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Catégorie : Tests et Impressions

Prise en Main : Samsung Galaxy Note8, un retour tout feu tout flamme

Surfant sur la vague des écrans tout en longueur et incurvés, le nouveau Samsung Galaxy Note8 se présente comme une variante du Galaxy S8+. Ce nouveau Note8 aura la lourde de tâche de faire oublier le Note7, même si les Galaxy S8/S8+ s’en sont déjà un peu chargé depuis le mois de mars 2017. Et pour être tout à fait transparent avec vous, on est quand même super impressionné de voir à quel point l’affaire du Galaxy Note7 n’a finalement que très peu endommagé l’image de marque de Samsung.

Aussi, on a pu prendre en main le nouveau Galaxy Note8 du géant coréen. S’il n’y a pas de révolution, le retour de S Pen risque de donner envie à certains (voire beaucoup) de revenir sur la gamme des Galaxy Note, même s’il n’y a plus trop de différences en terme de taille d’écran entre un Galaxy S8+ et un Galaxy Note8. C’était déjà le cas avec le Galaxy S7 Edge et le Galaxy Note7 l’année dernière.

Je ne vais bien évidemment pas revenir sur les caractéristiques techniques que vous pouvez retrouver ICI sur l’annonce, mais pour rappel, le Galaxy Note8 propose un écran tout en longueur au format 18,5:9 de 6,3 pouces et avec une définition Quad HD+. La dalle est Super AMOLED et protégée par du Gorilla Glass 5 avec le support du Mobile HDR Premium. Il n’y a plus de boutons sensitifs en façade, on est passé aux boutons virtuels d’Android et on a un bouton d’Accueil invisible situé sous l’écran même, avec un capteur de pression. Le bloc photo reprend à peu de choses près celui des Galaxy S7 et S8 si ce n’est que le Galaxy Note8 est le premier smartphone Samsung à proposer un double capteur. Pas de noir et blanc comme chez Huawei ou un ultra grand-angle comme le LG G6 mais un zoom optique 2x avec stabilisation optique, une première pour un smartphone. En effet, si l’Apple iPhone 7 Plus, l’Asus Zenfone 3 Zoom ou le OnePlus 5 vous propose également un zoom optique 2x, aucun ne propose la stabilisation optique. À l’instar des Galaxy S8/S8+, le Galaxy Note8 est compatible 4G LTE de Cat.16. Et comme vous vous en doutez, version française sera équipée d’un SoC Exynos alors qu’aux États-Unis, on aura droit à du Qualcomm Snapdragon 835. Pour toutes les caractéristiques, c’est par ICI.

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Quand vous prenez en main le Galaxy Note8 pour la première fois, on ne peut s’empêcher de remarquer à quel point il reprend beaucoup des Galaxy S8 et Galaxy S8+. Malgré l’écran de 6,3″, on est toujours surpris par la compacité du smartphone. Si le design reste similaire, on remarquera que le Galaxy Note8 est un peu plus anguleux que le Galaxy S8+ au niveau des coins, sans doute pour maximiser la taille de l’écran. De même, j’ai eu l’impression d’avoir toujours un écran incurvé mais ce n’est pas autant prononcé que sur le Galaxy S8+, encore une fois, sans doute dans un souci de maximiser la surface d’utilisation pour le S Pen. Sinon, le Galaxy Note8 est agréable en main et il épouse la main et on apprécie toujours ce format 18,5:9 issu des Galaxy S8/S8+.

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S’il y a bien un domaine où le Galaxy Note8 se différencie des Galaxy S8/S8+, c’est au niveau de la photo puisqu’il propose un double capteur avec un téléphoto qui vous propose un zoom optique 2x. Si on regrette l’ouverture de F/2.4 (contre F/1.7 pour l’appareil photo principal), on apprécie grandement qu’il soit stabilisé au niveau optique. C’est une première puisque jusqu’à maintenant, ce n’était pas le cas sur les précédents smartphones avec un zoom. Je pense notamment aux iPhone 7 Plus, Zenfone 3 Zoom et OnePlus 5. C’était un des reproches qu’on avait fait aux Galaxy S8/S8+ à l’époque et Samsung vient de le régler. En terme de qualité photo, on n’a pas pu le tester encore mais il n’y a pas de raison que cela soit différent de l’excellente qualité des Galaxy S8/S8+. Avec le zoom, attendez-vous à du lourd. Et en parlant de zoom, Samsung propose maintenant également son mode portrait et vu la puissance de la bête, Samsung propose le réglage du niveau de flou (de la profondeur de champ) avant la prise de vue mais aussi après la prise de vue. Pratique.

