Les Chroniques Techno SOSmonordi

Catégorie : Tests et Impressions

[Test] Narcosis – Au fond des eaux, pas déso [PC]

Pas facile d’être un jeu étudiant balancé dans le grand bain de la production de jeux vidéo. Pas facile de faire dans l’horreur sous-marine quand SOMA est déjà passé par là deux ans plus tôt. Pas facile de faire dans la réalité virtuelle quand une production bien plus grande, en l’occurrence Resident Evil 7, en est devenue l’ambassadrice officielle. C’est pourtant le pari assez ambitieux que s’est lancé le studio Honor Code, avec Narcosis, une aventure narrative et inquiétante se déroulant au fond de l’océan, démarrée comme projet étudiant à l’ENJMIN, il y a maintenant 6 ans.

Après un violent tremblement de terre qui a détruit l’intégralité des infrastructures de forage sous-marin dans lesquelles il travaillait, le personnage que l’on incarne se retrouve dans une situation critique. Cloisonné dans son lourd scaphandre et avec des réserves en oxygène limitées, le voici lancé dans une recherche un peu désespérée d’un moyen de remonter à la surface. Vivant de préférence.

Narcosis partage ainsi deux points communs avec ADR1FT, le premier étant les déplacements lents dans un environnement hostile (il s’agissait du vide spatial dans ADR1FT) et le second, l’impérieuse nécessité de trouver régulièrement de l’oxygène. Mais nous sommes bien dans un survival horror et les plus grands dangers ne sont pas forcément là où on le pense. En effet, il faudra ménager le petit cœur de votre personnage. S’il voit un cadavre, ou une hallucination, son rythme cardiaque va augmenter, ainsi que sa consommation en oxygène. Et alors quand c’est la grosse panique, ça peut aller vraiment très vite. Un cadavre dont on serait obligé d’observer trop longtemps le regard vitreux pour récupérer sa bouteille d’oxygène ou une carte de sécurité par exemple, ça peut être un dixième de votre bouteille qui s’évapore d’un seul coup.

Le jeu vous mettra d’ailleurs dans des situations parfois inextricables de stress liées à la fébrilité psychologique du protagoniste. Des situations où la disposition des pièces change dès que vous leur tournez le dos. Des séquences dans lesquelles des scaphandres fantomatiques semblent vous encercler dans un ascenseur dont la porte aurait disparu aussitôt entré à l’intérieur. Dans ces cas-là, dans la mesure du possible, il faudra regarder vos pieds, ou un mur, ou le plafond, bref, quelque chose qui vous permette de vous calmer et de ne pas manquer d’air deux minutes plus tard.

[Test] La 360 antichoc et résistante à l’eau avec la Nikon KeyMission 360

Un peu comme les actioncams à une époque, les caméras à 360 se multiplient depuis l’année dernière. C’était au CES 2016 que Nikon avait présenté pour la première fois sa KeyMission 360. Il aura fallu presqu’un an entre l’annonce et la disponibilité du produit en boutique. Aussi, la KeyMission 360 était attendu depuis un certain temps puisqu’elle fait partie des rares caméras 360 qui non seulement proposent la résistance à l’eau mais aussi aux chocs.

Pour ce qui est des caractéristiques, la Nikon KeyMission 360 offre un champ de vision de capture sur 360°, un étanchéité IPX8 jusqu’à 30m de profondeur, une résistance antichoc jusqu’à 2m de hauteur, des photos de 30 Mégapixels, des vidéos en 4K, la connexion Bluetooth 4.1 avec le support de la technologie SnapBridge 360/170, le WiFi b/g, le tout dans un poids de 198 grammes seulement. Comptez 499 euros.

[Test] Warhammer 40 000 : Dawn of War III [PC]

La vache ! Ça fait déjà huit ans que Relic a botté le derrière d’une majorité de développeurs avec son Dawn of War II. Huit ans que le studio canadien a fait table rase du passé pour nous convertir au Waaagh de ces abrutis d’Orks et nous faire oublier – au moins pendant quelques mois – Zergs et Protoss. Voilà, on est aujourd’hui en 2017. Relic voudrait-il nous refaire le coup de la révolution STR avec Dawn of War III ? Est-ce que ce Warhammer 40K lorgne vraiment du côté du MOBA comme certains mauvais augures se plaisent à le prédire ?

