Et si Picasso était allé sur la Lune ?

Yusaku Maezawa, c’est le fondateur de Zozotown, site de prêt-à-porter japonais très influent au pays du soleil levant. Collectionneur d’œuvres d’art (il a dépensé plus de 110 millions de dollars pour s’offrir une œuvre de Jean-Michel Basquiat), l’homme d’affaires de 42 ans pèse aujourd’hui plus de 2,9 milliards de dollars. Il a confirmé « avoir acheté tous les sièges de la BFR (Big Falcon Rocket) » et « souhaiter trouver d’autres personnes ». En effet, Yusaku Maezawa ne voyagera pas seul : « Je voudrais inviter six à huit artistes du monde entier à se joindre à moi lors de cette mission sur la Lune », déclare le milliardaire japonais. « On va demander à ces artistes de créer quelque chose après leur retour sur Terre, et leurs chefs-d’œuvre devront inspirer les rêveurs qui sommeillent en nous ». L’objectif est d’emmener des personnes représentant de nombreux domaines différents (musiciens, peintres, réalisateurs de films…). Si ces artistes n’ont pas encore été sélectionnés, une chose est certaine : ils n’auront pas à débourser un seul dollar pour se rendre sur la Lune. « Et si Picasso était allé sur la Lune ? Ou Andy Warhol ou Michael Jackson ou John Lennon ? Qu’en est-il de Coco Chanel ? Ce sont tous des artistes que j’adore » a déclaré Yusaku Maezawa. Elon Musk a récemment assuré que « le budget pour faire le vol est finalisé ». Cet Aller/Retour Terre-Lune serait estimé à environ cinq milliards de dollars. Le PDG de SpaceX affirme désormais « qu’il faut voir quel programme d’entraînement Maezawa et le reste de son équipe vont devoir suivre ».

Elon Musk aussi de l’aventure ?

Le voyage, prévu pour 2023, sera  le premier du genre. En février 2017, Elon Musk assurait avoir reçu d’importantes sommes d’argent par des personnalités très connues pour faire ce voyage autour du satellite naturel de notre planète. Le vol, qui devait avoir lieu cette année a finalement été annulé par précaution en attendant que la BFR, la gigantesque fusée réutilisable de SpaceX, soit prête. De son côté, Elon Musk ne sait toujours pas s’il fera partie de cette incroyable aventure : « En ce qui me concerne, je ne suis pas sûr. Peut-être que je participerais à ce voyage, je ne sais pas encore ». Pour rappel, la fusée de SpaceX ne se posera pas sur la Lune, mais la contournera simplement avant de retourner sur Terre. Reste à patienter pour connaitre les artistes qui auront la chance de faire ce voyage extraordinaire. https://www.journaldugeek.com/2018/09/14/spacex-a-signe-premier-client-vol-autour-de-lune/

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Qui est l’heureux élu ? On ne le sait pas encore. Mais la chose vient d’être confirmée : SpaceX a signé son premier client pour un vol autour de la Lune. Et le vol se fera à bord de la Big Falcon Rocket, la fameuse fusée réutilisable qu’Elon Musk souhaite à terme utiliser pour établir des bases sur la Lune et sur Mars. L’annonce suggère d’ailleurs que le développement de la BFR avance bien. En 2017 c’était en effet la fusée Falcon Heavy et non la BFR qui était envisagée pour réaliser ce vol autour de la Lune. Un voyage qui n’a pas été réalisé depuis des lustres puisque comme le rappelle Le Monde, aucune mission habitée n’est retournée dans l’orbite lunaire depuis 1972.

Le voyageur mystère

La BFR devrait mesurer 106 mètres de haut et avoir une poussée bien plus conséquente que la plus puissante fusée construite à ce jour, la Saturn-V. SpaceX n’a pour l’instant pas communiqué de dates mais comme le précise Le Monde, le lanceur de la Big Falcon Rocket étant encore en développement, cette dernière ne devrait pas voler avant plusieurs années. [shortcode_jdg_read_also label=”SpaceX : Un lanceur Falcon 9 Block 5 réutilisé pour la première fois” url=”https://www.journaldugeek.com/2018/08/08/spacex-lanceur-falcon-9-block-5-reutilise-premiere/” width=”1/1″ /] Le fondateur de SpaceX a en revanche donné sur Twitter un indice sur l’identité du mystérieux voyageur. Après qu’un internaute lui a demandé en riant s’il serait ce fameux passager, il a tweeté en réponse un drapeau du Japon. https://twitter.com/elonmusk/status/1040406219905613825 On ne sait pas s’il s’agit d’une des deux personnes qui devaient initialement réaliser ce vol à bord de la Falcon Heavy mais l’identité du japonais en question sera révélée en grande pompe lundi tout comme les motifs de sa décision de faire partie de l’aventure. Vu le projet, on peut en tout cas facilement comprendre qu’il ou elle se soit laissé tenter.

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[caption id="attachment_50087336" align="aligncenter" width="640"]Victor Glover et Mike Hopkins. Victor Glover et Mike Hopkins.[/caption] Victor Glover, Mike Hopkins, Bob Behnken et Doug Hurley vont donc essuyer les plâtres vers l’ISS, si tout va bien, en avril prochain. Mais ce sont Bob et Doug qui voleront les premiers dans la capsule, lors d’un test prévu en novembre. [caption id="attachment_50087337" align="aligncenter" width="640"]Bob Behnken et Doug Hurley. Bob Behnken et Doug Hurley.[/caption] Lors d’une rencontre avec la presse, SpaceX a donné de plus amples détails sur l’intérieur des capsules Dragon, qui se révèle presque aussi spartiate que celui d’une Model 3. Les quatre astronautes ont en face d’eux trois écrans tactiles et deux rangées de boutons manuels (38 en tout). Les écrans affichent bien évidemment les contrôles indispensables durant le vol, ils représentent l’interface principale de gestion de l’appareil.

En cas de danger, appuyer sur la poignée EJECT

Les boutons physiques ne sont là qu’en secours, si jamais les écrans rencontraient un problème technique. Certains d’entre eux sont même protégés par des panneaux en plastique, signe qu’ils ne sont pas censés servir en temps normal. Un contrôle proéminent est présent au centre de la console, il s’agit d’une poignée marquée « EJECT » qui a toute son importance : elle permet en effet de détacher en urgence la capsule de la fusée après le décollage. Une fois que le véhicule a atteint l’orbite terrestre, cette manette est désactivée pour empêcher tout incident bête. [caption id="attachment_50087335" align="aligncenter" width="640"]La maquette du système de contrôle de la capsule Dragon 2. Image : ArsTechnica. La maquette du système de contrôle de la capsule Dragon 2. Image : ArsTechnica.[/caption] Les astronautes ont également accès à un simulateur sur lequel ils s’entraînent d’arrache-pied. L’intérieur de cette capsule émule le « vrai » vaisseau, avec tout le logiciel de vol et le système de support. Comme dans les films, les pilotes peuvent faire face à des exercices de haut vol, comme la perte complète de pressurisation dans la cabine. https://www.youtube.com/watch?v=xjSb_b4TtxI Une fois terminée la période des tests en situation réelle, les premiers vols opérationnels débuteront au début de l’année 2020.

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