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Catégorie : South Park

[Impressions] South Park : L’Annale du destin

Annoncé lors de l’E3 2015, le nouveau South Park aura été une longue série de rendez-vous manqués, à force de reports intempestifs. Après un premier contact prometteur (il y a déjà un an ! ) à la Gamescom, cette seconde preview aura permis de se faire une idée autrement plus enthousiaste, après avoir passé plus de deux heures sur le début du jeu.

Après Stick of Truth, premier épisode qui prouvait que la série culte de Trey Parker et Matt Stone pouvait donner un RPG ingénieux et bien foutu, sans jamais renier son esprit sale gosse, L’Annale du destin vient confirmer l’alliance décidément bénie entre Ubisoft et le show déjanté. Comment ? En misant à nouveau sur une relecture au vitriol des mécaniques rôlesques et de la culture geek : après l’heroic fantasy, c’est donc aux super-héros de passer au broyeur rigolard, au même titre que l’Amérique moderne et ses diverses névroses. Mais concentrons-nous sur le commencement. Dès le premier tableau, celui de la customisation de son avatar, la plume de Trey/Parker jette son pavé dans la mare de la bienséance.

En plus des classiques choix de cosmétique, le joueur est invité à choisir sa difficulté de jeu, qui se traduit par la couleur de peau : plus le personnage est noir, plus le jeu sera un calvaire à finir. Blague imparable, qui confirme la grande forme de ses auteurs à ne prendre aucune pincette avec l’actualité, aussi cruelle soit-elle. Mais, comme toujours chez South Park, l’heure n’est pas à la gravité mais à la bonne gaudriole qui tape sur tout ce qui bouge. Soulés de jouer aux chevaliers errants, les gamins de South Park se rêvent désormais en justiciers des bacs à sable. Mené(e) par Cartman, à fond dans son rôle de The Coon, notre héro(ïne) va devoir à nouveau traverser la bourgade paisible du Colorado (néanmoins peuplée de tordus en tous genres), en quête de célébrité et de quêtes à accomplir. Pour le coup, qu’il s’agisse de l’aspect esthétique (graphismes, interface) comme du gameplay d’exploration (le loot caché un peu partout dans le décor, symbolisé par la couleur jaune), la saga reprend exactement là où l’on l’avait laissée. Pas d’inquiétude pour autant, car les nouveautés ne tardent pas à se faire connaître.