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[Test] Dishonored : Death of the Outsider

Moins d’un an après l’excellent Dishonored 2, Arkane décide de remettre le couvert via un nouvel épisode sous forme de stand alone : Death of the Outsider. Cette fois, exit Corvo et Emily, place à Billy Lurk. Cette dernière, que l’on a découvert dans le second épisode, n’est autre qu’une associée de Daud, l’assassin célèbre que l’on a pu incarner dans le DLC du premier opus : La lame de Dunwall. Si la recette du jeu est toujours la même, y’a-t-il assez de nouveautés et un contenu conséquent pour se laisser tenter par cette nouvelle expérience ? Réponse dans ces lignes.

Trois grands pouvoirs, beaucoup de responsabilités

Billy Lurk est un personnage majeur de Dishonored 2. Pourtant, même après en avoir terminé avec l’aventure principale, on continue de se poser des questions à son sujet. Qui est-elle vraiment ? Que recherche-t-elle ? Pourquoi ressent-elle ce besoin d’aider notre héros dans sa quête ? Autant d’interrogations qui ne trouveront que des bribes de réponse. Et c’est là que Death of the Outsider trouve son intérêt. On peut y incarner Billy certes, mais on découvre surtout un nouveau pan de l’histoire de la franchise Dishonored. On traverse le titre en en apprenant plus sur ce qu’est devenu Daud, en comprenant comment et pourquoi Billy est une femme si torturée et énigmatique mais surtout, quelles sont les origines de l’Outsider, personnage central de la saga. Et là où les équipes d’Arkane ont fait fort, c’est que ce stand-alone peut être joué aussi bien par les nouveaux venus que ceux qui ont terminé les opus précédents. Le scénario, aussi intéressant soit-il, se détache suffisamment de ses prédécesseurs, tout en faisant un lien avec l’histoire originale, pour impliquer l’ensemble des joueurs. Il peut même être considéré comme une bonne première étape pour ceux qui voudraient, par la suite, tenter de faire les deux épisodes principaux.

Du côté des mécaniques de gameplay, Death of the Outsider repense légèrement la formule de base pour lui insuffler un renouveau bienvenu. Exit les runes qui permettaient d’améliorer les pouvoirs ou d’en débloquer certains, vous ne pourrez faire « qu’avec » trois sorts.

Le premier, un grand classique de la franchise, vous permettra de vous téléporter. La seule différence notable avec les versions antérieures est que cette fois-ci vous aurez l’opportunité de voir un « clone » qui vous indiquera où vous atterrirez. Ce dernier peut aussi vous aider tactiquement en faisant interroger les personnes alentours sur votre présence. Le second nommé Semblance est lui bien plus novateur. Il permet tout simplement de voler le visage des ennemis et des civils afin de vous fondre plus aisément dans la masse. Véritable coup de génie du jeu, il approfondit sérieusement notre façon d’évoluer dans les niveaux et augmente considérablement les différentes approches que nous pourrions avoir pour parvenir à nos objectifs. Il sera par exemple parfois impossible de passer par une porte sans avoir préalablement volé le visage d’un personnage en particulier. Une vraie bonne idée.

Enfin, le dernier pouvoir a pour objectif de remplacer le « cœur » que l’on pouvait avoir dans les précédents opus. Transference, puisque c’est son nom, donne la possibilité de sortir de votre corps pour vous balader un peu partout aux alentours. Son intérêt est également majeur puisqu’au-delà de vous permettre de visualiser la présence des ennemis, il facilite la recherche des charmes d’os cachés. Ces derniers sont en effet au cœur du jeu et occupe une place importante dans la personnalisation des caractéristiques de Billy et la façon d’aborder le titre (plutôt action ou infiltration).

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Test : Le Nokia 8 est un excellent appareil, mais sans jamais surprendre

Nokia est de retour. Après de longues années d’absence, la marque finlandaise revient sur le marché grâce à HMD Global. Après un début timide avec des smartphones d’entrée et de milieu de gamme, Nokia revient en force avec un haut de gamme qui cherche à venir s’imposer dans le cercle des mastodontes du marché : le Nokia 8.

