologie Dynamic De-Noise, HD Mode, Auto HDR
– Enregistrement de vidéos en Full HD 1080p, HDR et Ultra HD 2160p
Appareil photo frontal – Caméra visio avec un capteur rétro-éclairé Sony IMX371 de 16 Mégapixels
– Objectif visio grand angle avec une ouverture de F/2,0
– Stabilisation électronique (EIS)
– Enregistrement de vidéo frontale en 1080p/30
Version d’Android – Android 7.1.1 Nougat
– Surcouche OxygenOS
Dimensions 154,2 × 74,1 × 7,25 mm
Poids 153 grammes
Capteur d’empreinte digitales Oui, sous l’écran
Carte SIM 2 × nano-SIM
Capteur d’empreintes digitales Oui (sur la barre espace du clavier)
Connectique – WiFi a/b/g/n/ac (2.4GHz et 5GHz)
– Bluetooth 5.0 LE, A-GPS+GLONASS, DNLA, Miracast (WiFi Direct)
– NFC
– Port USB 2.0 Type-C
– Baromètre, Gyroscope, Accéléromètre
– Capteur de proximité et de luminosité
– Podomètre
Port jack Oui
Etanchété Non
Coloris Midnight Black (Noir) ou Slate Gray (Gris)
Prix 499 euros (6 Go / 64 Go)
599 euros (8 Go / 128 Go)

Avant de continuer, je tiens à préciser que nous avons reçu un exemplaire de test dans un package complet avec le smartphone bien évidemment, mais aussi quelques étuis des plus pratiques. Concernant le packaging du smartphone, on retrouve une boîte blanche et rouge assez classique en soi. Et sans surprise, on y retrouve le câble plat USB Type-C vers USB Type-A, un chargeur USB et des petits livrets pour une première prise en main.

Parce que OnePlus a dû faire des concessions, voici ce qu’on a noté et qui pourrait justifier son prix par rapport à la concurrence Premium. On notera donc que le OnePlus 5 ne vous propose un écran qu’avec une définition Full HD alors que la concurrence propose du Quad HD voire du 4K. Dans la vie de tous les jours, cela ne m’a pas plus gêné que cela. Le OnePlus 5 n’est malheureusement pas étanche à l’eau. Il n’est que USB 2.0 alors qu’on aurait aimé qu’il soit USB 3.0. Il n’a pas de port MicroSD, mais sa mémoire interne est de 64 Go ou 128 Go. Si vraiment vous vous sentez à l’étroit, les clés USB 2-en-1 Type-C sont facilement trouvables dans le commerce donc n’hésitez pas. Il n’est que 4G LTE Cat.12 alors que les smartphones Premium sont maintenant en 4G LTE Cat.16. Dans les faits, ça ne change rien puisque les réseaux ne sont pas encore prêts.

Pour son prix, comptez officiellement 499 euros hors abonnement pour la version de 64 Go et 559 euros pour la version 128 Go.

Test : Sony Xperia XZ Premium ou le smartphone miroir

Annoncé lors du MWC 2017 à Barcelone en février dernier, c’est en ce 9 juin 2017 que le nouveau Xperia XZ Premium est finalement disponible. Sony Mobile a sciemment esquivé le wagon des sorties des concurrents (Samsung Galaxy S8, LG G6) et profitera ainsi de l’été.

Le Xperia XZ Premium est donc le nouveau smartphone haut de gamme du constructeur japonais. Et s’il reprend l’ADN du Xperia XZ, il apporte des nouveautés non négligeables comme un nouveau bloc photo et surtout un écran 4K HDR.

Dernier arrivé, le Xperia XZ Premium aura fort à faire face la concurrence des marques déjà installées comme Samsung, LG, Apple ou encore Huawei et HTC mais devra faire face en plus à l’arrivée prochaine des fameux smartphones haut de gamme au prix contenu des OnePlus ou Honor. Oui, le marché est toujours aussi difficile. Voyons comment s’en sort Sony Mobile avec ce Xperia XZ Premium.

