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Catégorie : ps4

[Test] Horizon Zero Dawn : The Frozen Wilds

Le 1er mars dernier, les équipes de Guerrilla Games dévoilaient leur nouveau titre, un certain Horizon Zero Dawn (notre test maison). Après avoir longtemps été associé à la franchise Killzone, le studio parvenait à se libérer de ses chaînes et à prouver à de nombreux joueurs qu’il avait le talent pour une aventure plus ambitieuse. Auréolée de nombreuses récompenses et d’une belle réputation, cette exclusivité PS4 s’est rapidement écoulée à plus de trois millions d’exemplaires dans le monde, forgeant ainsi un succès mérité pour un titre aussi beau que riche. Sept mois plus tard, c’est le premier DLC solo nommé « The Frozen Wilds » qui débarque, tentant ainsi de nous faire replonger dans cet univers post-apocalyptique si particulier. Une réussite ?

Scénario où es-tu, où es-tu ?

Évoquons dans un premier temps la trame scénaristique du DLC. On retrouve bien évidemment Aloy, l’héroïne du jeu principal, qui va devoir cette fois s’aventurer tout au Nord, dans les montagnes enneigées, afin de rencontrer les Banuks. On savait peu de choses de ce peuple nomade qui avait été brièvement présenté durant l’arc principal du titre, et le principal intérêt de « The Frozen Wilds » est donc bien de nous en apprendre plus. On y rencontre notamment plusieurs chefs de clan et CYAN, une intelligence artificielle qui pourrait bien répondre à plusieurs de nos interrogations après avoir terminé le chapitre final du jeu original. Si le scénario de ce DLC se veut intéressant, il n’est néanmoins pas assez captivant pour véritablement nous convaincre. Effectivement, il apporte quelques réponses aux questions qu’on aurait pu se poser après en avoir fini avec la trame principale, mais il reste finalement trop simple et avare en rebondissements et en séquences fortes. Et c’est bien là le gros défaut de cet add-on qui aurait dû miser sur son histoire pour passionner les joueurs avant un éventuel second épisode. Et il n’y parvient clairement pas et préfère miser sur d’autres points pour inciter le joueur à se replonger dans l’aventure.

Pour venir à bout de « The Frozen Wilds », comptez une douzaine d’heures. Si la quête principale ne nécessite pas plus de sept heures de jeu, sachez qu’il est nécessaire d’atteindre le niveau 50 pour réaliser la dernière mission. Il faut donc être réaliste : ce DLC ne s’adresse qu’à ceux qui ont déjà terminé l’aventure originale une première fois et qui oscillent entre le niveau 35 et 40. Son véritable intérêt se trouve dans ses à-côtés. En plus de la quête majeure, de nombreuses missions secondaires viennent s’ajouter pour renforcer la durée de vie et offrir quelques éléments clés à Aloy. On pense notamment aux « cristaux bleus », l’une des grandes nouveautés de ce contenu additionnel, qui permettent de troquer avec des marchands et de s’offrir de nouvelles armures et armes. Notons qu’en plus des traditionnels arcs, on peut mettre la main sur trois nouvelles armes puissantes : Le Souffle de Forge (le feu), le Foudroyeur (la foudre) et le Rail de Glace (la glace, bravo). Il faudra rapidement les maîtriser venir à bout de votre mission.

Daemon de minuit

En plus de nous présenter une nouvelle zone de jeu, totalement inédite et située au nord de la carte, « The Frozen Wilds » introduit de nouveaux ennemis, dominés par un Daemon. Bien plus puissants et durs à cuire que ceux que nous avions pu rencontrer jusque-là, ils vous donneront certainement du fil à retordre. Encore plus que ce fut le cas dans l’aventure principale, il sera bien souvent nécessaire d’analyser les situations qui se présenteront avant de passer à l’attaque (analyse des forces et faiblesses des ennemis) et de privilégier, autant que possible, la discrétion. Ce DLC se démarque donc par sa difficulté parfois très élevée qui ajoute finalement un challenge important et qui joue sur la durée de vie globale du titre. On pense notamment à la dernière mission qui nous confronte à des boss très puissants et qui pourraient, comme ce fut mon cas, donner l’envie à certains de lancer la manette en plein cœur du téléviseur.

Préparez-vous à en baver

En plus de ces ennemis, le DLC introduit aussi un nouvel arbre de compétences, nommé La Voyageuse, qui vous permettra de débloquer huit nouvelles aptitudes spéciales, très intéressantes pour évoluer dans ce nouveau contenu (augmentation du sac de ressources, réparation de nos montures…). Malheureusement, ces compétences ne sont valables que dans cette zone spéciale et vous ne pourrez pas les utiliser en dehors, sur le reste de la carte. Dommage.