Pour ce qui est de l’interface utilisateur, pas de grosses nouveautés par rapport aux Galaxy S8/S8+ si ce n’est qu’on peut maintenant l’affichage en duo d’applications. Il est possible, avec un seul raccourci, de lancer deux applications compatibles qui seront affichées en mode multi-fenêtres sur l’écran. Il faudra tester en conditions réelles mais cela me semble des plus pratiques, surtout avec un tel écran. Pour les performances, on ne sait pas encore en soi mais on devrait retrouver le niveau de performances que proposent les Galaxy S8/S8+. Et de ce que j’en ai vu, c’était forcément fluide. Concernant Bixby (qui a toujours son bouton dédié sur la tranche gauche), pas de français donc pas vraiment de Bixby pour nous autres français mais heureusement, Google Assistant est maintenant disponible ! DeX a été revu et Samsung y a intégré pas mal de remarques des utilisateurs pour plus de cohérences dans l’utilisation en mode Bureau. À voir.

Enfin, concernant le S Pen, il est toujours aussi diablement efficace. Pour avoir toujours été un grand utilisateur de la gamme Galaxy Note, j’ai très mal vécu le retrait du Galaxy Note7, surtout qu’en France, on n’avait pas eu droit au Galaxy Note5. Bref, si vous êtes, comme moi, un défenseur du S Pen, vous serez content de le retrouver. C’est super précis et il est possible de faire une multitude de choses. On retrouve ainsi le menu contextuel Air Command quand on sort le S Pen. Vous pouvez ainsi faire des captures d’écran, réaliser des GIF animés depuis n’importe quelles vidéos lues, traduire n’importe quel le phrase ou mot à la volée (jusqu’à 4 phrases maintenant), zoomer dans votre application et aussi avoir un aperçu des applications minimisées. On finit sur la possibilité de prendre des notes directement sur l’écran de verrouillage pour vous en servir comme de post-its temporaires. La différence avec le Note7, c’est que vous pourrez écrire jusqu’à 100 pages (c’était limité à une page sur le Note7)

En conclusion pour cette première prise en main, Samsung continue dans sa révolution grand écran 18,5:9. Si la différence entre les Galaxy S et les Galaxy Note ne sont plus autant marquées que par le passé, le Galaxy Note8 ne déçoit pas, surtout si vous cherchez un smartphone avec un stylet. Le Galaxy Note8 complètement parfaitement les Galaxy S8/S8+ dans l’offre haut de gamme du géant coréen. Il faudra juste patienter jusqu’au 15 septembre.

[Test] Sonic Mania : l’idole des fans

Voilà 20 ans que les fans du hérisson bleu sont touchés par le Sonic Cycle. Un cercle vicieux qui commence par l’annonce d’un nouveau jeu par Sega, qui continue avec l’engouement qui monte chez les fans, auquel succède l’inquiétude au fur et à mesure que les bandes-annonces sortent, et s’achèvent par la déception une fois que le jeu est disponible, tant ce dernier peine à convaincre les critiques et les aficionados.

Press Garden

Pour Sega, ce n’est pas faute d’avoir essayé de reconquérir le coeur des joueurs. Multiplications des aventures en 3D, en 2,5D, portage des premiers titres de la saga sur des plateformes récentes, rien n’y a fait. À chaque fois ou presque, les fans se sont sentis trahis. Depuis une vingtaine d’années donc, cette malédiction se reproduit sans cesse. Et pourtant, l’amour d’un fan est parvenu à le briser.