Les Caractéristiques et le Packaging

Pour rappel sur les caractéristiques, le Sony Xperia XZ Premium vous propose :

Nom Sony Xperia XZ Premium
Taille de l’écran 5,5 pouces
Définition de l’écran 3840 × 2160 pixels (800 ppi)
Type d’écran IPS LCD (Technologie Triluminos et X-Reality)
SoC Snapdragon 835
GPU Adreno 540
Mémoire vive 4 Go
Mémoire interne 64 Go
Port micro-SD Oui, jusqu’à 256 Go
Batterie 3230 mAh
Appareil photo dorsal – capteur Exmor RS de 19 Mégapixels
– F/2.0
– Autofocus Laser + Autofocus Hybride
– Capteur RGB-IR
– Flash LED à impulsions et Autofocus Hybride
Appareil photo frontal capteur ExmorRS de 13 Mégapixels au format 1/3,06″
Version d’Android Android 7.1 Nougat (Surcouche Sony Mobile Xperia)
Dimensions 156 × 77 × 7,9 mm
Poids 191 grammes
Audio – Support de la HiRes Audio
– Technologie ClearAudio+, DSEE HX, S-Force Front Surround
Carte SIM 1 × nano-SIM
Capteur d’empreintes digitales Oui (sur la touche power)
Connectique – WiFi a/b/g/n/ac (2.4GHz et 5GHz)
– Bluetooth 5.0 LE, A-GPS+GLONASS, DNLA, Miracast (WiFi Direct), Google Cast
– NFC, PS4 Remote Play
– Port USB Type-C
– NFC
Port jack Oui
Etanchété Oui (IP 65/68)
Coloris Noir abyssal, Chrome lumineux
Prix 799 euros

Comme c’est souvent le cas ces derniers temps et avant de continuer, je tiens à vous signaler que nous n’avons pas eu la version définitive du téléphone. Si l’appareil est bien dans sa version finale mais il ne dispose pas du packaging entièrement finalisé. Aussi, on l’a reçu dans ce qui semble être la boîte finale mais sans la notice pour une première utilisation et d’éventuels écouteurs. Par contre, on avait le câble de recharge USB et le chargeur.

Dans les détails notables, le Xperia XZ Premium qui n’a pas adopté la technologie Adoptable Storage de Google. L’Adoptable Storage permet de fusionner la mémoire interne du smartphone avec une carte-mémoire. L’avantage, c’est que cela vous permet d’avoir une seule et même mémoire interne et ce, de manière transparente pour l’utilisateur puisque c’est Android qui gèrera au mieux les deux espaces mémoires. L’inconvénient, c’est que si votre carte mémoire n’est pas du genre rapide, elle pourrait éventuellement ralentir votre smartphone. De plus, parce qu’elle serait formatée d’une certaine manière, il sera impossible de l’utiliser normalement dans un autre appareil sans devoir la formater préalablement.

Disponible en chrome lumineux ou en noir abyssal, comptez 799 euros hors abonnement à partir d’aujourd’hui. Si vous l’aviez pré-commandé, vous le recevrez avec un casque Bluetooth Sony.

Test : HTC U11, le smartphone qu’on presse

Cette année, HTC fait tout en décalé. Ainsi, c’est durant le CES 2017 à Las Vegas que la marque taïwanaise avait annoncé ses nouveaux U Ultra et U Play. Il n’y a pas eu d’annonce lors du MWC 2017 à Barcelone et c’est donc le 16 mai dernier que HTC a annoncé son nouveau flagship, le HTC U11.

