Le suicide comme solution de vie

On les appelle les nématomorphes. Ces petits vers, longs et fins, naissent dans des environnements humides, voire dans l’eau, et se développent directement grâce à d’autres insectes et plus particulièrement les criquets. Ils arrivent ainsi à s’insérer dans les corps vivants en tant que larve puis grandissent en se nourrissant du sang de leur hôte. S’ils n’attaquent jamais la tête ou les pattes, c’est aussi pour avoir le temps de profiter de la « bonne santé » de l’insecte qu’ils parasitent. Adultes, ces vers mesurent jusqu’à dix centimètres. Comment font-ils pour sortir ? Ils poussent les criquets, comme on peut le vérifier dans la vidéo suivante, à se suicider : https://www.youtube.com/watch?time_continue=32&v=Df_iGe_JSzI Dans une étude parue en 2002 et traitant déjà le sujet, il était expliqué que ces derniers avaient tendance à chercher des points d’eau et à sauter dedans dès lors qu’ils étaient infectés. Une fois dans l’eau et leur hôte décédé, les vers sortent et profitent de cet environnement dédié pour se reproduire. « Le comportement des criquets change dès que les vers atteignent l’âge adulte. C’est comme s’ils les contrôlaient pour mieux survivre et réaliser leurs objectifs » peut-on lire.

Le poisson mange le criquet, l’homme mange le poisson

Si les nématomorphes sont connus depuis plusieurs années, leur nombre a considérablement augmenté ces dernières années. Aux États-Unis, on peut ainsi en trouver de plus en plus « dans les bols d’eau des chiens ou, plus troublant, dans les toilettes ». Pour Popular Science, il s’agit « d’une attaque zombie de niveau mondial » qu’il faut prendre très au sérieux. En effet, les spécimens observés pouvant vivre à plusieurs dans un même criquet, leur prolifération dans le reste du monde peut intervenir à tout moment. Ben Hanelt, qui dirige l’étude réalisée au sein de l’Université du Nouveau-Mexique affirme même avoir vu 30 vers sortir d’un même hôte tout en le laissant en vie. Les scientifiques attendent désormais de voir comment vont évoluer les nématomorphes dans les années à venir et quel impact cela pourrait avoir sur d’autres espèces comme les oiseaux ou les poissons qui mangent des criquets. Il faut surtout espérer que ces vers ne finissent pas par habiter le corps des hommes et finissent par devenir un nouveau fléau mondial.

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https://www.youtube.com/watch?v=Q8FHxPocwDM Le ledumahadi mafube a été découvert par les chercheurs de l’université de Witwatersrand, à Johannesburg. Ils expliquent, dans un communiqué, que ce spécimen a vécu il y a environ 200 millions d’années.

Deux fois plus imposant qu’un éléphant

Avec un profil digne des grands animaux (4 mètres de hauteur, 12 tonnes), ce dinosaure avait la particularité d’être herbivore et vivait sur l’actuel territoire de l’État Libre, une province située en Afrique du Sud. L’équipe de paléontologues a détaillé l’importance de leur découverte dans la revue Current Biology.   Si on ne connait pas exactement la nature exacte de l’espèce, il était doté d’un long cou, d’une petite tête et d’une queue allongée. Des caractéristiques types des sauropodomorphes, des bipèdes ou encore des quadrupèdes. De plus, ce spécimen permet de mieux comprendre l’existence des sauropodes, qui ont vécu au cours de l’ère secondaire, entre – 252 et -66 millions d’années avant notre ère. Selon l’étude, l’anatomie du Ledumahadi mafube n’était pas comparable à celui d’un sauropode mais ses ossements permettent de l’affilier avec l’espèce des dinosaures.

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Si ce gros caillou intergalactique goûtait au calme et à la sérénité de l’espace depuis toujours, c’est désormais bien terminé. Hayabusa 2, lancé depuis le Japon en décembre 2014, tourne désormais autour et ce sera le cas jusqu’en décembre de l’année prochaine. Ensuite, retour sur le plancher des vaches de cette bonne vieille Terre.

Les ROVERS passent à l’action !

Mais avant, la sonde aura déposé sur la surface de l’astéroïde plusieurs véhicules d’exploration. Les ROVER-1A et 1B sont sur les lieux, ils ont pour objectif de mesurer la température de Ryugu. Ce n’est pas terminé, puisque Hayabusa 2 doit aussi faire atterrir ROVER-2, qui embarque des outils de mesure optique et ultraviolet pour observer les particules de poussière. Enfin, MASCOT va utiliser sa caméra, son spectromètre, son magnétomètre et son radiomètre pour étudier les petits détails structurels de l’astéroïde. Le mois prochain, la sonde sera suffisamment proche de la surface de Ryugu pour y envoyer un projectile : l’explosion provoquera des envolées de particules qui seront récupérées par Hayabusa 2. https://twitter.com/haya2e_jaxa/status/1043484079469953025 Ces petits morceaux d’astéroïdes voyageront ensuite vers la Terre, où ils seront entre les mains des scientifiques fin 2020, si le retour se passe bien. Cette mission est aussi (et surtout) l’occasion de voir des images sensationnelles de Ryugu et de l’espace, que l’on peut admirer depuis le compte Twitter de la sonde.

