Google se lance donc dans le jeu vidéo… par l’intermédiaire du streaming. C’est en tout cas la promesse portée par Project Stream, que Google a annoncé dans la nuit sur son site officiel. Le principe, vous le connaissez déjà si vous avez suivi l’actualité de Blade (avec Shadow) ou du PlayStation Now : un serveur se charge de faire tourner le jeu et envoie le flux vidéo sur un client, que n’importe quel PC serait capable d’afficher. Avec une différence ici : Google veut que les jeux, n’importe quels jeux, puissent être jouable directement dans Chrome. Google ne se contente d’ailleurs pas d’annoncer un potentiel futur service de jeu en streaming, puisqu’il va lancer dès vendredi prochain un premier test à grande échelle afin d’éprouver sa technologie. « Nous travaillons sur Project Stream, un test technique destiné à résoudre certains des plus importants problèmes liés au streaming. Pour ce test, nous allons repousser les limites avec l’une des applications les plus exigeantes pour le streaming : un jeu vidéo triple A ».

Assassin’s Creed Odyssey pour éprouver la technologie de streaming de Google

Ce premier jeu en question n’est d’ailleurs rien d’autre que le nouveau Assassin’s Creed, AC : Odyssey (notre test). Google a donc besoin de testeurs américains (et uniquement américains) afin de vérifier dès vendredi prochain que la nouvelle grosse production d’Ubisoft tourne correctement (comprenez sans latence et sans artefact) sur le navigateur Google Chrome. « Le fait de streamer du contenu aussi riche graphiquement qui nécessite des interactions instantanées entre la manette de jeu et ce qui est affiché à l’écran pose de nombreux problèmes. Quand les utilisateurs streament des séries ou des films, cela ne leur pose aucun problème d’attendre quelques secondes pour le chargement au lancement de leur contenu. Mais dans le cas du streaming de jeu de grande qualité, la latence doit se mesurer en millisecondes ». Google est d’ailleurs ambitieux puisque son objectif est de faire tourner AC Odyssey en 1080p avec un taux de rafraîchissement de 60 images par secondes. https://www.youtube.com/watch?v=sE53eSbzxoU On le disait un peu plus haut, ce premier test ne concerne pour l’instant que les utilisateurs américains. Les inscriptions se font sur cette page et Google demande à ce que les utilisateurs disposent d’une connexion affichant un débit d’au moins 25 Mb/s. [content-egg-block template=offers_grid]

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Lors du lancement de Shadow en France, Blade s’appuyait essentiellement sur son boîtier, la Shadow Box, pour promouvoir son PC dans le cloud. Ce boitier permettait alors de palier les lacunes de ses clients PC, Mac ou Android. Depuis ces derniers mois et l’amélioration de ces clients, Blade ne la mettait plus en avant. Pourtant la start-up française ne compte pas abandonner l’idée de proposer un boîtier physique à ses utilisateurs. Si Shadow fonctionne désormais parfaitement sur un PC ou un Mac grâce à ses clients, il est parfois difficile de le faire fonctionner sur une télévision. https://www.youtube.com/watch?v=qKB4evMVOTc

Plus de connectique, moins de consommation électrique

C’est sûrement ce qui explique l’annonce de Shadow Ghost, son nouveau boîtier qui sera mis en vente ou disponible à la location d’ici la fin de l’année. Principale nouveauté : son design a été entièrement revu. Tout en courbe, léger (190 grammes) et compact (182 × 123 × 50 mm), il embarque également plus de connectique. Elle intègre donc désormais quatre ports USB (2 × USB 2.0 et 2 × USB 3.0), une prise HDMI 2.0 (qui lui permet de supporter les écrans 144 Hz), un port Ethernet 1 Gb, un jack 3,5 mm, supporte le Wi-Fi à 802.11a/b/g/n/ac, et dispose d’une prise d’alimentation (36 watts pour 12V × 3A). [gallery link="file" size="medium" ids="50086568,50086567,50086566,50086565,50086564"] Blade n’a pas détaillé sa fiche technique interne. Mais la société française insiste sur le fait que cette Shadow Ghost consomme très peu (« 5W en jeu, soit 30 fois moins qu’un PC local équivalent ») et ne comporte aucun ventilateur et donc ne fait aucun bruit. On ne sait toutefois pas quel GPU ou APU elle embarque pour le moment. Et l’on ne connaît pas non plus son OS, même s’il est peu probable qu’il s’agisse d’Android ou d’un OS connu. On imagine que ce boîtier servira uniquement à se connecter à Shadow et ne fera rien de plus.