Pourquoi le 16 mai 2017 ? Tout simplement parce que cela correspondait aux 20 ans de la marque. 20 ans déjà. À l’exception de Sony Mobile qui traîne un peu, le HTC U11 arrive après les autres mastodontes du secteur et va faire face à une concurrence féroce. Et pour se démarquer, HTC a présenté une nouvelle technologie, Squeeze, qui permet de « presser » le smartphone pour lancer des actions. Innovation ou gadget ? Réponse entre ces lignes

Les Caractéristiques

Voici la fiche technique du HTC U11 :

Nom HTC U11
Taille de l’écran 5,5 pouces
Définition de l’écran 1440 × 2560 pixels (534 ppi)
Type d’écran Super LCD5
SoC Snapdragon 835 (4 x 2,45 GHz Kryo + 4 x 1,9 GHz Kryo)
GPU Adreno 540
Mémoire vive 4 Go
Mémoire interne 64 Go
Port micro-SD Oui, jusqu’à 256 Go
Batterie 3000 mAh
Appareil photo dorsal – UltraPixel 12 mégapixels
– Photosites de 1,4 µm
– Objectif grand angle ouverture à F/1,7
– Stabilisation optique
– Flash Dual-LED
Appareil photo frontal 16 mégapixels (F/2.0)
Version d’Android Android 7.1.1 Nougat avec la surcouche Surcouche HTC Sense
Dimensions 153,9 ×75,9 × 7,9mm
Poids 169 grammes
Carte SIM 1 × nano-SIM
Capteur d’empreintes digitales Oui (en façade)
Connectique – 1 × port micro USB Type-C 3.1
– WiFi a/b/g/n/ac (2.4GHz et 5GHz)
– Bluetooth 4.2 LE
– NFC
Port jack Non
Etanchété Oui (IP 68)
Coloris Bleu, Noir, Or, Rouge, Turquoise
Prix 759 euros

Petit détail à souligner : HTC a choisi le parti de proposer à l’utilisateur d’utiliser, ou non, la technologie Adoptable Storage de Google. Contrairement à d’autres constructeurs, on a au moins le choix et ce n’est pas plus mal. Personnellement, parce que je n’arrête pas de changer de terminal, j’ai préféré ne pas utiliser la technologie de Google.

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Côté packaging, la marque taïwanaise ne va pas révolutionner le genre. On retrouve sans surprise le câble USB-C vers USB-A, un chargeur USB, un adaptateur USB-C vers jack 3,5 mm (car, oui, le port jack a disparu), les écouteurs USB-C HTC USonic qui disposent de la réduction de bruit active ainsi que les notices d’utilisation pour une première prise en main. Rien de bien original donc si ce n’est les écouteurs qui s’en sortent vraiment bien, c’est tellement rare qu’il faut le signaler.

Pas d’opération de pré-commande avec un accessoire quelconque chez HTC, le U11 est disponible depuis le 1er juin au prix de 759 euros.

[Test] The Surge : Dark Souls au futur (pas si) simple

On a beau avoir dit et redit que la série Dark Souls avait créé un genre à elle toute seule, à bien y réfléchir elle n’a pas eu tant de clones que ça. Finalement, seul le petit studio allemand Deck 13 s’était risqué à créer une copie en 2015 avec le décevant Lords of the Fallen. Ces mêmes développeurs allemands reviennent aujourd’hui avec un nouveau Dark Souls-like : The Surge.

Dans l’enfer de la COGIP, personne ne vous entend bailler

Malheur à moi, je n’ai pas encore entamé le test de The Surge que j’ai déjà prononcé deux fois la-série-qui-a-inventé-le-genre mais dont il ne faut prononcer le nom. Ne soyons pas hypocrite : The Surge n’est ni plus ni moins qu’un Dark Souls situé dans un univers de science fiction. Les développeurs de Deck 13 ne s’en cachent d’ailleurs jamais. Dès les premières minutes, l’ambiance est posée. Dans la peau d’un héros doté d’un charisme de moule (Warren), le joueur doit traverser des niveaux parsemés d’ennemis vraiment balaises capables de le balayer en un ou deux coups. Les morts sont courantes, brutales et renvoient systématiquement le joueur à son camp de base avec son compteur de pièces détachées (l’équivalent des âmes de Dark Souls) à zéro. Le but du jeu est simple : venir à bout de chaque niveau, affronter un boss et comprendre pourquoi les scénaristes ont créé une histoire sur fond de transhumanisme aussi plate et convenue.