Un peu d’histoire avant de commencer

Nokia était un géant il n’y a pas si longtemps. Un mastodonte de la téléphonie qui est resté le plus gros vendeur de téléphones au monde pendant plus d’une décennie. Puis l’ère du smartphone est arrivée et petit à petit, Nokia a perdu de sa superbe. Travaillant dans un premier temps sur l’OS MeeGo, Nokia s’est associé avec Microsoft pour être l’étendard de Windows Phone. Android ne s’étant pas encore imposé face à un Apple ayant pris la concurrence par surprise, beaucoup d’espoirs étaient placés dans cette collaboration.

Les années passent et Windows Phone patine, jusqu’au jour où Microsoft absorbe la division mobile du finlandais après une longue crise, qui abandonne totalement les smartphones. La suite, on la connaît : Microsoft n’arrive pas à exploiter la marque et Windows Phone meurt dans l’indifférence générale.

Un retour attendu sur le marché des smartphones haut de gamme

Nokia revient donc aux affaires avec ce Nokia 8, premier appareil haut de gamme sous Android de HMD Global. Un retour réussi. Avec ce terminal, HMD a coché toutes les cases du manuel du parfait smartphone, sans pour autant parvenir à y ajouter sa patte. Le résultat est donc un excellent smartphone qui ne bousculera pas le marché, mais qui tient la dragée haute à la concurrence. Et pour une marque que l’on espérait plus voir revenir, cela tient du miracle.

Oui, Nokia avait déjà fait une percée avec des modèles entrée de gamme en début d’année et surtout une réédition (honteuse) du 3310. Mais le cas du Nokia 8 est différent, car la marque cherche à montrer que tout son savoir-faire n’a pas été perdu.

Avant de commencer ce test, penchons-nous sur la fiche technique de ce nouveau Nokia 8 :

Nom Nokia 8
Taille de l’écran 5,3 pouces
Définition de l’écran 2560 x 1440
Type d’écran IPS LCD 2,5D avec technologie Corning Gorilla Glass 5
SoC Qualcommm Snapdragon 835
Mémoire vive 4 Go
Mémoire interne 64 Go
Port micro-SD Oui, jusqu’à 256 Go
Batterie 3 090 mAh
Appareil photo dorsal Double APN de 13 mégapixels couleur et mono
Appareil photo frontal 13 mégapixels
Version d’Android Android 7.1.1 sans surcouche
Dimensions 151,5 x 73,7 x 7,9 mm
Poids 160 grammes
Capteur d’empreintes digitales Oui, sur le bouton Home
Connectique 1 × port USB Type-C
802.11 a/b/g/n/ac
Bluetooth 4.1
Port Jack 3,5 mm
NFC Oui
Prix initial de vente 599 euros

Une fiche technique qui laisse présager le meilleur quant à ce smartphone qui se dote du meilleur hardware du moment. Nokia ne cherche pas à révolutionner le marché avec un écran bordeless ou une nouvelle manière de concevoir un smartphone, mais bien d’apporter le meilleur à l’utilisateur en quête d’excellence.

La mission est réussie, Nokia livrant un produit proche de la perfection, en déficit de personnalité, toutefois.

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[Test] Mario + The Lapins Crétins: Kingdom Battle – Le tactical du bout des lièvres [Switch]

Le mariage semblait contre nature. Sacrilège même. Mario et les Lapins crétins réunis dans un seul et même jeu ? Cela paraissait trop farfelu pour pouvoir se concrétiser. Seulement, voilà. En cette fin d’été 2017, les plus folles rumeurs se sont révélées exactes et nous voici en train d’incarner le plombier légendaire de Nintendo accompagné des mascottes burlesques d’Ubisoft. Dans un tactical RPG par-dessus le marché !

Et pourtant, ce monstre de Frankenstein vidéoludique qui vient soutenir le rythme régulier des sorties de jeux sur la Switch de Nintendo s’en sort assez honorablement sur l’aspect ludique. Mais manque cruellement d’une structure générale.