L’homme de la providence est Christian Whitehead. Ce développeur australien, déjà responsable du portage des trois premiers Sonic sur smartphones iOS et Android, s’est associé aux studios indés Headcannon et PagodaWest pour créer sa propre aventure du hérisson bleu, sous le regard bienveillant de Sega. L’objectif ? Redorer le blason d’une mascotte en perte de vitesse, pour ne pas dire à la traine, depuis la fin des années 90. le pari ? Réussi.

Gotta go back !

Expédions rapidement le scénario qui tient sur un post-it. Le Dr. Robotnik, accompagné d’une brochette de robot, a mis la main sur une émeraude du chaos et semble bien parti pour contrôler le monde. Sonic doit donc l’empêcher de semer le chaos. Voilà, intéressons-nous plutôt à la recette qui fait de Sonic Mania un superbe mille-feuille et non un vieux biscuit sec.

La formule repose sur deux ingrédients, le premier étant la nostalgie. Ainsi, les vétérans de la licence sont en terrain connu. En plus de la 2D 16-Bits propres aux premiers opus, et de l’action ultra rapide (voire illisible dans certains cas, mais on y reviendra), deux huit des douze de zones qui compose l’aventure sont des niveaux iconiques de la saga. Les fans de Sonic pourront une nouvelle fois parcourir les vertes prairies de Green Hill, les allées mécaniques de Chemical Plant ou les plateformes graisseuses de Oil Ocean.

Green Hill Zone

Qui plus est, le coeur des fans se réchauffera face à l’absence (heureuse) des shittyfriends. Pour l’aider dans sa quête, Sonic peut compter sur Tails et Knuckles, et c’est tout. Enfin, histoire d’arracher une ultime larme de joie aux aficionados, il existe une option pour afficher les striures des écrans cathodiques.

Et plutôt que de laisser son oeuvre se complaire dans la nostalgie, Christian Whitehead y a distillé une flopée de nouveautés. Avec Sonic Mania arrivent quatre niveaux inédits, tels que Studiopolis ou Press Garden. De leurs côtés, les zones « classiques » ont subi un lifting. Ainsi, de nouveaux chemins, obstacles et mécanismes de jeu ont fait leur apparition. Le niveau Chemical Plant en est le parfait exemple. Après un premier acte somme toute classique (oui, chaque zone, plus longue qu’à l’accoutumée, se divise en deux actes), la deuxième partie introduit des fluides rebondissants qui cassent le rythme en apportant un dynamisme supplémentaire. Et soyons franc, voir Sonic enchaîner les vrilles et les loopings à toute vitesse avant de bondir à travers la moitié du niveau à quelque chose de cool et relaxant.

Arrêtons nous un instant sur les boss. Si la plupart des affrontements diffèrent les uns des autres et se veulent originaux, allant de la course à l’attaque au corps à corps en passant par l’utilisation de véhicules, bon nombre d’entre eux souffrent d’un véritable problème de lisibilité. Il nous est arrivé de perdre bêtement de la vie, voir de mourir plusieurs fois d’affilées en cherchant le point faible d’un boss, qui est tout sauf évident.

Mirage Saloon

Test du Galaxy J5 2017 : un bond qualitatif en avant

Pendant longtemps, les gammes de smartphones de Samsung étaient incompréhensibles. Outre les Galaxy S et Note, facilement reconnaissables, les autres smartphones étaient perdus dans de multiples gammes où il était facile de s’y perdre. Ce n’est désormais plus le cas, puisque Samsung vend désormais trois familles de smartphones : les Galaxy S (haut de gamme), les Galaxy A (milieu de gamme) et les Galaxy J (anciennement entrée de gamme). Et c’est le représentant le plus emblématique de cette dernière gamme que nous allons tester aujourd’hui : le Galaxy J5.