Techniquement parlant, ce contenu additionnel reste similaire à ce que nous avions vu il y a sept mois. Ce qui nous est dépeint est sublime et parfaitement maîtrisé, notamment sur une PS4 Pro. Les textures flattent nos rétines, une fois encore, et les différents effets que l’on peut admirer dans le jeu (lumières, feu,neige) sont extrêmement réussis. La direction artistique est une fois de plus à la hauteur, notamment en ce qui concerne les différents intérieurs, bien qu’on aurait aimé voir d’autres paysages que ces vastes montagnes enneigées.

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Test : Wolfenstein II: The New Colossus : Boches in the USA

Cela fait maintenant trois ans que MachineGames est en charge de la saga Wolfenstein. Après un premier épisode sous forme de reboot salué par la critique et les joueurs, le studio suédois repart pour un tour avec Wolfenstein II : The New Colossus. Un jeu qui se veut comme la confirmation de la nouvelle direction prise par la série.

Dans le monde du jeu vidéo, William J. Blazkowicz est une légende. Ces 25 dernières années, le héros d’un des premiers FPS de l’histoire éradique des nazis par palette entière sans se poser de questions. Une légende qui avec le temps, et les nombreux FPS sortis depuis, s’est étiolée. Heureusement pour nous, en 2014, MachineGames s’est attelé à la lourde tâche de reconstruire le mythe autour du brave Blazkowicz.

Comme nous apprenait The New Order, plus question de lutter contre les nazis pour tenter de gagner la guerre, elle est perdue depuis longtemps. Il faut désormais combattre pour mettre fin à la tyrannie qui s’est abattue sur le monde. Après avoir rejoint la résistance, bousillé du nazi sur le Vieux continent et mis fin aux sombres desseins du général Strasse, il est temps pour B.J. de porter le combat sur un autre terrain, celui de l’Oncle Sam.

De Inglorious Basterds à Iron Sky

Wolfenstein 2 démarre immédiatement après la fin du premier épisode. William J. Blazkowicz (que l’on appellera désormais B.J. ou Blazko) est un homme brisé. Son combat contre Deathshead lui a laissé de profondes blessures et il sent venir sa fin. Bref, il n’est pas au meilleur de sa forme. Un homme brisé qu’on vous dit. Attendez, on vous a dit qu’il était mal en point ? Non ? Si vous n’arrivez pas à vous souvenir que B.J. est un homme brisé, pas d’inquiétudes, il se fera une joie de vous le répéter, toutes les trois répliques durant une bonne partie du jeu.

Cette diminution physique se ressent sur le gameplay. Ainsi, on parcourt le premier niveau en chaise roulante, notre barre de vie est réduite pendant la première moitié du jeu, contrairement à notre barre d’armure qui elle est doublée. En jouant à Wolfenstein II, vous allez vite vous rendre compte que la narration a une place importante, au point que le gameplay est souvent à son service.

Car MachineGames prend le contre-courant de ce qui se fait en matière de FPS aujourd’hui et persiste à proposer un jeu de tir à la première personne solo et narratif. Vous pensiez avoir affaire à un FPS bas du front ? Détrompez-vous, vous êtes en face d’un FPS bas du front avec un scénario. Et globalement bien écrit qui plus est. En plus d’intégrer quelques surprises et bonnes idées narratives, que l’on se gardera de vous divulguer, le titre alterne entre humour noir, dans des moments dignes d’un film de Tarantino, et phases plus sombres.

Une fois encore, le studio suédois a mis l’accent sur ses personnages. On découvre ainsi que Blazko n’est pas qu’une simple machine à tuer du nazi, mais qu’il possède un petit coeur qui bat (plus pour longtemps si on l’écoute) et surtout, des sentiments. On en apprend plus sur son enfance difficile, ainsi que sa relation avec Anya, infirmière polonaise rencontrée dans The New Order.

Mais c’est surtout à travers ses relations avec les personnages secondaires que B.J. se dévoile. MachineGames déploie une nouvelle fois une palette de PNJ haut en couleurs. On retrouve des têtes connues telles que Max Hass, Carolin, Bombate. On s’attache aux nouveaux venus, à l’instar de Grace, leader de la résistance afro-américaine ou Super Spech, avocat complotiste persuadé de l’existence des aliens. On rigole avec eux, on est attristé quand certains disparaissent. Bref on prend plaisir à dialoguer avec cette bande de résistants.