Inutile de faire languir plus longtemps ceux qui cherchent une réponse à cette seconde question : non, non et non. Dawn of War III est un STR pur jus et même s’il existe évidemment des points communs, Relic n’a pas cédé aux sirènes du MOBA. Ainsi, qu’il s’agisse des missions de la campagne solo ou des matchs escarmouches en multijoueur, la construction de bases est au rendez-vous. On prend le contrôle de certains points de ressources et on manipule de sympathiques quantités d’unités au travers d’un système de micro-management que ne renieraient pas les classiques du genre, Starcraft en tête de liste. Même le principe des unités d’élite n’en fait pas un MOBA dans la mesure où ces héros sont monnaie courante dans la majorité des STR un tant soit peu modernes.

C’est dit, Dawn of War III est un jeu de stratégie temps réel. Un STR basé sur le Warhammer 40K de Games Workshop et qui se focalise sur trois des principales factions de cet univers : Space Marines, Orks et Eldars. Vous êtes davantage Taus ou Nécrons ? Votre coeur penche pour les sympathiques Tyranides ? Circulez, il n’y a rien à voir et autant vous gâcher la surprise : les autres factions de Warhammer 40K ne sont évoquées ni dans la campagne solo ni en mode multijoueur. Ah, c’est sûr, c’est un peu dommage, mais la campagne solo souffre d’un défaut finalement plus gênant. Comme trop souvent sur les derniers grands STR, cette campagne n’est effectivement qu’un vaste didacticiel, même si sur les dernières missions, les choses se bougent un peu.

Seulement voilà, durant peut-être douze ou treize missions, nous alternons entre les factions : une mission Space Marine, une Ork, une Eldar et ça repart. Relic voulait raconter les événements en « simultané ». Problème, on peine à s’impliquer et, pour le dire plus crûment, on se fait même chier par moments ! Reconnaissons que le charisme de moule des Eldars – et dans une moindre mesure des Space Marines – fait que l’on a qu’une seule envie : retrouver fissa le grossier Gorgutz et son armée de décérébrés ! Waaagh qu’on vous dit ! Soyons magnanimes, la faction Ork est un vrai bonheur à jouer. Les unités sont cradingues, violentes à souhait et l’ambiance qui entoure leurs missions, bien barrée. N’ayez crainte, les saintes nitouches se consoleront avec les Eldars alors que les Space Marines sont entre les deux.

Test Honor 8 Pro : Enfin un iPhone sous Android !

Ce n’est pas un Honor 9 que la firme chinoise a présenté pour succéder à l’Honor 8, mais bien une version 8 Pro. Un nouveau modèle présenté il y a quelques mois dans l’Empire du Milieu sous l’appellation Honor V9 et qui dispose de toutes les cartes pour devenir un indispensable, surpassant, sur le papier, certains gros du marché et ce pour moins de 600 €.

Si l’on s’en tient uniquement à sa fiche technique, le Honor 8 Pro fait partie des meilleurs appareils du moment. Sans grandes surprises, le terminal d’Honor se montre excellent dans tous les domaines et apporte un petit plus par rapport à la concurrence : un double appareil photo hérité de l’excellent Huawei P9.

Avant de commencer, attardons-nous un peu sur la fiche technique du smartphone :

Nom Honor 8 Pro
Taille de l’écran 5,7 pouces
Définition de l’écran 2560 x 1440 pixels (515 ppi)
Type d’écran IPS LCD
SoC Kirin 960 (4×2,4 GHz Cortex-A73 & 4×1,8 GHz Cortex-A53)
GPU Mali-G71 MP8
Mémoire vive 6 Go
Mémoire interne 64 Go
Port micro-SD Oui, jusqu’à 256 Go
Batterie 4000 mAh
Appareil photo dorsal Double capteur 12 mégapixels f/2.2
Appareil photo frontal 8 mégapixels
Version d’Android Android 7.0 avec surcouche EMUI 5.1
Dimensions 157 × 77,50 × 6,97 mm
Poids 184 grammes
Carte SIM 2 × nano-SIM et micro SIM
Capteur d’empreintes digitales Oui (au dos)
Connectique 1 × port micro USB Type-C
Wifi 802.11ac/a/b/g/n/ac
Bluetooth 4.2
NFC
Coloris Bleu, Noir, Or
Prix 549 euros

Une belle fiche technique pour un smartphone qui embarque un excellent processeur (le Kirin 960 de Huawei) ainsi que 6 Go de RAM au maximum. Notons également, pour la première fois chez Honor, l’apparition d’un écran dit 2K du plus bel effet.

