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Catégorie : Sega

[Impressions] Sonic Forces X Sonic Mania: double ration de hérisson en 2017

Entre le retour de Crash Bandicoot, de Bubsy, de Sonic, et l’arrivée d’un nouvel épisode de Mario en fin d’année, 2017 est sans conteste l’année de la mascotte. D’autant que Sonic, qui fête ses 26 ans, ne reviendra pas dans un mais deux jeux.

On a bavé devant les trailers de Sonic Mania, on est resté dubitatif devant ceux de Sonic Forces. On a appris que les deux titres de Sega étaient présents à l’E3, alors que nous non. On a même entraperçu la version Switch de Sonic Forces, lors du récent évènement parisien de Nintendo, sans réellement l’essayer. Déçus de ne pas avoir pu poser les mains sur les nouvelles aventures du hérisson bleu, nous avons décidé de prendre le taureau par les cornes et de nous rendre directement au siège social de Sega Europe à Londres, pour pouvoir voir ce que Sonic Forces et Sonic Mania avaient dans le ventre.

Après deux heures d’Eurostar et 45 minutes de trajet en compagnie d’un chauffeur de taxi sûrement biberonné à la chanson Gotta Go Fast, nous voilà enfin dans les locaux de l’éditeur japonais, paré à jouer avec le héros de Sega.

La force tranquille

Comme il faut toujours garder le meilleur pour la fin, on attaque avec Sonic Forces. À travers les trois niveaux jouables, le constat est là: on est en face d’un Sonic Generations 2 qui ne dit pas son nom. On retrouve donc le duo Sonic moderne et Sonic classique qui s’associe à toute une flopée de shittyfriends pour lutter contre le Dr. Eggman, qui a transformé la planète en véritable champ de bataille. Et chacune des deux versions du hérisson possède son propre gameplay.

Le joueur contrôle Sonic Moderne dans des niveaux linéaires en 3D, avec quelques passages en vue 2D. Le but est toujours aussi simple, rejoindre le plus rapidement possible la fin du parcours, en collectant un maximum d’anneaux pour faire gonfler le score. L’action est rapide, nerveuse, sans pour autant être illisible. Le level design, loin d’être inoubliable, est efficace et Sonic bénéficie de rares déviations pour boucler le niveau.

Point de vitesse en revanche pour la version classique de Sonic (tout du moins dans notre session de jeu) puisque l’objectif était de coller une raclée à un robot géant piloté par le Dr. Eggman. L’absence de réelle difficulté nous a permis de boucler ce combat de boss en deux temps trois mouvements. Pour le reste, Sonic classique parcourt des niveaux en 2,5D qui misent plus sur la verticalité que ceux de son équivalant moderne.

La véritable force de ce Sonic (vous l’avez ?) se situe dans le mode Avatar. Probablement agacé de voir toutes les moqueries vis-à-vis des shittyfriends compagnons de Sonic, Sega a décidé de laisser la possibilité aux joueurs de créer leur propre personnage. Ils ont ainsi le choix entre plusieurs espèces (chat, lapin, hérisson…) et moult armes. Ces dernières octroient au personnage des capacités uniques qui permettent d’aborder les niveaux, en 2,5D avec de rares séquences en 3D, de plusieurs manières différentes.

Lors de notre prise en main, nous pouvions choisir entre un lance-flamme, fort pratique pour se débarrasser rapidement des ennemis ou se propulser plus haut lors d’un saut, ou un éclair qui confère un dash/boost continu tant qu’il y a des ennemis ou des anneaux sur le chemin, ou permet d’éliminer plusieurs importuns d’un seul coup.
Sans révolutionner le style de gameplay mis en place par Sonic Adventure, Sonic Forces est en bonne voie de s’inscrire comme une suite honnête de Sonic Generations, ce qui devrait ravir les fans des péripéties en 3D du hérisson bleu (et leur permettra peut-être d’oublier l’infamie qu’est Sonic Boom). Et pour les fans hardcores de Sonic, Sega dégaine Sonic Mania.

[Test] Warhammer 40 000 : Dawn of War III [PC]

La vache ! Ça fait déjà huit ans que Relic a botté le derrière d’une majorité de développeurs avec son Dawn of War II. Huit ans que le studio canadien a fait table rase du passé pour nous convertir au Waaagh de ces abrutis d’Orks et nous faire oublier – au moins pendant quelques mois – Zergs et Protoss. Voilà, on est aujourd’hui en 2017. Relic voudrait-il nous refaire le coup de la révolution STR avec Dawn of War III ? Est-ce que ce Warhammer 40K lorgne vraiment du côté du MOBA comme certains mauvais augures se plaisent à le prédire ?

Inutile de faire languir plus longtemps ceux qui cherchent une réponse à cette seconde question : non, non et non. Dawn of War III est un STR pur jus et même s’il existe évidemment des points communs, Relic n’a pas cédé aux sirènes du MOBA. Ainsi, qu’il s’agisse des missions de la campagne solo ou des matchs escarmouches en multijoueur, la construction de bases est au rendez-vous. On prend le contrôle de certains points de ressources et on manipule de sympathiques quantités d’unités au travers d’un système de micro-management que ne renieraient pas les classiques du genre, Starcraft en tête de liste. Même le principe des unités d’élite n’en fait pas un MOBA dans la mesure où ces héros sont monnaie courante dans la majorité des STR un tant soit peu modernes.

C’est dit, Dawn of War III est un jeu de stratégie temps réel. Un STR basé sur le Warhammer 40K de Games Workshop et qui se focalise sur trois des principales factions de cet univers : Space Marines, Orks et Eldars. Vous êtes davantage Taus ou Nécrons ? Votre coeur penche pour les sympathiques Tyranides ? Circulez, il n’y a rien à voir et autant vous gâcher la surprise : les autres factions de Warhammer 40K ne sont évoquées ni dans la campagne solo ni en mode multijoueur. Ah, c’est sûr, c’est un peu dommage, mais la campagne solo souffre d’un défaut finalement plus gênant. Comme trop souvent sur les derniers grands STR, cette campagne n’est effectivement qu’un vaste didacticiel, même si sur les dernières missions, les choses se bougent un peu.

Seulement voilà, durant peut-être douze ou treize missions, nous alternons entre les factions : une mission Space Marine, une Ork, une Eldar et ça repart. Relic voulait raconter les événements en « simultané ». Problème, on peine à s’impliquer et, pour le dire plus crûment, on se fait même chier par moments ! Reconnaissons que le charisme de moule des Eldars – et dans une moindre mesure des Space Marines – fait que l’on a qu’une seule envie : retrouver fissa le grossier Gorgutz et son armée de décérébrés ! Waaagh qu’on vous dit ! Soyons magnanimes, la faction Ork est un vrai bonheur à jouer. Les unités sont cradingues, violentes à souhait et l’ambiance qui entoure leurs missions, bien barrée. N’ayez crainte, les saintes nitouches se consoleront avec les Eldars alors que les Space Marines sont entre les deux.