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Catégorie : South Park

[Test] South Park : L’Annale du Destin [PC, PS4, XBO]

Notre récent contact avec la preview de South Park : L’Annale du Destin nous laissait espérer un jeu aussi provocateur et généreux que son aîné. Sentiment confirmé sur le long terme, même si certaines innovations sont à apprécier, à défaut d’une vraie révolution de la franchise.

Si le début de L’Annale du Destin raccorde directement avec la fin de Le Bâton de la vérité, il prend rapidement une autre tangente pour mieux coller à son nouveau decorum. Dans la peau d’un petit nouveau à South Park, enrôlé malgré lui par Cartman (devenu The Coon), et sa bande de justiciers, le jeu se joue comme un parcours initiatique de longue haleine dans le costume (modulable) d’un justicier aux pouvoirs surhumains (modulables eux aussi). Ainsi, chaque étape scénaristique majeure permet de s’octroyer une spécialité supplémentaire (mutant, cyborg, assassin, etc), qui donne droit à de nouvelles panoplies martiales.

Mieux (et il était temps) : le personnage peut aussi jongler entre plusieurs artefacts et les placer sur un nombre limité de slots pour donner plus d’impact sur tel types d’attaques. Les combats se déroulent désormais sur un damier à taille variable, qui peut parfois excéder l’enceinte de l’écran. Chaque coup spécial possède non seulement sa puissance et ses altérations d’état, mais aussi (et surtout) son aire de dégât. Certains se font au corps à corps, d’autres sur plusieurs zones, et d’autres bousculent la position l’ennemi, tactique idéale pour l’envoyer valdinguer sur un compagnon, et créer un enchaînement de combos. Plutôt malin, ce système de combat a aussi le mérite de varier ses objectifs (il ne s’agit pas toujours de vaincre l’ennemi mais parfois de le fuir), selon les besoins du scénario, n’hésitant jamais à créer des situations aussi improbables (SDF, petits vieux, stripteaseuses, flics racistes, tout le monde y passe) que spectaculaires. Malheureusement, ces combats (et le jeu en général) ne sont guère difficiles, et frôlent parfois une routine qui aurait mérité un peu de défi pour nous passionner jusqu’au bout.

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[Impressions] South Park : L’Annale du destin

Annoncé lors de l’E3 2015, le nouveau South Park aura été une longue série de rendez-vous manqués, à force de reports intempestifs. Après un premier contact prometteur (il y a déjà un an ! ) à la Gamescom, cette seconde preview aura permis de se faire une idée autrement plus enthousiaste, après avoir passé plus de deux heures sur le début du jeu.

Après Stick of Truth, premier épisode qui prouvait que la série culte de Trey Parker et Matt Stone pouvait donner un RPG ingénieux et bien foutu, sans jamais renier son esprit sale gosse, L’Annale du destin vient confirmer l’alliance décidément bénie entre Ubisoft et le show déjanté. Comment ? En misant à nouveau sur une relecture au vitriol des mécaniques rôlesques et de la culture geek : après l’heroic fantasy, c’est donc aux super-héros de passer au broyeur rigolard, au même titre que l’Amérique moderne et ses diverses névroses. Mais concentrons-nous sur le commencement. Dès le premier tableau, celui de la customisation de son avatar, la plume de Trey/Parker jette son pavé dans la mare de la bienséance.

En plus des classiques choix de cosmétique, le joueur est invité à choisir sa difficulté de jeu, qui se traduit par la couleur de peau : plus le personnage est noir, plus le jeu sera un calvaire à finir. Blague imparable, qui confirme la grande forme de ses auteurs à ne prendre aucune pincette avec l’actualité, aussi cruelle soit-elle. Mais, comme toujours chez South Park, l’heure n’est pas à la gravité mais à la bonne gaudriole qui tape sur tout ce qui bouge. Soulés de jouer aux chevaliers errants, les gamins de South Park se rêvent désormais en justiciers des bacs à sable. Mené(e) par Cartman, à fond dans son rôle de The Coon, notre héro(ïne) va devoir à nouveau traverser la bourgade paisible du Colorado (néanmoins peuplée de tordus en tous genres), en quête de célébrité et de quêtes à accomplir. Pour le coup, qu’il s’agisse de l’aspect esthétique (graphismes, interface) comme du gameplay d’exploration (le loot caché un peu partout dans le décor, symbolisé par la couleur jaune), la saga reprend exactement là où l’on l’avait laissée. Pas d’inquiétude pour autant, car les nouveautés ne tardent pas à se faire connaître.

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