Et si l’on indique « anciennement entrée de gamme », c’est parce que cette année, le Galaxy J5 n’a plus grand-chose d’un smartphone d’entrée de gamme. À commencer par son prix, de 279 euros. Un tarif plutôt élevé pour une gamme d’appareils historiquement vendus aux alentours de 200 euros et qui entre en concurrence directe avec les Galaxy A 2016, qui se trouvent aujourd’hui sous la barre de 300 euros. Voici sa fiche technique :

Nom Samsung Galaxy J5 2017
Taille de l’écran 5,2 pouces
Définition de l’écran 1280 x 720 pixels (282 ppp)
Type d’écran Super Amoled
SoC Exynos 7870
GPU Mali-T830 MP2
Mémoire vive 2 Go
Mémoire interne 16 Go (8 Go réellement exploitable)
Port micro-SD Oui, jusqu’à 256 Go
Batterie 3 000 mAh
Appareil photo dorsal 13 mégapixels
Flash simple LED
ouverture f/1.7
Appareil photo frontal 13 mégapixels
Version d’Android Android 7.0 avec surcouche Samsung Experience
Dimensions 146,2 x 71,3 x 8,0 mm
Poids 160 grammes
Carte SIM 1 × nano-SIM
Capteur d’empreintes digitales Oui, sur le bouton Home
Connectique 1 × port micro USB
802.11 a/b/g/n/ac 2.4+5GHz
Bluetooth 4.1
NFC Oui
Coloris Noir, Bleu, Or
Prix initial de vente 279 euros

Test : Google Home, ok, c’est votre assistant personnel

C’est aujourd’hui qu’est enfin disponible le Google Home en France. Pour ceux qui n’ont pas tout suivi, le Google Home est un assistant virtuel physique qui se présente sous la forme d’une petite enceinte connectée et intelligente. Disponible en ligne sur le Google Store, Fnac ou Darty, vous pourrez également le découvrir le 8 août prochain en boutique physique (Fnac et Darty pour l’instant), le tout au prix de 149 euros.

Mais que peut bien faire un assistant personnel tel que le Google Home ? Eh bien, vous pouvez avoir des réponses orales à vos questions existentielles comme un résumé de votre journée, les infos du matin, la météo, des infos pratiques comme les horaires de train, l’info-trafic, mais aussi avoir le contrôle, toujours à la voix, des objets connectés chez vous (comme les ampoules Philips Hue), de votre musique, de vos appareils Chromecast, etc.

Livré dans une boîte blanche tout ce qu’il y a de plus classique, on y trouve bien évidemment le Google Home, un adaptateur secteur et des notices pour une première utilisation et une première connexion. Rien de bien spécial donc. Parce que c’est un appareil qui doit être au centre de votre vie et plus particulièrement au centre d’une pièce à vivre, elle est plutôt discrète et agréable à l’œil. La base peut se changer et si le coloris blanc de base ne vous plait pas ou s’il ne correspond pas à votre décoration d’intérieur, vous pourrez toujours opter pour une base couleur cuivre.

La surface supérieure et tactile, elle, contient les LED pour vous permettre de voir quand le « OK Google » est à votre écoute ou non. Vous pourrez bien évidemment utiliser cette surface tactile pour contrôler le volume et la musique, même si ça se fait également à la voix. On trouve au dos un seul bouton physique qui permet de couper le micro. Vous n’êtes pas sans savoir qu’un assistant personnel vocal se doit d’avoir un micro fonctionnel et forcément tout le temps allumé. Si vous n’êtes donc pas rassurés d’avoir un micro allumé en permanence, vous pouvez toujours le couper physiquement. Mais bien évidemment, vous ne pourrez plus utiliser les fonctions de Google Assistant. Pour ceux qui n’ont pas peur d’avoir un micro allumé en permanence, sachez, d’après Google, que tout ce que vous dites sera stocké uniquement en local et c’est seulement quand vous direz « OK Google » ou « Dis Google » qu’il y aura un échange avec les serveurs de Google. Enfin, si vous voulez avoir un contrôle de ce qui est stocké par Google, vous pourrez toujours aller faire un tour sur votre page « My Activity » de Google, voir les échanges et autres recherches et éventuellement supprimer certaines données.

Au quotidien

Une fois déballée, la configuration est assez simple. En effet, il vous suffira de brancher votre Google Home à la place souhaitée chez vous, de lancer l’application Google Home (iOS ou Android) et de suivre les instructions après que le smartphone a détecté votre Google Home. De notre côté, ça a marché du premier coup et nous n’avons rien noté de particulier. La procédure est assez similaire à la configuration des appareils Chromecast par exemple. Suivra après une série de tutoriels qui vous permettront de pratiquer vos connaissances des « OK Google » et donc de faire vos premières demandes au Google Home. Le tout se fait bien évidemment en WiFi.

