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[Sélection] Passionné(e) par les films français ? La rédaction vous en recommande 10 sur Netflix

S’abonner au service de vidéos à la demande Netflix, ce n’est pas simplement pouvoir profiter de Stranger Things, House of Cards, The Crown, Narcos ou Better Call Saul. C’est aussi (re)découvrir quelques excellents longs-métrages français qui méritent d’être présents dans les meilleures vidéothèques. Voici une sélection non exhaustive de nos 10 coups de cœur présents en ce moment sur la plateforme de SVoD américaine. N’hésitez pas à nous suggérer les vôtres dans les commentaires !

[La sélection de la rédaction] Les anime sortis en 2017 qui méritent d’être découverts

Quatre fois par an, le robinet à animes s’ouvre en direct du Japon pour des saisons littérales. Quatre fois une cinquantaine d’univers originaux, de reprises, de suites, de pastilles, de films pour enfants… pas facile de faire le tri. On vous a concocté une liste qui trie au maximum des univers assez grand public, aux enjeux et tons un minimum variés, qui couvrent cette grosse première moitié d’année 2017. Chaque anime est distribué légalement en France, mais écla-tement de l’offre oblige, sur quatre réseaux différents.

Miss Kobayashi Dragon Maid

Adapté d’un manga encore obscur en France, Miss Kobayashi… part d’un postulat impro-bable. Une office girl Japonaise, bien ancrée dans la vie d’adulte et un peu blasée, s’égare après une soirée trop arrosée et fait la connaissance d’une dragonne échappée de son monde. Tooru, c’est son nom, revient toquer le lendemain, mais cette fois sous forme humaine… et avec des habits de maid. La créature s’est éprise de son nouvel hôte et va prestement squatter, sous couvert de prendre soin de l’appartement. Le quotidien de Kobayashi va bientôt se remplir d’êtres surnaturels du même acabit et, mine de rien, lui redonner le sourire.

Cette série, travail du très luxueux studio Kyoto Animation – au moins un très grand gage de qualité technique, tant le studio est loin de manquer de moyens – s’inscrit dans la tradition du « tranche de vie » et de l’humour de décalage provoqué par ces dragons installés dans notre monde. Tooru en personnage principal, Kana en gamine adorable qui s’émerveille de tout, Lucoa en femme plantureuse et au caractère unidimensionnel, puis Elma, dragon aqua-tique, dont la principale caractéristique est d’avoir souvent faim. Les grands classiques y pas-sent : « l’épisode plage », « l’épisode festival », ce n’est pas le chantre de la créativité, mais on y trouve, mine de rien, quelques messages intéressants et progressistes sur la société et la famille japonaise. Un divertissement basique donc, mais aussi léché que possible.

Disponible sur : Crunchyroll et Wakanim

March Comes In Like A Lion

C’est la caution esthétique, sensible, la plus profonde de cette sélection. Elle tend à prouver que la représentation d’un quotidien, qui ne comporte pas forcément de grandes aspérités, peut aussi être porteuse de sens. Ici, on suit l’histoire de Rei, 17 ans, joueur de shogi (plus ou moins l’équivalent japonais des échecs) qui a un réel problème de dépression. Ce jeu, qui constitue l’ensemble de ses revenus professionnels après son abandon du lycée, n’a pas l’air de tant l’investir que ça, et il se laisse vivoter dans son appartement vide aux abords de Tokyo. Il faut dire que Rei a perdu l’ensemble de sa famille dans un accident violent et que le souvenir de ce drame constitue l’ensemble de sa vie actuelle.

Heureusement, le tableau n’est pas totalement noir puisqu’il est souvent « recueilli » par une fratrie de trois soeurs, elles aussi frappées par un deuil. San-gatsu no lion, adaptation d’un manga de Chika Umino (Honey & Clover), est visuellement superbe, traitée par l’habituel fantasque studio Shaft, ici plus en re-tenue. Une histoire sensible, où des personnages expriment ce qu’ils ressentent (enfin, parfois, et c’est déjà un miracle) mis au service d’un délice visuel permanent. Les personnages, variés, sont riches en caractères et en surprises, et l’anime n’hésite pas à verser dans la noirceur sans jamais atteindre le pathos gratuit. March Comes In Like A Lion, c’est du mélo, du bon mélo, et il n’y a rien de mal à ça.

Disponible sur Wakanim

Little Witch Academia

Pour résumer au maximum : Harry Potter en anime, pour les plus jeunes. Plus concrètement, c’est surtout la dernière fantaisie du studio Trigger, toujours prompt aux délires visuels. Après deux coups d’essai réussis (aussi disponibles sur Netflix) le producteur américain de streaming s’est offert une saison complète des aventures d’Akko, sorcière très très débutante, dans une école de magie internationale où tout le monde est bien plus compétent en la matière qu’elle. Enfin, sauf les profs, qu’on ne verra jamais avoir de l’autorité ou servir à quelque chose.