En théorie, l’Honor 8 Pro a toutes les cartes en main pour réussir. Sans trop de surprises, le smartphone est excellent à l’utilisation.

[Test] Mario Kart 8 Deluxe – Karts sur table [Switch]

Sorti initialement sur Wii U, Mario Kart 8 n’a pas du tout été servi par le parc installé de la console malgré une qualité exceptionnelle. C’est avec tous ses DLC, un mode bataille revu et corrigé et quelques petites retouches à la marge que cet épisode revient sur la console portable-pas portable de Nintendo. Faut-il craquer ? Et surtout, faut-il recraquer si on le possédait déjà sur Wii U ?

Karts sur table

Ne tournons pas autour du pot pendant cent sept ans : Mario Kart 8 Deluxe est la version la plus aboutie du meilleur Mario Kart de l’histoire. Le jeu relève d’une beauté graphique hallucinante quand on sait sur quelle console il a été développé. Il est techniquement stable, tourne en 60 FPS en toutes circonstances à un ou deux joueurs en écran splitté, puis à un suffisant 30 FPS à partir de trois joueurs. Il est généreux en circuits avec 48 circuits tous plus colorés les uns que les autres. Leur tracé est adapté aux nombreux véhicules sur la route et il y a très peu de circuits rebutants. Sa bande-son iconique pleine de cuivres donnerait la pêche à n’importe quel dépressif chronique et accompagne parfaitement l’action. L’équilibre trouvé entre le poids des objets et la conduite est proche de la perfection. C’est un jeu universel qui saura réunir n’importe qui, petit ou grand, expert ou débutant devant la télévision grâce à son mode local. Le mode online est très correct et propose un grand nombre d’options pour organiser des grands prix jusqu’à 12 concurrents.

Mario Kart 8 est un grand jeu et il arrive sur Switch. Si vous ne l’avez pas sur Wii U, c’est un must have de la nouvelle console de Nintendo. D’autant que sa caractéristique portative et nativement multijoueur permet sans peine de lancer au débotté une partie à deux joueurs, sans se poser la question de la disponibilité ou non de manettes, sans se demander si l’autre joueur a le jeu, sans se demander s’il y a un écran de télévision de disponible. Il suffit de lancer le jeu, enclencher la béquille, décrocher les deux Joy-con et vous serez prêts à vous affronter. Mario Kart 8 Deluxe est la cristallisation même de la principale promesse de la Switch, la possibilité de jouer partout, tout le temps, même à deux joueurs.

[Test] Wonder Boy : The Dragon’s Trap – Adopte un remake

La licence Wonder Boy est au centre de toutes les attentions ces derniers temps. Sur le devant de la scène on peut citer Monster Boy and the Cursed Kingdom, une suite spirituelle à la saga portée par le studio Game Atelier, et Wonder Boy : The Dragon’s Trap, un vrai remake de Wonder Boy III: The Dragon’s Trap, le jeu de Westone et Sega, sorti en 1989 sur Master System et Game Gear, géré lui par le studio Lizardcube. C’est ce dernier qui sort aujourd’hui sur Xbox One, PS4 et Switch et qui a attiré notre attention dans le cadre de ce test.

Alors que le héros (ou l’héroïne, c’est au choix) est sur le point d’occire le Mecha-dragon, un dragon robotique, ce dernier dans son dernier souffle lance un maléfice au protagoniste de notre histoire. Le voici transformé en Lizard-man, créature mi-humaine, mi-salamandre, incapable d’user de son équipement, mais avec la capacité de cracher des boules de feu, alors que le château dans lequel il se trouvait s’effondre. Sain et sauf, Lizard-man entame une quête parsemée d’embûche dans laquelle il cherchera à se débarrasser de sa condition. Pas de chance, pour redevenir humain, il devra passer par bien d’autres formes bestiales aux capacités diverses, en l’occurrence celles de Mouse-man, Piranha-man, Lion-man et Hawk-Man.