Techniquement, The Surge est très réussi. Mais ses décors ont peu d’intérêt.

Je suis un peu méchant envers le scénario, mais il faut bien admettre que ce n’est pas ce dernier qui tiendra le joueur en haleine. Pour reprendre la comparaison avec Dark Souls, ce dernier parvenait à tirer profit de ses environnements grandioses, de ses protagonistes mystérieux et des ennemis évocateurs pour créer une ambiance et raconter une (grande) histoire. Dans The Surge, on traverse des usines, des laboratoires et des couloirs d’entreprise, sans autre point de vue que des distributeurs de boissons automatiques, des voix robotisées et des chaînes de montages d’une terrible banalité. Le jeu a d’ailleurs beau être très réussi techniquement – graphiquement, le jeu est inattaquable – il n’a aucune âme. Qui, en sortant du boulot, a envie de contempler des usines délabrées et des couloirs aseptisés aussi réalistes que dans la vraie vie ?

La mode à coup de tranchoir

Ces quelques défauts ne viennent toutefois pas entâcher l’essentiel : le gameplay. Les combats sont de loin le principal intérêt de The Surge. S’ils se basent sur une sacro-sainte barre d’endurance qui limite le nombre de coups et d’esquives que le héros peut réaliser, Deck 13 y a introduit un système de visée des différentes parties du corps des ennemis. Une fois un ennemi locké, il est possible de le viser précisément et de repérer quels sont ses points renforcés par de l’armure (surlignés en jaune) et ceux qui sont plus faibles (surlignés en bleu). En concentrant ses attaques sur des points précis, il est ensuite possible de découper sa victime (avec un finish move très gore et jouissif) et de mettre la main sur une pièce d’armure ou une arme qu’il porte.

Prise en main du Dell XPS 13 2-in-1 : l’hybride séduisant

Pour beaucoup, dont moi, le Dell XPS 13 est sans doute un des meilleurs ultrabooks Windows sur le marché. Il dispose d’un bel écran aux bords relativement fins, des performances solides et une finition digne des meilleurs. Un véritable succès critique, qui a poussé Dell à annoncer son nouveau XPS 13 2-in-1.

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Pour faire simple, vous prenez un XPS 13 et vous lui ajoutez une charnière de manière à ce qu’il puisse être aussi bien utilisé en mode tablette qu’en mode tente ou mode laptop classique. La finition est la même et les performances toujours au rendez-vous. Les finitions et le design sont irréprochables, le fait d’avoir un écran aux bords si fins en mode tablette, est très agréable pour les contenus multimédias.

dell-xps13-2in1-live-09

Au niveau des caractéristiques techniques, on retrouve un écran de 13 pouces avec des bords de 5 mm et une définition de 3200 × 1800 pixels. Sous le capot se trouve un processeur Intel Core i5/i7 de 7e génération, jusqu’à 1To de disque SSD, jusqu’à 16 Go de RAM, le tout dans un poids de 1,2 kg et une promesse d’autonomie de 15h. Dell n’a pas encore communiqué sur les tarifs français mais assure que le prix de départ se situe sous la barre des 1000 dollars aux États-Unis. Chez nous, il faudra donc probablement s’attendre à une commercialisation aux alentours des 1200 euros.