Difficile d’éviter les comparaisons : Akko est au centre d’un trio composé des irrésistibles Lotte et Sucy, respectivement nerd proche des esprits et l’autre le meilleur personnage de la série, fétichiste des champignons et des poisons. Autour d’eux gravitent d’autres trios d’élèves et toute une classe qui, à chaque épisode, traversent des aventures épisodiques avant qu’une trame de fond n’apparaisse. La course de balais, celui où on revisite l’origine de la saga Twilight, une abeille qui rend les gens amoureux… tout ça est naïf, parfois un peu lent, mais toujours fait avec beaucoup de plaisir et un sens de la production qui enchante, même si ce n’est pas aussi poussé que les deux premiers courts-métrages. La musique, symphonique, est un petit bonbon qui ne disparaît jamais. Inégal, meilleur dans sa deuxième moitié mais très plaisant, Little Witch Academia est un premier bon exemple de mariage arrangé entre la japanime et Netflix.

Disponible sur Netflix

[La sélection de la rédaction] 9 jeux de société « petit format » à emporter en vacances (pour les petits et pour les grands)

L’été. Ses campings, ses plages, ses apéros… et ses soirées jeux ! Eh, ce n’est pas parce qu’on part à quelques centaines de kilomètres de sa salle de jeux qu’il faut perdre ses bonnes vieilles habitudes. Par contre, je reconnais qu’on n’a pas forcément envie de se trimballer des boîtes énormes et qu’il n’est pas simple d’avoir le temps ou l’espace pour installer un Fief ou un Mysterium. Nous vous proposons donc une sélection de titres « petits formats » qui n’ont besoin que d’un coin de table ! Faites vos jeux, rien ne va plus !

• Lire aussi : [Dossier] Notre sélection de 10 jeux de plateau pour passer l’hiver au chaud

L’Âge de Pierre Junior (2 à 4 joueurs, moins de 30 minutes, à partir de 5 ans, 35 euros)

Voilà bientôt dix ans que L’Âge de Pierre fait figure de référence pour découvrir le monde du jeu de plateau. Seulement voilà, malgré son accessibilité, le jeu est encore trop complexe pour le jeune public. Marco Teubner a donc eu l’idée d’en faire une version « junior » qui fonctionne au moins aussi bien que l’original. Le matériel et les graphismes sont de qualité et hauts en couleur pour le plus grand plaisir des enfants. Au cœur de la partie se trouve un mémory : en retournant une tuile forêt, on révèle l’action que l’on va pouvoir effectuer. Il faut donc planifier ses actions, mais aussi se souvenir d’où se trouvent les tuiles permettant de les réaliser. Pas si simple !

Specific (2 à 10 joueurs, moins de 30 minutes, à partir de 6 ans, 15 euros)

Redoutablement simple et plus particulièrement destiné aux plus jeunes, Specific est un jeu drôle, dynamique et… pédagogique ! 27 tuiles « animaux » sont disposées sur un espace de jeu. Trois dés sont à lancer en même temps afin de déterminer des critères de sélection : nombre de pattes, régime alimentaire et environnement. Dès lors que les dés ont été lancés, il faut être le plus rapide pour trouver quel animal correspond à la combinaison des dés. Pour vérifier, il suffit de retourner la tuile pointée par le joueur. Les plus jeunes en apprendront un peu plus sur des animaux tels que le sanglier, le requin, la coccinelle, le castor, le papillon ou la seiche… mais dans la bonne humeur évidemment.

Halli Galli Live (2 à 4 joueurs, moins de 30 minutes, à partir de 8 ans, 20 euros)

Est-il encore besoin de présenter Halli Galli ? Disponible depuis plus de 25 ans, le jeu repose sur un savant mélange de réflexion et de rapidité qui fait le bonheur des enfants dès 5-6 ans. Halli Galli Live reprend évidemment le concept de son ainé, mais apporte un petit quelque chose en plus pour corser encore un peu plus les parties. À chaque tour de jeu, tout le monde retourne une carte. Dès que deux cartes ont deux points communs (couleur, fruit, instrument), il faut être le plus rapide à appuyer sur la sonnette pour remporter toutes les cartes en présence. Un jeu d’observation qui aiguise la sagacité de toute la famille.