Dans leur machine à laver à remonter dans le temps, les Lapins crétins déboulent dans la chambre d’une très jeune inventrice qui se trouve au demeurant être la plus grande fanatique de Nintendo des environs. Son invention phare ? Un casque de réalité virtuelle capable de fusionner n’importe quel couple d’objets. Vous l’aurez alors deviné, les figurines et autres posters Super Mario vont se retrouver dans la machine à laver avec le casque et PAF ! Ça nous fait un scénario facile. Cependant, on se demande si dans les faits, il ne s’agirait pas d’une parabole sur le développement de ce jeu. Sauf qu’ici, le casque aurait fusionné une copie de Super Mario 3D World avec The Lapins Crétins : Retour vers le passé et XCOM 2.

Concrètement, Mario (qui ne peut pas être retiré de l’équipe soit dit en passant) dirige son escouade composée de lui-même et de deux autres personnages. Les arènes sont découpées grâce à une grille tout ce qui a de plus classique et qui sert de référentiel de déplacement. Il y a également des éléments verticaux derrière lesquels les combattants peuvent se mettre à couvert.

Nous sommes au tour par tour et chaque personnage peut faire jusqu’à trois actions quand c’est à son équipe de jouer : se déplacer, attaquer et utiliser une capacité. Pour l’attaque, chaque personnage peut choisir jusqu’à deux armes et tenter de viser n’importe quel ennemi qui est à sa portée et dans son champ de vision. Selon la façon dont la cible s’est mise à l’abri, l’attaquant aura 0% de chance de toucher (ce qui peut malgré tout être utile, à force, pour détruire le bloc derrière lequel elle se cache), 50% de chance de toucher (c’est notamment le cas quand l’obstacle est de petite taille) ou 100% de chance s’il est complètement à découvert.

On est moins dans XCOM que dans KidsCOM

Vous l’aurez donc compris, on n’est pas dans de la statistique particulièrement complexe. Contrairement à un XCOM 2 où il est possible de rater des coups à bout portant indiquant 99% de chance de réussite ou bien de réussir un trickshot des enfers à 3% de probabilité de réussite, on connait assez précisément ce qu’il va se passer avant que ça arrive. C’est raté d’avance, une chance sur deux, ou garanti, point. Notons tout de même le système de coups critiques qui peuvent apporter un aspect aléatoire un peu plus prononcé. La plupart des armes possèdent un “super effet” ayant une probabilité spécifique de se lancer provoquant ainsi dégâts supplémentaires et une altération de statut. Elles vont du miel, qui crée une impossibilité de se déplacer à l’encre qui empêche un combattant d’utiliser la moindre attaque.

Chaque personnage à deux capacités à sa disposition. Il s’agit souvent de buffs divers et variés (défense, attaque, déplacements…), mais elles peuvent également constituer un moyen de tirer automatiquement sur les ennemis pendant leurs déplacements (l’équivalent de la “vigilance” dans XCOM 2) ou encore de soigner ses alliés. Les 8 personnages jouables – à savoir Mario, Luigi, Peach, Yoshi et leurs équivalents lapins crétins respectifs – se différencient d’ailleurs par leurs armes et leurs capacités. Ainsi, si Mario est polyvalent et à l’aise en première ligne, l’ami Luigi doté d’une barre de vie en papier mâché sera bien meilleur en retrait, notamment grâce à son indécente portée de tir. Au fil de l’aventure, l’équipe glanera des pièces pour améliorer son équipement et des orbes pour améliorer un arbre de compétence très sommaire, mais qui permettra de débloquer et d’améliorer toutes les capacités.

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[Test] Uncharted – The Lost Legacy : un adieu en apothéose pour la saga ?