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Test du Surface Book Performance Base : le luxe selon Microsoft

Disponible depuis le début de l’année dernière, le Surface Book a eu droit à une mise à jour technique il y a quelques semaines. C’est justement celle-ci que nous testons dans ces colonnes. Microsoft a très (très) légèrement revu le design de son PC deux-en-un et a surtout gonflé sa fiche technique. Exit la décevante carte graphique GeForce 940M de l’année dernière et place désormais à une GeForce 965M bien plus capable. Microsoft a également profité de cette mise à jour pour gonfler la capacité de sa batterie. Voici quelques éléments de sa fiche technique.

  Surface Book Performance Base
Ecran PixelSense 13,5 pouces
Définition de 3 000 × 2 000 pixels
Format d’image : 3:2
Tactile
Processeur Intel Core i7-6600U (6e génération)
RAM (max) 16 Go
GPU GeForce GTX 965M
OS Windows 10 Edition Professionnel
Mémoire (max) 1 To SSD
Batterie 62 Wh (base)
18 Wh (tablette)
Connectique 2 prise USB 3.0 (format standard)
Lecteur de carte SD
Prise jack
Mini DisplayPort
Prise d’alimentation Surface Connect
Lecteur d’empreintes digitales Non
Poids 1,647 kilogrammes pour l’ensemble tablette + clavier
Dimensions 312,3 × 232,1 × 13,0 – 22,8 mm
Prix De 2599 € à 3649 €

Sur le papier, le Surface Book est un ordinateur portable très solide. Il dispose – comme les Surface récentes – d’un écran au ratio 3:2 avec une définition un peu bâtarde (3000 x 2000), mais ô combien confortable à l’usage. Sa principale particularité, toutefois, tient à son design. Si le Surface Book ressemble beaucoup à un laptop classique, il s’agit en fait d’un deux-en-un : l’écran est détachable (et peut être utilisé comme une tablette) mais la carte graphique se trouve dans la base, juste en dessous du clavier. Lorsque les deux éléments sont attachés, le Surface Book dispose de performances suffisantes pour faire tourner des jeux ou faire du montage vidéo. À notre connaissance, c’est le seul PC portable à proposer une telle particularité.

Tout cela a toutefois un prix particulièrement élevé. Dans sa version de base, celle comprenant un SSD de 256 Go et 8 Go de RAM , le Surface Book est vendu 2599 euros. Dans sa version 1 To / 16 Go – celle que nous testons – le Surface Book coûte 3649 euros. Un tarif exorbitant.

[Test] Endless Space 2 [PC]

Il y a 5 ans, le studio français Amplitude naissait dans la galaxie PC telle une comète prodigieuse. Son coup d’éclat : Endless Space, et avec lui, la renaissance d’un genre que l’on croyait moribond : le 4X spatial. Grâce à son élégance graphique, son ergonomie exemplaire et son expertise stratégique, le jeu imposait une nouvelle vision, alternative à celle des jeux estampillés Sid Meier, pour mieux nous perdre dans les méandres de l’espace, avec le maigre espoir de mener une civilisation chétive vers le firmament stellaire.

Depuis, Amplitude a bien grandi, en taille (plus de 50 personnes y travaillent désormais à plein temps) comme en expérience. Après l’excellent Endless Legend (alternative terrestre et fantasy, sur le mode d’un Heroes of Might & Magic), le studio n’a plus le boulevard devant lui comme jadis. Depuis, de nouveaux prétendants sont arrivés comme Stellaris chez Paradox, Civilization Beyond Earth chez 2K ou encore le remake de Master of Orion chez Wargamming. C’est donc un euphémisme de dire qu’Endless Space 2 est attendu comme le loup blanc, pour une suite, qui se veut autant dans la continuité que l’extension d’un univers riche (car commun à tous les jeux d’Amplitude) et d’une philosophie de jeu.