Nous sommes dans un jeu de plateforme-action avec des éléments légers de RPG et un espace de jeu pouvant rappeler un Metroid. Au moment de lancer une partie, le seul constat pouvant être fait est le suivant : le jeu parait sublime et la musique magnifique. La direction artistique de Wonder Boy : The Dragon’s Trap est tellement belle et travaillée qu’elle vous saute au visage. À partir des décors monotones et abstraits du jeu original, les équipes de Lizardcube ont créé de véritables petits univers aussi détaillés que dans une bande dessinée. Le choix d’un style se rapprochant plus du franco-belge que du japonisant est une riche idée et le jeu parvient à mêler un charme très fort avec une lisibilité sans faille. Grâce à un line art intelligemment géré, The Dragon’s Trap est limpide. On sépare mentalement avec une aisance rare les éléments avec lesquels on pourra interagir de ceux qui relèvent du décor uniquement.

Les animations ne sont pas en reste. Tout est fluide, détaillé et le moindre mouvement de chaque personnage est constitué du grand nombre d’images pour le plus grand confort des yeux. Gadget super chouette, il est possible d’une simple pression de gâchette de revenir instantanément au jeu original. L’occasion de contempler pleinement le travail incroyable qui a été fait. Il est également possible de passer de la bande-son originale, en 8-bit, à la version acoustique à base de violons, de contrebasses, de flûtiaux et autres instruments virevoltants.

Test des Samsung Galaxy S8 et Galaxy S8+ : Toujours plus près des étoiles

Après une absence remarquée lors du MWC 2017, les nouveaux Samsung Galaxy S8 et Galaxy S8+ sont enfin là. Présenté à New York le 29 mars 2017, c’est ce 28 avril 2017 qu’ils seront disponibles dans le commerce.

La principale nouveauté de ces Galaxy S8/S8+ c’est bien entendu l’écran, tout en longueur, quasiment au format cinéma. On retrouve bien évidemment les écrans incurvés et chez Samsung, qui marquent la fin des écrans plats pour les smartphones haut de gamme. Mais la firme coréenne a poussé le vice encore plus loin puisque les bords d’écran sur les côtés sont quasiment inexistants. On parle ainsi d’Infinity Display. Après le Galaxy Note 7 (RIP), Samsung n’avait plus droit à l’erreur et les Galaxy S8 et S8+ sont là pour redorer l’image de marque du constructeur coréen. Avec ce nouveau format, Samsung compte bien imposer ses nouveaux Galaxy S comme la nouvelle crème des smartphones Android. Pari réussi ?

Les Caractéristiques

Voici les caractéristiques des deux téléphones :

Nom Samsung Galaxy S8 Samsung Galaxy S8 +
Taille de l’écran 5,8 pouces, Super Amoled 6,2 pouces, Super Amoled
Définition de l’écran Quad HD+ (2960 × 1440) Quad HD+ (2960 × 1440)
Résolution 571 ppp 529 ppp
SoC – Exynos 8895
– 8 coeurs
– Gravure en 10nm
– GPU Mali G-71 MP20
– Exynos 8895
– 8 coeurs
– Gravure en 10nm
– GPU Mali G-71 MP20
Logiciel – Android 7.0 Nougat
– Surcouche Samsung Experience
– Android 7.0 Nougat
– Surcouche Samsung Experience
Mémoire vive 4 Go 4 Go
Mémoire interne 64 Go 64 Go
Port Micro-SD Oui (jusqu’à 200 Go) Oui (jusqu’à 200 Go)
Batterie 3000 mAh
Charge rapide
3500 mAh
Charge rapide
Appareil photo dorsal – 12 Mégapixels
– Photosites de 1,4µm
– Flash LED et Autofocus Dual Pixel
– Objectif grand angle de 26mm (F/1,7)
– Enregistrement de vidéos en Full HD 1080p, HDR et Ultra HD 2160p
– 12 Mégapixels
– Photosites de 1,4µm
– Flash LED et Autofocus Dual Pixel
– Objectif grand angle de 26mm (F/1,7)
– Enregistrement de vidéos en Full HD 1080p, HDR et Ultra HD 2160p
Stabilisation optique Oui Oui
Appareil photo frontal 8 MP (F/1.9) 8 MP (F/1.9)
Dimensions 148,9 x 68,1 x 8 mm 159,5 × 73,4 × 8,1mm
Poids 155 grammes 173 grammes
Carte SIM 1 × nano-SIM 1 × nano-SIM
Capteur d’empreintes digitales Oui (au dos) Oui (au dos)
Capteur d’Iris Oui Oui
Connectique 1 × port USB Type-C
NFC
Wifi 802.11ac/a/b/g/n
Bluetooth 5.0
1 × port USB Type-C
NFC
Wifi 802.11ac/a/b/g/n
Bluetooth 5.0
Prise jack Oui Oui
Etanchéité à l’eau Oui (IP 68) Oui (IP 68)
Connectivité 4G de catégorie 16 4G de catégorie 16
Coloris Noir Carbone, Orchidée, Argent Polaire Noir Carbone, Orchidée, Argent Polaire
Prix 809 euros 909 euros