Cependant, la narration est loin d’être parfaite et flirte parfois avec les pires séries Z, que ce soit avec des répliques ultra-convenues ou des séquences entières. Le véritable problème survient finalement sur la construction narrative qui est trop proche de celle du précédent opus. Les rebondissements surviennent parfois au même moment dans l’histoire, sans parler du final qui partage trop de similitudes avec celui de The New Order.

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[Test] Assassin’s Creed Origins est-il le meilleur opus de la saga ?

Il y a près de dix ans, nous découvrions un certain Desmond Miles et son aïeul assassin, le bien nommé Altaïr. Que s’est-il passé durant cette décennie ? Des jeux estampillés Assassin’s Creed se sont enchaînés les uns après les autres, forgeant à la série une popularité grandissante, mais l’épuisement quelque peu également. Les joueurs avaient donc besoin d’un renouvellement. Et c’est là qu’est censé intervenir Origins, que son éditeur a laissé mijoter un peu plus longtemps que ses prédécesseurs. Cet épisode tient-il vraiment toutes ses promesses ? C’est la question à laquelle nous allons répondre.

Un épisode spécial

Bienvenue en -49 avant Jésus Christ. Nous sommes en Egypte et suivons les aventures de Bayek, un Medjaÿ (un défenseur du peuple) bien avant que la confrérie des Assassins telle que nous la connaissons ne soit créée. Tout débute par un événement majeur dans la vie de cet homme qui a vu la vie de son petit garçon lui être arrachée par des êtres masqués. C’est à partir de ce jour qu’il décide, avec sa compagne Aya, de mettre fin aux agissements de « l’Ordre des anciens ».

Bayek & Aya

C’est le point de départ de l’aventure qui nous est contée. Et il faut bien avouer qu’on prend du plaisir à suivre les évènements qui sont dépeints au fur et à mesure que les heures tournent. Malheureusement, comme c’est souvent le cas dans la série, l’intérêt que l’on peut porter au scénario est assez limité. Si on accroche vite aux personnages et notamment aux deux grands héros de cet épisode, on perdra au fur et à mesure pied face à l’ampleur de la tâche qui nous est confiée. Malgré tout, il faut noter l’envie certaine chez Ubisoft de nous présenter une histoire intrigante.

Ce qui marque de son empreinte cet opus, ce sont aussi les personnages historiques que le studio intègre avec intelligence à l’univers Assassin’s Creed. Au fil des heures, on rencontre ainsi, notamment, Cléopâtre, Jules César ou Ptolémée. Et il faut bien avouer que leur rôle, tout comme leur intérêt, est renforcé par « l’origin story » qui tourne autour de cet épisode, finalement spécial dans la chronologie de la série.

Ptolémée a une grande soif de pouvoir

Mélange de genres

Mais là où Assassin’s Creed : Origins trouve sa véritable force, c’est dans le contenu qu’il propose aux joueurs. Cette fois, vous faites face à un véritable monde ouvert proposant de nombreuses quêtes et activités variées. On pourra ainsi voyager, à dos de cheval ou de chameau, de Siwa en passant par Alexandrie ou Memphis. Et dans chacune de ces villes, il y a la possibilité d’interagir avec les habitants, ces derniers demandant de l’aide constamment pour venir à bout de missions à la difficulté grandissante. Ces quêtes annexes, nombreuses, ne sont pas les seules choses que vous pourrez accomplir durant votre aventure. On trouve ainsi sur notre chemin des camps ennemis à défaire, des pyramides à explorer ou des tombeaux à piller, en plus de l’aventure principale et des missions secondaires.

Cela allonge, bien évidemment, la durée de vie du jeu qui peut se vanter d’être le plus généreux de la série. Comptez en effet une trentaine d’heures pour venir à bout de l’histoire et au moins le double pour s’assurer d’avoir tout fait convenablement. Si on note une véritable volonté de proposer au joueur des quêtes diverses et variées, on ne peut s’empêcher de noter une certaine répétitivité après une vingtaine d’heures. La faute à des missions qui utilisent, souvent, des structures similaires pour mener à bien leur finalité.

En ce sens, la carte de cet Assassin’s Creed est impressionnante. Elle s’étend tellement qu’au bout de plus de trente heures de jeu, nous n’avions toujours pas posé les pieds dans une demi-douzaine de zones. Tout a été réalisé avec un soin hors norme ce qui permet de passer de paysages luxuriants à des déserts arides et des plaines verdoyantes. Les villes regorgent de vie et on ressent un véritable souci du détail, notamment dans l’architecture des monuments et lieux emblématiques des grandes cités de l’Egypte ancienne. Les développeurs ont eu l’intelligence de s’adapter au contexte historique de l’époque pour nous faire éprouver cette association entre une Egypte traditionnelle et la Rome antique. L’ambiance qui en découle est par ailleurs admirable tant elle nous plonge profondément dans cette époque de l’humanité si particulière et passionnante.