Ce sont donc 8 civilisations qui s’offrent désormais à nous. La moitié est reprise du premier jeu, mais connaît un sacré dépoussiérage, tandis que l’autre est créée de toute pièce. Avec elles, Amplitude réussit le pari d’offrir un nouvel éventail large en approches de jeu. Là où les humains, réunis en Empire galactique, excellent dans la production de masse, la famille Lumeris (une Mafia à échelle galactique) fait fructifier son business en achetant et revendant des planètes comme une vulgaire marchandise, tandis que les Unfallen, des arbres géants magiques de type Ents, colonisent les systèmes solaires par contamination végétale. D’une variété remarquable, le jeu s’assure déjà une longévité extensible à des centaines d’heures de jeu, tant chaque gameplay réserve son lot de surprises et de handicaps à contrecarrer par une gestion finaude, ne serait-ce qu’au niveau du choix dans l’arbre technologique, très fournis en options de recherche.

Mais là où Amplitude fait fort, c’est dans son esthétique, totalement transcendée. Disposant de moyens plus confortables, le studio sublime la moindre particule de son univers au moyen de saynètes animées, d’illustrations faites à la main de toute beauté et de compositions symphoniques dignes des plus grands space operas. Si les combats sont toujours passifs et automatisés, le jeu laisse désormais la possibilité de se créer des tactiques en amont, mais aussi d’outils cinématiques pour les mettre en scène. Sans atteindre l’excellence, leur rendu a au moins le mérite d’afficher un sacré progrès depuis l’opus antérieur. Quant à l’aspect narratif, le jeu brille désormais d’un système de quêtes dynamiques, qui relancent un rythme de croisière avec de nouveaux enjeux, sans jamais gâcher le plaisir libertaire à construire sa civilisation selon ses goûts.

Développé main dans la main avec ses joueurs via sa propre plateforme communautaire (le Games2Gether), Endless Space 2 respire tellement la science du savoir-faire et de la finition pointilleuse qu’on aurait du mal à lui reprocher grand chose, si ce n’est pinailler sur de menus détails. Le studio fait même preuve d’une ouverture bienveillante envers les néophytes, au moyen de tutoriels omniprésents pour les guider à l’art du 4X.

Comme chaque fan d’Amplitude le sait, la sortie du jeu n’est que la première étape de sa performance. Avec le temps viendront les rééquilibrages, les ajouts de contenu (en espérant qu’ils soient gratuits comme autrefois, malgré le rachat du studio par Sega l’année dernière), et le modding alimenté par la communauté. Il reste fort à parier que le jeu, de par sa richesse et sa densité, connaisse une croissance à la hauteur de ses ambitions.

Endless Space 2, sur PC, disponible à partir du 19 mai 2017

Prise en main : Quand HTC presse son U11

Je ne sais pas pourquoi mais quand j’ai entendu pour la première fois U11 (à prononcer en anglais), j’ai tout de suite pensé à Winning Eleven, la version japonaise de PES ! Bref, à côté de cette petite anecdote, nous avons pu prendre en main le nouveau HTC U11. Si le HTC U Ultra nous avait laissé sur notre faim, le U11 s’annonce bien plus convaincant et complet.

La première chose qui m’a frappé en découvrant le nouveau HTC U11, c’est son format classique. En, effet, je pensais que tous les futurs smartphones haut de gamme allait forcément adopter un format 18:9 comme les Samsung Galaxy S8 ou LG G6. Que nenni, on restera avec un format 16:9 plus classique puisque le HTC U11 vous propose ainsi un écran Super LCD 5 de 5,5″ avec une définition Quad HD soit 2560×1440. Le HTC U11 vous propose sinon un processeur Qualcomm Snapdragon 835, la 4G LTE Cat.16, la technologie Squeeze (on vous en parle plus bas) et on retrouve des boutons sensitifs. Pour les caractéristiques techniques complètes, je vous redirige vers l’annonce ICI-même.