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Un rapide passage par l’application permettra d’activer quelques infos supplémentaires comme par exemple définir Spotify comme lecteur de musique par défaut, renommer les précédents Chromecast, déclarer les ampoules Philips Hue, etc. On passe ensuite à la longue phase d’apprentissage qui s’est avéré relativement rapide puisque j’ai vite compris ce qu’on pouvait vraiment demander. Mais ce qui m’a le plus surpris, c’était de voir à quel point tout me semblait naturel d’interagir avec un appareil vocal.

OK Google : Quelle est la météo d’aujourd’hui ?
OK Google : Comment s’annonce ma journée ?
OK Google : Lance de la musique douce
OK Google : Allume les lumières de la chambre
OK Google : Réveille-moi à 7h30
OK Google : Quelle est la circulation pour aller au travail ?
OK Google : Quel est l’âge de la Terre ?
etc.

Évidemment, tout n’est pas parfait et si Google Assistant ne reconnaît pas toujours mes commandes parce que la langue française regorge de subtilités linguistiques qu’on ne trouve pas forcément dans la langue de Shakespeare, il faut avouer que c’est très naturel et pratique. Cela ne fait, en vérité, que quelques jours que je l’utilise, mais j’imagine déjà le champ des possibilités ainsi que la courbe de progression que Google peut avoir sur ses serveurs. Et on voit déjà comment Google progresse avec la gestion des contextes des conversations, etc. Et quand on sait aussi ce que Google stocke sur nous (attention à la protection de la vie privée), on imagine bien le niveau de personnalisation que peut proposer dans un futur plus ou moins proche au niveau de son assistant personnel.

La maison et la musique

Pour l’instant, chaque Google Home ne peut être lié qu’à un unique compte Google. Mais depuis quelques semaines, aux États-Unis, chaque Google Home peut gérer plusieurs utilisateurs. On n’a pas pu le tester, forcément, mais on sait déjà qu’on n’aura pas à acheter un Google Home par personne dans un foyer. Dans tous les cas, le Google Home est lié à votre compte Google et il connaîtra donc tout ce que contient votre carnet d’adresses, votre agenda, votre prochain voyage, etc. Le hic, c’est que Google n’est pas non plus encore capable de gérer les calendriers partagés. Aussi, sur mon compte personnel par exemple, si j’ai bien accès à mon calendrier personnel, je n’ai pas accès à mes calendriers partagés et c’est bien dommage parce que je ne suis sans doute pas le seul à forcément avoir un compte personnel et un compte pro. Il n’y a plus qu’à attendre une mise à jour.

La reconnaissance vocale est très bonne, j’ai un peu forcé sur un accent plus asiatique et pourtant, tout ce que j’ai pu dire était bien reconnu ! Aussi, mes trois fonctions les plus utilisées depuis quelques jours sont la gestion des alarmes, une présentation de ma journée à venir et le lancement de la musique. En parlant de musique, c’est compatible aujourd’hui avec Google Play Music, TuneIn, Spotify et Deezer. Si vous devez choisir un service par défaut, vous pourrez toujours utiliser plusieurs services, il faudra juste le spécifier. Dans tous les cas, Google Assistant reconnait assez bien les noms des artistes, des albums et même des listes de lectures par thème que Spotify, par exemple, peut proposer. Mais en dehors de ce que je connaissais déjà dans ma bibliothèque musicale, j’ai été surpris de voir comment Google Assistant était capable de reconnaître des commandes plus vagues. Ainsi, j’ai eu droit à cela :

– Moi : OK Google, lance-moi une musique Chill
– Google Home : OK, voici la playlist Chill Track sur Spotify »

Une fois la musique lancée, vous pourrez augmenter ou baisser le volume à la voix. Il manque bien d’autres fonctions, mais ça devrait arriver ultérieurement. Pour ce qui est de la qualité d’écoute, on est au niveau d’une enceinte Bluetooth à 200 euros de milieu de gamme. C’est suffisant pour de la musique de fond, des podcasts ou de la radio, mais si vous voulez mieux, je ne peux que vous conseiller plutôt de brancher un appareil Chromecast sur vos enceintes parce que oui, vous pourrez lancer de la musique depuis votre Google Home directement sur n’importe quel appareil Chromecast. Pratique. Dans le même genre de fonction, j’ai pu lancer du contenu depuis Netflix sur un appareil Chromecast compatible dans le même genre de scénario que la musique.