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[Test] L’Ombre de la Guerre : une suite qui en vaut vraiment la peine ?

Il y a trois ans, les fans du Seigneur des Anneaux et plus généralement des ouvrages de J.R.R. Tolkien découvraient le premier jeu vidéo estampillé Terre du Milieu sur consoles de nouvelle génération. Mettant en scène Talion, gardien de la porte noire du Mordor, et Celebrimbor, le créateur des anneaux de pouvoir, le titre avait reçu des critiques plutôt positives, mettant en avant notamment son fameux système Némésis. Aujourd’hui, c’est sa suite directe, L’ombre de la Guerre, qui débarque sur nos PS4, Xbox One et PC avait un objectif bien précis en tête : nous en donner encore plus. Mais est-ce mieux ? On va tenter de répondre à la question.

Le Mordor vous appelle

Tolkien, c’est non

Talion est de retour, plus torturé que jamais. Cette fois, il compte bien en finir avec le seigneur des ténèbres, le mal aimé Sauron. Et dans sa quête de vengeance, il aura bien besoin de soutiens, autant celui de son acolyte, Celebrimbor, sans qui il aurait trépassé depuis bien longtemps, que ceux de nouveaux amis, aussi mystérieux soient-ils. L’histoire de cet Ombre de la Guerre se résume aussi aisément. Et il n’y a pas grand-chose de plus savoureux à y ajouter. Il faut être clair dès le départ, si vous comptiez en apprendre beaucoup sur les différentes œuvres et histoires écrites par Tolkien, passez votre chemin. Tout d’abord parce que le jeu ne prend pas le temps de chercher ses origines dans des ouvrages comme Le Silmarillion. Une majorité de ce qui nous est présenté a été inventé pour les besoins de ce nouvel opus. Et puis, dans un second temps, parce que l’histoire est progressivement effacée par la mécanique principale du jeu en lui-même : son système Némésis.

Il va falloir vous accrocher

En effet, Némésis a été revu, et surtout corrigé, pour apporter au joueur de nombreuses nouveautés qui font gagner « L’Ombre de la Guerre » en intérêt. Cette fois, il ne s’agit pas simplement de tuer vos ennemis et de tenter de renverser l’ordre établi. Le gameplay gagne en profondeur grâce à l’ajout de la création de notre propre armée, que l’on devra établir au fil de nos rencontres, de nos batailles et des tactiques menées. Chaque grand chef suprême qui dirige un territoire de la carte commande des chefs de guerre, qui eux-mêmes ont sous leurs ordres des capitaines. Et c’est à vous, si vous voulez renverser le pouvoir et devenir ce fameux grand chef, de trouver les méthodes les plus ingénieuses.

Némésis system

Pour cela, il vous faudra bien évidemment partir en guerre mais aussi dominer et prendre le contrôle de vos ennemis. Il sera nécessaire de choisir ce que doivent faire les capitaines : vous assister au combat, aller affronter un autre ennemi ou infiltrer leur chef de guerre. Et au fur-et-à-mesure de votre aventure, vous comprendrez à quel point ces choix stratégiques sont importants pour faciliter la bataille finale contre le grand chef, qui attendra cloîtré dans sa citadelle. Dès que vous vous sentez prêt à l’affronter, il faudra alors choisir quel type de renforts doivent vous accompagner et surtout, quels sont les alliés qui méritent d’être aux côtés de Talion dans cette grande bataille. Cet assaut final est d’ailleurs souvent impressionnant et a le mérite d’être assez intelligent pour prendre véritablement en compte tout ce qui a été construit auparavant par le joueur.

Au-delà de son système Némésis, L’Ombre de la Guerre a aussi amélioré toute la partie personnalisation du personnage. Notre bon Talion ne s’arrête plus simplement à l’augmentation de niveaux et au gain d’aptitudes. L’arbre de compétences est bien plus complet et développé que chez son prédécesseur et octroie des possibilités bien plus intéressantes au joueur pour développer son héros. On retrouve d’ailleurs cette volonté dans l’amélioration de l’équipement de Talion. On peut ainsi changer épée, arc, armure et même anneau de pouvoir, pour lui conférer des forces supplémentaires et aussi, changer son costume dans le jeu. Un degré de personnalisation supplémentaire qui ravira les fans de la première heure et ceux qui aiment par-dessus tout que leur héros ait une classe certaine.

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