Le 10 mai 2016 marquait la fin d’une ère. Nathan Drake, héros estampillé Sony, vivait ses dernières aventures dans un quatrième épisode attendu de longue haleine. Salué par les critiques du monde entier, le jeu, qui avait hérité d’un joli 8,5 chez nous, marquait donc la dernière marche d’une série de jeu vidéo qui a fait vendre de nombreuses PlayStation à travers la planète. Uncharted, puisque c’est nom, n’était plus. Et ce, jusqu’à ce qu’on nous annonce, il y a près d’un an, l’existence d’un chapitre supplémentaire sous forme de DLC payant.

Quinze mois plus tard, ce n’est pas un simple add-on qui arrive sur nos PS4, mais bien un stand-alone qui nous permet d’incarner une certaine Chloé Frazer, ancienne coéquipière de Nathan. Alors qu’on pouvait s’attendre à un « petit plus » bien mérité, c’est finalement une nouvelle aventure qui s’offre à nous, comme si Naughty Dog ne voulait pas abandonner l’un des bébés qui a fait sa renommée. Et alors, véritable nouveau jeu ou simple DLC surcoté ?

Nouvelle aventure, nouveau duo

Pour répondre rapidement à l’une des questions qui taraude votre esprit alambiqué, non, Nathan Drake n’est plus du tout du voyage. The Lost Legacy, qui se déroule après le quatrième épisode, a l’ingénieuse idée de mettre en vedette deux femmes qui n’ont joué que les seconds rôles jusqu’à présent. Ainsi, Chloé Frazer, l’équipière de ce bon vieux Nath, mais aussi conquête, se retrouve sur le devant de la scène. Dans son aventure, elle est accompagnée de Nadine Ross, antagoniste secondaire d’Uncharted 4. Ce duo va donc devoir se serrer les coudes dans l’unique but de trouver la défense brisée de Ganesh, en Inde. C’est donc dans ce sublime pays que débute notre aventure, alors que Chloé, qui doit rejoindre Nadine, tente d’échapper à la milice armée du pays et au conflit qui l’oppose aux rebelles.

Chloé et Nadine marquent les esprits

Uncharted oblige, vous vous retrouvez donc rapidement dans le pétrin. Chloé et Nadine, qui ont décidé de travailler ensemble par la force des choses, cherchent déjà à récupérer le maximum d’informations sur cette fameuse défense de Ganesh. L’objet, recherché depuis des siècles et qui vaut une petite fortune, a un lien très étroit avec Chloé qui en fait, depuis des années, sa priorité. Nadine, quant à elle, n’est ici que pour rafler la mise et tenter de nettoyer l’affront qui fut le sien dans Uncharted 4.

C’est de ce postulat de départ qu’est né The Lost Legacy. Si nous ne sommes pas face au scénario de l’année, rien de bien alarmant, surtout lorsqu’on connait la série et ses rebondissements. On débute donc le titre calmement, en apprenant à en connaitre plus sur les personnages vedettes de cet épisode tout en tentant de maitriser, à nouveau, les mécaniques de jeu propres à la saga. Il ne faut pas beaucoup de temps avant que tous nos souvenirs fassent place à un contrôle quasi-total de notre héroïne et que l’on gère, avec une certaine aisance, chacun de ses mouvements. En cela, les trois premiers chapitres du jeu introduisent les évènements qui vont se dérouler sous nos yeux. On fait ainsi la rencontre du grand ennemi du jeu, Asav, leader des forces rebelles en Inde. Et c’est après que The Lost Legacy gagne en intérêt.

Perdu dans la beauté du monde

C’est dans une partie perdue de l’Inde, au milieu d’une forêt luxuriante et de montagnes impressionnantes que nos deux héroïnes se rendent avec la ferme intention de trouver cette fameuse défense brisée de Ganesh. Face à un terrain de jeu conséquent, le plus grand jamais créé pour un épisode de la série, plusieurs objectifs se dresseront devant vous. Il vous faudra ainsi faire un repérage global des lieux, éviter autant que possible les ennemis ou en finir avec eux et, bien évidemment, résoudre les nombreuses énigmes dont regorge ce lieu unique. Notons d’ailleurs qu’un objectif additionnel, assez important, s’ajoutera rapidement à votre aventure. Il s’agira en fait de trouver, sur l’ensemble de la carte, des médaillons qui finiront par avoir un véritable intérêt, surtout pour les chasseurs de trésors en herbe.