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Dans les petites fonctions que j’avais un peu zappées, c’est l’intégration d’une fonction de post-it, très pratique. Ainsi, j’ai pu par exemple dire :

OK Google : Retiens que j’ai rangé mon passeport dans mon 3e tiroir

Et ça marche très bien puisque le lendemain, puisque Google m’a bien rappelé où j’avais rangé mon passeport.

Pour finir, je n’ai pas de thermostat Nest. En fait, j’en ai un mais comme je vis à Paris dans un immeuble, et bien, ça ne me sert pas à grand-chose. En revanche, j’ai bien des ampoules Philips Hue et très franchement, pouvoir allumer ou éteindre des ampoules à la voix, ça change la vie ! J’aurais aimé pouvoir tester d’autres objets connectés, mais pour l’instant, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. De même, j’aurais aimé que Google implémente des macros d’action. Typiquement, on peut faire en sorte pour l’instant de dire « OK Google, je me couche » pour éteindre les lumières, mais il est impossible de faire plusieurs actions. J’aurais aimé, par exemple, pouvoir dire « OK Google, je suis réveillé » et lancer de la musique et allumer les ampoules. Ce n’est pas encore possible. Il va falloir attendre l’arrivée de nouveaux partenaires si c’est pour cet usage que vous considérez le Google Home.

[Impressions] Mario + The Lapins Crétins Kingdom Battle : une nouvelle bonne raison de craquer pour une Switch ?

Après le magistral The Legend of Zelda : Breath of the Wild en mars et le convaincant Splatoon 2 en juillet, Mario + The Lapins Crétins Kingdom Battle devrait signer une nouvelle exclusivité de poids pour la console japonaise. Impressions détaillées après 3 heures passées sur le jeu, en solo ET en coopération.

Si les séries Assassin’s Creed, Far Cry ou encore Just Dance sont les premiers noms qui nous viennent à l’esprit quand on évoque Ubisoft ces dernières années, le développeur/éditeur francophone s’est également construit une petite réputation dans le créneau de la stratégie au tour par tour. En chapeautant les derniers opus de la série Heroes of Might and Magic, en imaginant le très beau Child of Light mais surtout en adaptant l’univers barré de South Park dans Le Bâton de Vérité (9/10 chez nous), le Français a manifesté un réel appétit pour le tour par tour. Surtout, il a su rendre accueillant un genre qui a longtemps rimé avec austérité.

On ne reviendra pas ici sur la genèse de ce Mario + The Lapins Crétins Kingdom Battle, ni sur le moment le plus cute de l’E3 qui a vu Yves Guillemot et Shigeru Miyamoto s’échanger une poignée de blaster sur scène, mais on peut rappeler/redire que l’association des deux univers est un très joli coup de com’ pour les deux acteurs. D’autant qu’après 3 heures de jeu, le mariage nous a paru réussi. On retrouve les personnages, les décors et les musiques de l’univers Mario, mâtinés de la présence des très stupides lapins, qui trouvent leur place à la fois du côté des gentils (à travers 4 personnages jouables) et de celui des méchants. Les lapins apportent de la légèreté à l’écran, sans que ce soit non plus – et tant mieux – un festival de gags. L’humour semble se cantonner aux cinématiques.

Voici ci-dessus un aperçu maison des premières minutes du jeu, dont un des premiers combats.

Comme un air de Xcom

En solo, comme dans un Mario classique, il va s’agir de progresser dans les niveaux qui sont autant d’univers récurrents dans la série. Le jeu alterne entre 1) phases d’exploration en temps réel, où l’on contrôle comme un seul homme sa troupe de 3 combattants (qui pourront être remplacés/changés hors combat), à la recherche de pièces et d’objets cachés et 2) phases de combats sur un terrain damé et balisé, ces dernières représentant le cœur du titre. Les objectifs sont ici variés : rejoindre une zone précise sur la zone de combat, tuer X lapins ennemis, escorter un VIP ou encore battre un boss.