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[caption id="attachment_50091636" align="aligncenter" width="780"] Crédit Mayo Clinic[/caption] Aux Etats-Unis, une avancée significative a été effectuée. Un homme de 29 ans, qui avait perdu l’usage de ses jambes après un accident de motoneige, a retrouvé la mobilité de ses deux jambes. l’homme a parcouru la distance de 331 mètres, soit l’équivalent d’un terrain de football. Cet exploit a été rendu possible grâce notamment aux chercheurs de la Mayo Clinic, dans le Minnesota et de l’université de Californie. des chercheurs de l’université de Louisville (Kentucky) ont utilisé un procédé similaire sur deux autres patients. “Participer à cette étude a véritablement changé ma vie, témoigne l’une des patientes de l’équipe de Louisville dans le Guardian. Cela m’a apporté un espoir que je ne pensais plus possible après mon accident de voiture” explique Jered Chinnock, patient à la clinique MayoC’est la première fois que des patients paraplégiques, victimes d’une lésion à la moelle épinière, réalisent des pas sans la moindre aide et volontairement. https://www.youtube.com/watch?v=MQ6ggOdQz2k

Des semaines d’efforts et des électrodes implantés

Il a fallu des semaines de rééducation poussées et un système de stimulation électrique dans la zone de la moelle épinière pour permettre aux patients de retrouver l’usage de leurs jambes. Les examens effectués en amont laissaient penser que les patients avaient perdu toute mobilité. Si ces résultats sont impressionnants, le procédé a pour le moment certaines limites. Les déplacements de Jered étaient par exemple bien plus lents que ceux d’un humain en bonne santé. Nous sommes donc encore loin du stade où des patients pourraient par ce biais retrouver la totalité de leurs facultés motrices.    

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Il est déjà possible de reproduire en laboratoire toutes sortes d’organes humains, mais l’œil est particulièrement complexe. C’est pourtant l’exploit accompli par Michael McAlpine, professeur à l’université du Minnesota, qui a fabriqué un « œil bionique » avec l’aide d’une imprimante 3D.

Des photodiodes au fond de l’œil

L’organe a été conçu en imprimant des photodiodes à l’arrière d’un dôme en verre hémisphérique. La taille de ce dôme est celui de la partie arrière d’un œil humain… Pour y parvenir, le chercheur et son équipe ont dû mettre au point une encre spéciale car il est très difficile d’imprimer des semi-conducteurs sur une telle surface. L’encre en question contient donc des particules d’argent ayant la faculté de sécher rapidement. Les photodiodes en elles-même ont été déposées sur des bandelettes. Cet œil, un prototype loin d’être fonctionnel, parvient tout de même à convertir 25% de la lumière en électricité. Insuffisant pour les besoins humains, mais c’est déjà un accomplissement en soi. Ce d’autant que l’impression n’a duré qu’une heure… Il reste évidemment beaucoup de travail pour parvenir à créer un œil viable, mais ce prototype montre la voie. Le professeur McAlpine n’est pas un inconnu dans le domaine de l’impression 3D d’organes. En 2013, alors qu’il travaillait au sein de l’université de Princeton, il avait créé une oreille synthétique mêlant électronique et tissu biologique. L’imprimante 3D qui saura reproduire un être humain au complet reste encore à inventer, mais on y arrive…

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Cette « grande zone d’ordures du Pacifique » (GPGP pour « Great Pacific Garbage Patch ») est un cauchemar environnemental. Mais ce n’est pas une fatalité : un projet de nettoyage de la zone a été mis en œuvre, et un premier test a été lancé par le projet Ocean Cleanup. Il s’agit de placer au large de San Francisco, à 240 miles nautiques, l’Ocean Cleanup System 001.

L’éboueur de l’océan

Ce filet qui prend la forme d’un U collectera les morceaux de plastique flottant à la surface de la zone de test. Il utilisera le courant, les vagues et le vent pour se déplacer seul. Une fois les morceaux de plastique piégés à l’intérieur du filet dérivant, des bateaux viendront récupérer les déchets pour ensuite les traiter et les recycler. https://www.youtube.com/watch?v=O1EAeNdTFHU Il ne s’agit pas d’attraper du poisson, assure les responsables du projet, qui ne veulent récupérer « que du plastique ». Le System 001 est suffisamment serré pour piéger des morceaux de toutes petites tailles (jusqu’à un millimètre). Le filet restera en mer pendant deux semaines, les résultats seront analysés, et si tout va bien il sera déployé à 900 miles nautiques, en plein sur le continent de déchets. L’appareil devrait être en mesure de récolter 55 tonnes de plastique par an. C’est une goutte d’eau dans les 80 000 tonnes qui s’entassent dans le vortex du Pacifique, mais à terme ce sont 60 de ces systèmes qui prendront la mer. Objectif : extraire 50% du continent de plastique tous les cinq ans… Il faut savoir que 9 millions de tonnes de plastique sont déversées chaque année dans l’océan, avec une bonne partie qui va trouver refuge dans le GPGP.

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