Ce quatrième chapitre est par ailleurs l’un des plus longs qu’a proposé la série. Et il se traverse avec un entrain certain. Par la suite, et ce jusqu’à la fin de l’aventure, on retrouve un gameplay beaucoup plus proche des anciens épisodes, avec de longs couloirs à traverser, des vagues d’ennemis à tuer et quelques énigmes, plus ou moins ardues, à résoudre.

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[Test] Splatoon 2 – Calmars flemmards [Switch]

Véritable vent de fraîcheur marine lors de sa sortie en 2015, Splatoon est resté un succès confidentiel à cause de la plateforme maudite sur laquelle il est sorti, la Wii U. Dans une volonté compréhensible de vouloir donner une vraie chance à cette ludothèque qui avait tout de même quelques excellents jeux, Nintendo a décidé de rempiler avec un Splatoon 2 sur la Switch, quelques mois seulement après la sortie de la machine hybride. Néanmoins, ne vous laissez pas berner. Aussi réussi que le jeu puisse être, l’aspect de suite de ce Splatoon 2 s’arrête bien au nom.

Petit rappel des faits pour ceux, nombreux, qui n’ont pas attrapé la vague d’il y a deux ans. Splatoon est un jeu de tir en arène à la troisième personne. Deux équipes de quatre joueurs armés jusqu’aux dents s’affrontent, mais attention, on ne tire pas à balles réelles. Les mitraillettes, les pistolets, les grenades, les fusils, les gatlings, les tourelles, les rouleaux, les seaux, les mines et j’en passe sont remplis d’encre. À la fin des trois minutes qui limitent une partie, le nombre de « frags » ne compte pas, seule la surface repeinte avec sa couleur a de l’importance. Évidemment, c’est toujours mieux d’empêcher ses adversaires de repeindre en s’en prenant directement à eux, d’autant qu’ils meurent dans une grosse explosion de peinture à l’avantage de celui qui a liquidé, mais ce n’est pas l’objectif principal.

Quand tant t’acculent, faut pas que tu seiches

Autre particularité, la propension qu’ont les inklings (les personnages que vous contrôlez) à se transformer à l’envi en calmar. Sous cette forme, il est possible de nager extrêmement vite dans l’encre, que ce soit au sol ou aux murs, et de recharger votre propre réserve. Cette solution de repli donne ainsi des joutes très rythmées, mélange entre le gunfight et le dog-tag, ou deux adversaires se tournent régulièrement autour avant que l’un ou l’autre ne finisse par prendre l’avantage. Ajoutez à ça des attaques spéciales, comparables aux « ultis » d’Overwatch, dont la jauge d’activation se remplit au fur et à mesure qu’un joueur repeint de la surface au sol.

Tout ça concerne les parties ordinaires, accessibles à tout un chacun. Il existe également un mode « match pro » qui se déverrouille après avoir pris quelques niveaux. Il propose des variantes de règles intéressantes, comme la protection de zones données pendant un certain temps, un mode « expédition risquée » dans lequel il faut accompagner un convoi jusqu’au bout du camp adverse et un mode « mission bazookarpe » dans lequel une équipe doit s’emparer d’un immense bazooka et le placer sur le piédestal situé dans le camp opposé en moins d’une minute.

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[Test] Crash Bandicoot N’Sane Trilogy : retour gagnant sur PS4 ?