À la sortie du titre, 8 personnages sont jouables. 7 l’étaient lors de notre session : Mario, Luigi, Princesse Peach et des lapins déguisés en Mario, Luigi, Princesse Peach et Yoshi. Ils ont chacun des points de mouvements, sont plus ou moins résistants, et surtout possèdent des capacités spéciales et des armes qui leur sont uniques. De nouvelles capacités spéciales seront débloquées au cours du jeu via un arbre de progression, alors que de nouvelles armes pourront être achetées via les pièces d’or qu’on ramassera tout au long des niveaux.

Des boss ponctueront les niveaux. Ici, un Lapin crétin chanteur d’opéra

Stratégique, tactique et plus complexe qu’il n’y paraît

Si les actions possibles dans les premiers tableaux sont maigres – se déplacer, se mettre à couvert derrière un muret, tirer avec son blaster, tacler un ennemi à portée ou sauter sur un allié pour gagner en mouvement– elles se multiplient rapidement. Buffer les alliés (résistance, dégâts, mouvements), repousser ou attirer les ennemis environnants (pratique pour les priver des protections du décor), se soigner, développer des doubles sauts ou s’équiper de boucliers divers et variés… la palette d’actions, soumises à des cooldown de 1 à 3 tours, devient rapidement copieuse. Cela permet aussi d’envisager des combinaisons de plus en plus complexes et potentiellement dévastatrices.

De même, le choix des armes devient plus important à mesure que l’on avance, chose salutaire en raison de la multiplication des ennemis spéciaux, qui disposent de patterns particuliers et de caractéristiques propres. Les blasters plus avancés, qu’on achètera entre les combats avec des pièces d’or, engendreront des coups critiques en forme d’effets secondaires : certains aveugleront leurs cibles qui ne pourront pas attaquer le tour suivant, d’autres les priveront de mouvements, d’autres encore les brûleront (ce qui les fera se déplacer aléatoirement et à toute vitesse sur la carte, changeant ainsi la situation). Les armes sont nombreuses et variées : blasters mais aussi armes de mêlée (souvent puissantes), piège explosif, lance-roquettes, etc.

Impressions : On a passé quelques jours avec la New Nintendo 2DS XL (car on n’était pas sûr la première fois)

Si cet article était un film à la Universal Pictures, vous auriez droit à une introduction du style : « Dans un monde magique, découvrez comment une console ordinaire s’est transformée en aventure extraordinaire ». Mais ce n’est pas le cas. À la place, on va vous expliquer comment Nintendo a su rattraper une erreur de la plus belle des manières.

Oui, c’est bien Pokémon Bleu

Au moment où vous lirez ces lignes, la New Nintendo 2DS XL sera disponible en magasin, et vous l’aurez peut-être même déjà acquise. Pour notre part, cela fait plusieurs jours que la console portable de Nintendo a atterri à la rédaction. Ce n’est pas la première fois que la New 2DS XL se retrouve entre nos mains, puisque feu Kocobe nous livrait ses impressions en mai dernier (on dit « feu » mais il n’est pas mort, il ne travaille simplement plus avec nous. L’homme à la loutre se porte très bien et vous pourrez bientôt écouter sa voix suave sur la webradio Les Croissants).

À l’époque, il concluait que la New 2DS XL était la console parfaite pour ceux qui n’avaient pas encore cédé au chant des sirènes de Nintendo. Mais voilà, notre estimé confrère n’a eu que quelques heures pour tester la console. La question est : en arrive-t-on à la même conclusion après plusieurs jours en compagnie de la New 2DS XL ?

La déesse des consoles portables

Avant de vous parler de la bête, revenons brièvement sur l’histoire de la Nintendo DS. Cela fait maintenant 12 ans que la console portable à double écran de Nintendo squatte nos poches de veste ou nos sacs. Bien qu’elle ait connu plusieurs déclinaisons, l’intégration d’un écran stéréoscopique fut le changement le plus significatif pour la gamme. Exit les DS classiques et autres DS Lite ou DSi, et bienvenue aux Nintendo 3DS. Mais voilà, si la 3D sans lunette a suscité un semblant d’intérêt au début, cette technologie trop contraignante – entre les maux de tête, la position fixe à conserver et l’absence de réel « Woah effect » – est rapidement tombée dans l’oubli. La grosse majorité des joueurs préfèrent simplement s’amuser avec la fonctionnalité désactivée.