Si on regarde de plus près, le Galaxy S8/S8+ reste assez proche des précédents Galaxy S7/Note 7 en terme de caractéristiques techniques. Mais, vous le verrez plus loin, il y a eu encore un bond impressionnant en termes de finition. Les différences se situent au niveau du design, quoique bien inspiré du Galaxy Note 7, et bien évidemment au niveau de l’écran avec son format 18,5:9 qui change radicalement la prise en main. On notera également le passage au dos du capteur d’empreintes, l’apparition d’un capteur d’iris issu du Galaxy Note 7 et la reconnaissance faciale qui ne sécurise pas grand-chose. Comme pour les Samsung Galaxy S7 et Note7, Samsung a pris le parti de ne pas supporter la technologie Adoptable Storage de Google. On pourra toutefois installer des applications sur la carte mémoire en les ayant, au préalable, installées sur la mémoire principale.

Côté packaging, la marque coréenne n’a pas révolutionné le genre. On retrouve ainsi la boîte en carton rectangulaire et sans surprise, avec le câble USB-C vers USB-A, un chargeur USB, des écouteurs/kits mains-libres intra-auriculaires AKG d’une valeur de 99 euros, ainsi que les notices d’utilisation pour une première prise en main. Rien de bien original donc si ce n’est les écouteurs qui s’en sortent vraiment bien, c’est tellement rare de base qu’il faut le signaler.

Les personnes qui l’ont précommandé le recevront dès ce 20 mars même. Pour les autres, la sortie officielle est prévue pour le 28 mars prochain au prix de 809 euros hors abonnement pour le Galaxy S8 et 909 euros pour le Galaxy S8+. En revanche, cette année, pas de cadeau pour les pré-commandes comme le Gear VR les années d’avant.

[Test] Persona 5 – La cabale masquée [PS4, PS3]

Très au fait de la jeunesse japonaise, la série Persona a toujours aimé mettre des étudiants face à des démons, qu’ils soient indépendants ou les leurs. Dans tous les cas, que Jung y soit mêlé ou non, il est question ici de RPG japonais pop et velu dont Persona 5 est le dernier représentant. Et autant dire qu’il met à la concurrence une sacrée pression psychologique.

Huit ans ont passé depuis la sortie Persona 4. À l’époque, sur une PS2 dont la flamme se ravivait régulièrement malgré une fin de vie effective, les questionnements étaient différents. Toujours dans son rôle de loupe scrutant une jeunesse japonaise en perte de repères, le jeu d’Atlus se voulait doux et nostalgique. Malgré les meurtres et la confrontation parfois destructrice de sa propre personnalité, l’air ambiant était teinté d’une certaine insouciance mêlée de tristesse. Un univers adolescent où le futur était un abandon et où la révolte restait en sous-texte, peut-être rêvée, rarement affichée. En 2017, Persona 5 se place dans une société japonaise où les envies prennent un autre chemin. L’ado se construit par opposition. Guerre ouverte contre la logique du travail éreintant, désir de briller par la célébrité artificielle et rapide plus que par une longue construction d’une carrière, l’étudiant de Persona 5 est un révolutionnaire qui bouillonne, en opposition totale à l’ancien monde restrictif des adultes.

Mais avant d’éclater ses barrières et de révéler en quoi ce monde du faux-semblant mérite d’être retourné, il doit d’abord se départir de son masque rassurant, celui qui le fait exister au yeux de la société comme elle veut qu’il soit. Au milieu des hommes d’affaire, des salarymen, des cadres littéralement sans visage, il doit plonger au plus profond des dérives de son environnement pour y balancer de la couleur et les faire ressortir dans leur nudité crue, celle d’un dysfonctionnement massif. Une parole qui ne se limite pas à la sphére japonaise, devenant au fur et à mesure une vision juste et souvent cruelle d’un modèle général de société riche qui est un immense masque en soi. Un cri qui suit les alarmes d’une mouvance créative actuelle (Black Mirror, Mr Robot, etc.) qui utilise la dystopie comme révélateur. Même si ici le fantastique est le prisme utilisé, s’intégrant avec intelligence dans le game design.