Kingdomino (2 à 4 joueurs, moins de 30 minutes, à partir de 8 ans, 20 euros)

Incarnez un Seigneur en quête de terres pour étendre son prestigieux Royaume. Des parcelles de champs, de lacs, de montagnes ou de forêts n’attendent que vous… mais attention de bien repérer les tuiles qui vous permettront d’obtenir le plus de points. Vous vous en doutez, il y a une astuce : puisque nous choisissons notre tuile – ou domino – à tour de rôle, le dernier sera le moins bien servi. Du coup, c’est lui qui débutera le prochain tour ! Prendre la tuile la plus rentable au tour 2 risque de rendre le tour 3 bien plus pauvre : à vous de trouver le « juste milieu raisonnable ». Sur les tuiles, on trouve aussi des couronnes : chaque domaine (ensemble de cases adjacentes de même nature) rapporte un nombre de points égal au nombre de case multiplié par le nombre de couronnes. Avouez qu’on fait difficilement plus simple ? Kingdomino a l’énorme avantage d’être jouable par presque toute la famille tout en restant très malin.

Hanabi (2 à 5 joueurs, moins de 30 minutes, à partir de 8 ans, 10 euros)

Très malin, Hanabi est un jeu de cartes coopératif dans lequel le but est de réaliser le plus magnifique des feux d’artifice. Cinq couleurs sont ainsi disponibles avec des cartes numérotées de 1 à 5. L’objectif des joueurs va être de réussir à remettre ces cinq couleurs dans l’ordre, mais plus facile à dire qu’à faire quand on ne voit pas ses propres cartes ! C’est toute l’astuce du jeu qui repose sur un échange d’informations entre les joueurs. En effet, si vous ne voyez pas vos cartes, vous regardez constamment celles des autres. À votre tour, vous avez donc le choix entre donner un indice (moyennant un jeton), poser une carte (attention aux erreurs) ou défausser une carte pour regagner un jeton d’information. Ces informations sont cruciales, mais ne peuvent être données n’importe comment : soit on pointe du doigt les cartes d’une couleur sans donner leur valeur, soit on pointe les cartes d’une valeur sans donner la couleur. Attention, dès lors que les joueurs font trois erreurs en posant des cartes, la partie est perdue !

[Sélection] Les dix meilleurs films de zombies de tous les temps

Le cinéma d’horreur a connu de nombreux genres et sous genres tout au long de son parcours semé d’embûches. Et nous avons pensé qu’il était temps de se concentrer sur le phénomène du mort-vivant et de vous proposer une sélection de dix films qui les caractérisent le mieux.

Depuis 1897 et l’avènement de Dracula par Bram Stoker, on a tendance à confondre ou mélanger l’ensemble des monstres de la culture populaire et à les placer dans le même panier. La Goule, la Liche, la Momie, le Squelette, le Vampire et le Zombie appartiennent donc officiellement à la catégorie des morts-vivants. Ils représentent parfaitement ces êtres plongés dans un état intermédiaire entre la vie et la mort, et qui subsistent tant bien que mal sous cette forme précaire.

Pour ce dossier, nous allons nous focaliser sur le plus populaire de ces monstres : le zombie. Il faut savoir, qu’au départ, on appelait comme tel des revenants dont les origines étaient propres au folklore lié au vaudou haïtien. Ce n’est que plus tard que le concept d’infection, comme c’est notamment le cas dans la série The Walking Dead, fera son apparition. Dans notre culture, le zombie est un « être social inférieur, incapable de réfléchir, de reconnaître ses amis et bien évidemment de prendre des décisions » . On a ainsi tendance à estimer qu’il n’est présent que pour dévorer de la chair humaine ou animal afin de répondre au besoin incessant de faim. Un être humain non infecté pouvant par ailleurs se transformer en zombie à cause d’un contact (bien souvent, une morsure) avec un zombie.

Au fil des décennies, le cinéma et ses auteurs ont beaucoup travaillé et modulé ce genre, tentant parfois des approches originales. George A. Romero est l’un des premiers réalisateurs à avoir ouvertement donné sa chance à ces films et à avoir défini, en quelque sorte, leur lettre de noblesse. Le genre disparaîtra néanmoins quelque peu de la circulation dans les années 90, les producteurs favorisant un cinéma plus glacial et gore. Il a fallu attendre l’année 2003 pour voir le zombie revenir sur le devant de la scène, avec l’aide notamment de Danny Boyle et de sa réalisation 28 jours plus tard mais aussi et surtout au début du phénomène créé par Robert Kirkman : The Walking Dead. Près de quinze années plus tard, l’auteur américain fascine toujours autant le monde grâce à son histoire, ses personnages mais aussi et surtout ses zombies tandis que la série dérivée connait des cartons d’audience depuis sept ans.

À côté de cela, dix œuvres ont marqué les cinéphiles durant le demi-siècle que nous venons de parcourir. Dix films qui traversent les années et nous font sentir un peu plus vivant que leurs héros et qui méritent donc de figurer au panthéon du cinéma zombiesque.

PS : Notre liste n’est pas exhaustive, et on pourra toujours trouver à redire sur nos choix. C’est néanmoins, on le pense, un noyau solide constitué des œuvres marquantes du genre et de coups de cœur plus récents.