Cela n’empêche pas Nintendo de persister et de sortir en 2012 la 3DS XL, avant une première prise de conscience un an plus tard avec l’arrivée de la Nintendo 2DS. Cette console portable, conçue en premier lieu pour les enfants, est la première de la gamme à se débarrasser de l’écran stéréoscopique. Le succès est là, notamment grâce à sa robustesse et son petit prix (129,99 euros à la sortie), mais Nintendo ne lâche pas pour autant l’affaire de la 3D et sort le duo New Nintendo 3DS et New Nintendo 3DS XL en 2015. Sauf que le constructeur japonais sait que la 3D ne constitue plus un argument de vente, et que si la 2DS est un carton, elle est trop cataloguée « enfant ». Du coup, Nintendo a réuni le meilleur de ses dernières consoles portables, a mélangé le tout, et paf ! Ça fait la New Nintendo 2DS XL.

Impressions: Wolfenstein II: The New Colossus: Second tour dans le troisième Reich pour B.J.

Trois ans après la sortie de Wolfenstein: The New Order, William J. Blazkowicz doit reprendre du service, et libérer les États-Unis du joug nazi. Annoncé en grande pompe lors de l’E3 dernier, Wolfenstein II: The New Colossus doit reprendre le flambeau là où The New Order l’a laissé. Pour faire mieux ?

Cinq mois après la fin de The New Order, William J. Blazkowicz n’est plus que l’ombre de lui-même. Elle est loin l’époque où notre héros défaisait le général Wilhem Strasse et son mécha, après avoir massacré du nazi à travers l’Europe, et même sur la Lune. Du héros américain de la résistance, il ne reste qu’un homme dans le coma, au corps martyrisé, et forcé d’utiliser une poche en plastique pour se soulager.

Mais sa convalescence est de courte durée puisque le sous-marin dans lequel il voyage est découvert et attaqué par les troupes de Frau Engel (général nazi aperçue dans le précédent volet). Il est donc temps de reprendre du service, mais voilà, vous êtes dans l’incapacité de bouger. Pour vous frayer un chemin à travers la horde fasciste, une seule solution: utiliser cette foutue chaise roulante qui trône dans un coin de la pièce.

La mort en scheiss roulante

Vous allez vite vous rendre compte (dans une moindre mesure) que la vie des personnes contraintes d’user de ce type de fauteuil n’est en rien facile – qui plus est quand une brochette de nazis veut vous faire la peau. Cette première mission est intéressante, car elle propose d’aborder le niveau d’une manière inhabituelle. Les escaliers sont inaccessibles, tout comme certains couloirs et quelques portes. Qui plus est, les déplacements en fauteuil sont plus lents. Pour progresser, le joueur doit dénicher des chemins détournés (qui restent néanmoins en évidence).

Autre contrainte, l’armement. B.J. ne peut embarquer qu’un petit pistolet mitrailleur, ce qui rend les affrontements plus compliqués. Une impression de galère qui est renforcée par une santé particulièrement basse. Heureusement, vous avez la possibilité d’utiliser votre environnement, sous la forme de pièges magnétiques, pour vous débarrasser des soldats nazis.

I did nazi that coming

Avec cette mission introductive (qui fait aussi office de tutoriel), on sent que MachineGames cherche à casser la répétitivité des longs couloirs propres aux FPS, et plus particulièrement à la saga Wolfenstein.

« Ce niveau en chaise roulante est un pari », nous confie Lubna Cecillon, productrice sur Wolfenstein II: The New Colossus. « Si nous étions sceptiques au début, concevoir ce niveau s’est révélé être très fun. Adopter ce type de gameplay permet de faire ressentir au joueur à quel point B.J. est brisé »

En espérant que MachineGames ait multiplié ce genre de trouvailles pour sortir des sentiers battus.