Disponible dès la fin de l’année, au prix de l’ancienne Shadow Box

La Shadow Ghost sera lancée d’ici la fin de l’année en France, Suisse, Belgique, Luxembourg, Angleterre et Allemagne. Son prix à l’achat sera de 119,95 euros ou 7,95€/mois à la location. Shadow présente actuellement sa nouvelle box à la Gamescom, on devrait donc rapidement en savoir un peu plus sur son hardware et ses autres nouveautés. Pour les intéressés, direction le site officiel, qui comprend une FAQ très complète. https://www.journaldugeek.com/test/on-a-teste-shadow-un-ordinateur-dans-le-cloud-pour-remplacer-sa-tour-de-jeu/

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Si vous êtes un joueur PC, vous savez à quel point il est fastidieux de changer sa tour de jeu. Non seulement c’est très cher (au moins 1000 euros pour avoir une tour complète digne de ce nom), mais il faut en plus passer des heures à benchmarker les différents sites de hardware pour comprendre quels sont les bons composants à intégrer à sa machine. Pire, en un an, une nouvelle génération de carte graphique prend souvent la place de la précédente. C’est long, pénible, coûteux.

Le Shadow, le petit boîtier, qui permet de décoder le flux vidéo du PC situé dans le Cloud.

Le Shadow, le petit boîtier, qui permet de décoder le flux vidéo du PC situé dans le Cloud.

Les solutions pour remplacer ces tours sont toutefois de plus en plus nombreuses. Les e-marchands proposent tous des configurations toutes prêtes. Les progrès réalisés dans le domaine des cartes graphiques permettent aujourd’hui de disposer de PC portables presque aussi puissants que des tours gamers. De son côté, la société francaise Blade a pour ambition de remplacer purement et simplement le PC physique pour le déporter dans le cloud, sur un serveur.

Un PC dans le cloud ?

Parler de « PC dans le cloud » est une assertion qui peut sembler bien vague. Tout le monde associe finalement le cloud à des vagues fichiers ou services hébergés sur des serveurs, à des fonctionnalités souvent limitées sur lesquelles l’utilisateur n’a pas toujours la main ou à des services réservés uniquement aux entreprises. Pour le Shadow, la proposition de base est simple : Blade met à disposition de l’utilisateur un « bout de serveur » comprenant un CPU Xeon à 6 threads, 12 Go de RAM, une GeForce 1070 et 256 Go d’espace de stockage sur un SSD. Blade installe sur ce serveur un Windows 10 Famille tout ce qu’il y a de plus légal et laisse l’utilisateur entièrement libre d’en faire ce qu’il veut. Pour accéder à ce serveur, Blade va alors fournir (gratuitement) un petit boitier de quelques centimètres de côté qui s’occupera de décoder le flux vidéo en streaming émis par le serveur : c’est le Shadow, un petit PC de jeu que l’on détaillera un peu plus loin.

Le Shadow permet de jouer à Battlefield One sans problème.

Le Shadow permet de jouer à Battlefield One sans problème.

Dernier point, ce PC gamer dans le Cloud est soumis à une tarification par abonnement : 29,95 euros par mois si l’on s’engage pendant un an, 34,95 euros par mois si l’on engage pendant pendant trois mois ou 44,95 euros par mois sans engagement. À noter que Blade pense déjà à proposer des options payantes supplémentaires. À terme, il sera ainsi possible de passer d’une GeForce 1070 à une GeForce 1080, d’ajouter de l’espace supplémentaire sur le SSD ou le disque dur, voire une option pour mettre en pause son abonnement pendant un temps limité sans perdre ses données.

Les tarifs du Shadow.

Les tarifs du Shadow.

La promesse est donc très simple : le hardware se trouve sur les serveurs et c’est Blade qui s’occupe de tout. La société française promet également de faire évoluer environ tous les 18 mois la configuration de ses machines, de façon à ce que l’utilisateur bénéficie en permanence des cartes graphiques de dernière génération. Le joueur, lui, profitera de la machine à distance grâce à sa connexion Internet (en fibre, obligatoirement) et à son boitier Shadow, pour lancer tous les jeux, logiciels ou applications qu’il désire.

Et dans les faits alors ? C’est presque aussi simple que ça en a l’air.

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