Un bandicoot signe son retour. Depuis le 3 décembre 2016 et son annonce à la PlayStation Experience, nous étions tous impatients de (re)découvrir les aventures remasterisées de Crash, un marsupial orange avec lequel nombre d’entre nous avons grandi. En 1996, Crash Bandicoot débarque sur PS1, tentant de faire de l’ombre à Nintendo et Sega avec leurs respectifs Mario et Sonic. Via un jeu de plateforme entièrement réalisé en trois dimensions, Sony réalise qu’il vient de créer là un personnage fortement apprécié du grand public et qu’il est désormais temps de lancer la machine. Ainsi, en 1997 et 1998, deux autres épisodes voient le jour, des suites directes, se nommant ainsi Crash Bandicoot 2 : Cortex Strikes Back et Crash Bandicoot 3 : Warped. La trilogie est l’un des fers de lance de la PlayStation 1, aidant à sa popularité grandissante à travers le monde. En 2017, près de 20 ans plus tard, ces trois épisodes reviennent, en Full HD et 60 images par seconde, dans une version complètement remise à l’ordre du jour. Une belle idée ?

C’est bien, c’est beau, c’est Crash

Crash is back

Dès les premières minutes, nous sommes conquis. Ce retour aux sources entièrement réalisé à partir d’un nouveau moteur de jeu ne peut que ravir les premiers acquéreurs de la trilogie. Nous allons être franc dès le départ : cette trilogie est belle. Techniquement, le travail abattu par les équipes de Vicarious Games, à l’origine de ce remaster, est plus que réussi. Notre Crash est sublimement modélisé et les décors dans lesquels il évolue profitent d’un rendu irréprochable. La direction artistique, propre aux épisodes des années 90, a été respectée à la lettre et tout a été mis en œuvre pour offrir au joueur un rendu conforme et fidèle à tout ce qui a été entrepris jusqu’ici.

Si la modélisation des divers personnages, qu’ils soient ennemis ou amis, est un succès, on pourra tout de même reprocher quelques détails. L’eau, par exemple, ne profite pas d’un rendu équivalent à certaines parties du décor comme les murs ou la végétation qui sont eux techniquement accomplis. On notera par ailleurs qu’on ressent, comme ce fut le cas il y a 20 ans, qu’il existe une véritable progression artistique entre chaque épisode. Si le premier épisode parait assez convenu artistiquement parlant, le troisième marque quant à lui l’apogée de la série. Sous ses airs cartoonesques, Crash’N’Sane Trilogy fait véritablement honneur à notre console sans pour autant être une baffe technique. Le juste milieu a été trouvé et c’est déjà un très bon point.

La boule mortelle, un classique

PS1 versus PS4

Bien évidemment, se jeter sur sa manette pour prendre le contrôle de Crash n’est pas sans risque. Comme vous le savez, les mécaniques de gameplay de cette trilogie sont assez vieilles et, il faut bien avouer qu’en 2017, elles ont pris de l’âge. Mourir, recommencer, mourir, recommencer, telle est la constante de notre ami bandicoot. Et il faut être clair : si les nostalgiques n’y trouveront rien à redire, les nouveaux joueurs pourraient quant à eux être quelque peu surpris par ce gameplay à l’ancienne. Car rien n’a été retouché par rapport à ce que l’on a connu : les niveaux sont toujours aussi linéaires et aucune verticalité n’a été ajouté. Il faut néanmoins préciser : ce n’est pas vraiment ce qu’on attendait. Lorsque nous avons appris que la trilogie allait être « remasterisée », nombreux ont été ceux à prier pour qu’il s’agisse d’une œuvre fidèle à celle d’origine. Et les faits sont là : Vicarious Games a respecté à la lettre le schéma d’époque. On avance, tourbillonne, saute et collecte des pommes à en perdre raison.

Attention aux sauts

Bien sûr, certains niveaux nous sortent de cette « zone de confort » en nous permettant de piloter moto, sous-marin ou même ours polaire. On retrouve également ces fameux combats de boss qui sont, il faut bien l’avouer, toujours aussi ardus. Notons tout de même qu’il aurait été profitable de revoir quelque peu le système de saut qui nous joue (souvent) de mauvais tours. S’il s’agit aussi de l’une des caractéristiques du jeu, louper un saut à cause d’une demi-seconde de retard est parfois bien trop préjudiciable. Bref, un doux mélange entre challenge hardcore et aventure épique s’offre à vous. Reste à voir si ce gameplay ne sera pas trop moyenâgeux pour les nouveaux venus.

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