Quand vous découvrez le nouvel HTC U11 pour la première fois, on n’est pas choqué par le fait de retrouver un format classique 16:9, et ce, même si on a utilisé pendant quelques temps des smartphones au format 18:9. C’est peut-être une question d’habitude avant tout. En revanche, ce qui surprend, c’est la finition du produit. Elle est excellente et il faut reconnaître que la technologie Liquid Surface permet d’avoir un rendu unique. Ainsi, en fonction de l’angle, on est surpris par les teintes que prend le smartphone. C’était encore plus flagrant sur la version rouge qui ne sortira pas avant juillet. Comme n’importe quel smartphone de ce gabarit, le HTC U11 tient plutôt bien en main mais devra être utilisé à deux mains. Pour l’avoir essayé à une main, j’avais peur qu’il me glisse des mains mais finalement, sa surface adhère mieux que le métal des iPhone 7 par exemple. Pour le peu que j’ai pu essayé, l’écran semble être de très bonne qualité, similaire à ce que HTC nous avait habitué jusqu’à maintenant. De ce côté là, je ne me fais pas trop de soucis. Certains pourront peut-être un format trop classique par rapport à d’autres concurrents, mais maintenant, c’est avant tout une question d’usage et de goûts. Il faudra voir avec le temps.

Pour le bloc photo, pas de surprise dans la mesure où HTC a décidé de ne pas répondre aux sirènes des doubles capteurs. Si je comprends la démarche parce que ce n’est pas une obligation et qu’on utilise pas tout le temps le deuxième capteur, j’aime beaucoup les options que proposent le LG G6 avec l’ultra grand angle, le Huawei P10 avec le monochrome ou encore l’Apple iPhone 7 avec le zoom x2. A côté, on retrouve bien évidemment un capteur UltraPixel de 12 Mégapixels qu’on testera en temps voulu mais DXO semble être convaincu ! J’avoue avoir été agréablement surpris par le capteur rétro-éclairé de 16 Mégapixels en façade. On notera enfin une technologie dite Accoustic Focus qui vous permettra d’utiliser les micros pour vous situer dans l’espace et ainsi aider l’AutoFocus du HTC U11 pendant vos enregistrements vidéos. Je n’ai pas pu tester mais cela peut s’avérer utile si vous êtes du genre à utiliser votre smartphone comme d’un outil de Vlog par exemple. Et en parlant de micros, on notera la présence d’un nouveau micro à basse consommation qui vous permettra d’avoir le micro actif tout le temps. Pourquoi ? Tout simplement parce que Google Now et Alexa d’Amazon sont tous les deux supportés d’office par le U11. Il faudra juste attendre la version française (ou alors parler anglais).

Pour la surcouche Android, on retrouve bien évidemment HTC Sense avec quelques nouvelles fonctionnalités sur fond d’Android 7.1. Mais la grosse nouveauté concerne la technologie Squeeze. En gros, c’est une nouvelle interface utilisateur avec HTC Edge Sense, qui vous permettront de lancer des actions en pressant les bords latéraux, comme si vous « pressiez » un citron ou une orange. Des vibrations haptiques vous permettront de reconnaître l’action que vous venez de faire. On peut ainsi presser une ou deux fois le smartphone et définir l’action qui ira avec. Dans nos tests, avec une pression, on a pu lancer l’appareil photo en mode selfie avec la possibilité de prendre la photo de la même manière. J’avoue que les premières fois, j’y suis allé plutôt fort et je m’étais dit que ce n’était pas super intuitif mais tout de même super pratique. Avec quelques autres essais, j’ai réalisé qu’on n’était pas forcément obligé de presser trop fort. Dans les actions possibles, vous pourrez ainsi lancer n’importe quelle application, lancer des enregistrements vocaux, lancer les paramètres, prendre des captures d’écrans, etc. Parce que le HTC U11 est IP67, cette nouvelle fonction fonctionnera aussi bien avec de l’eau qu’avec des gants. Je vous rappelle l’arrivée en juillet prochain d’une application qui devrait vous permettre de définir des actions dans les applications mêmes.