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Catégorie : PC

[Prise en main] Le Xiaomi Mi Notebook Pro est-il le PC portable de vos rêves ?

En octobre dernier, le fabricant chinois Xiaomi sortait son Mi Notebook Pro, premier PC Portable de la marque à proposer un écran d’une diagonale de 15,6 pouces. Annoncé comme le premier véritable concurrent du MacBook Pro, avec des caractéristiques techniques similaires et un prix revu à la baisse, l’appareil avait de quoi faire saliver. C’est donc avec beaucoup de curiosité que nous avons pu mettre la main sur un de ces PC portable dans l’unique but de vérifier si les promesses dont il se vantait se vérifiaient dans la dure réalité.

Les caractéristiques techniques

Caractéristiques  
Système Windows 10 Home Chinois
Chargeur USB-C 65W 3.25A
Stockage SSD de 256Go extensible via M2 2280
Clavier QWERTY 83 touches rétroéclairés
Prise casque Oui Jack
Webcam Oui frontal 1 Mégapixel
Capteur Empreinte Oui – pavé tactile
HDMI Oui 1.4
Slot Carte SD Oui
Carte graphique Nvidia MX150 2GO
Résolution Full HD 1920×1080 pixels
Type d’écran Dalle LCD IPS
WiFi Double bande 802.11a/b/g/n/ac
Processeur Au choix : Intel Core i5 8250 ou i7 8550
Dimension 360,7 x 243,6 x 15,9 mm
Taille de l’écran 15,6 pouces (environ 40 centimètres)
Mémoire 8Go ou 16 Go en DDR4
Batterie 7.6V / 6900mAh 60 watts
Bluetooth 4.1
USB 4 : 2 Type-C & 2 Type-A (3.0)
Poids 1.95kg

Le design et les finitions

Très fin, voilà comment on pourrait décrire le Mi Notebook Pro au premier abord. L’appareil réussit à étonner notamment lorsqu’on l’utilise pour la première fois, grâce à son écran très fin. Avec des courbes simples, mais élégantes, l’ordinateur fait forcément penser à son modèle : le MacBook Pro. L’ensemble est très épuré et on le prend en main aisément. La petite cavité permettant d’ouvrir l’écran est par exemple une belle idée puisqu’il est très facile et avec une seule main de déplier son appareil. Notons que le Mi Notebook Pro pèse environ 1,95 kilo, ce qui reste correct pour un ordinateur de ce type, mais tout de même 700 grammes de plus que son aîné, le Mi Notebook Air 13,3 pouces.

Si le design général ne permet pas au Notebook Pro de se démarquer de la concurrence, malgré la classe renvoyée par sa sobriété, notons des finitions exemplaires. Les bords sont lisses et la peinture présente un gris chromé des plus séduisant. Il faut bien avouer que l’ordinateur possède tout de même de sacrés ressemblances avec son modèle à la pomme croquée, qui est plutôt un gage de qualité. Sur le ventre du Notebook Pro on retrouve une large grille de ventilation. Des haut-parleurs stéréo sont, eux, situés de part et d’autre du PC tandis que cinq petits patins en caoutchouc laissent passer le son et permettent également une meilleure ventilation. Le tout est plutôt convaincant et chic et ne fait vraiment pas bas de gamme.

Le clavier quant à lui, qui est en QWERTY, est chicklet. La frappe est assez courte, ce qui pourrait signifier qu’il n’a pas vraiment été pensé pour permettre de jouer mais plus pour une utilisation bureautique poussée.

L’écran

Avec son écran 15,6 pouces (environ 40 centimètres de diamètre) en Full HD protégé par une dalle de verre Corning Gorilla Glass, le Notebook Pro fait plaisir. Bien qu’on n’atteigne pas les 2 560 x 1 600 pixels à 227 pixels par pouce du MacBook Pro, ce choix a certainement été réalisé vis-à-vis de la batterie dans un premier temps puis pour ménager le processeur graphique dans un second temps. Les couleurs sont fidèlement rendues et le contraste satisfaisant.

L’écran est malheureusement un peu trop brillant, ce qui gênera les personnes qui l’utiliseront dans des endroits avec une forte luminosité extérieure. On retrouve bien évidemment les petites bandes noires latérales présentes également sur les autres modèles de Xiaomi. Ces bordures mesurent donc environ 6,5 mm, ce qui reste très acceptable sur ce type de modèle. Que ce soit pour une utilisation web ou pour divers médias (jeux vidéo, films…), le Notebook Pro propose un rendu d’excellente facture avec une image superbe à une distance correcte. Les noirs sont surprenants de profondeurs même si les couleurs plus froides sont parfois un peu plus fades. La dalle IPS de l’appareil profite quoi qu’il en soit d’un rendu global très honorable et conviendra aisément aux futures utilisations hybrides.

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Test du PC gamer MSI Infinite X

Avec le succès de la gamme Infinite A, MSI a profité de cette fin d’année pour annoncer son nouvel Infinite X qui reprend forcément le même châssis que le Infinite A avec ses différents compartiments qui permet un meilleur refroidissement général. La gamme Infinite X représente le haut de gamme de MSI.

Ainsi, si la forme reste la même, le fond change puisque le Infinite X vous propose un processeur Intel Core i7 de huitième génération (Coffee Lake), une carte mère à base d’Intel Z370 au format Micro-ATX, jusqu’à 64 Go de RAM (16 Go dans notre modèle de test), deux ports M.2 pour des SSD, une carte graphique Nvidia GeForce GTX 1080 Ti dans notre modèle de test, des logements pour des disques durs 3,5″ ou 2,4″ et une multitude de connectiques dont de l’USB-C, etc.

On retrouve bien évidemment tout le système d’éclairage LED de l’Infinite A et on apprécie fortement la frise en façade qui n’est pas sans rappeler une sorte d’artefact Alien (oui, je suis en plein Star Trek Discovery). Je reviens vite fait sur le châssis qui est compartimenté en 3 chambres avec une partie pour le GPU, refroidi par le système maison, Silent Storm Cooling 3, de MSI, une autre partie pour le CPU et la dernière pour l’alimentation (PSU pour les intimes). On notera également, en option, la possibilité d’avoir une plaque de verre trempée pour mieux voir l’intérieur de la bestiole au quotidien.

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Test : Wolfenstein II: The New Colossus : Boches in the USA

Cela fait maintenant trois ans que MachineGames est en charge de la saga Wolfenstein. Après un premier épisode sous forme de reboot salué par la critique et les joueurs, le studio suédois repart pour un tour avec Wolfenstein II : The New Colossus. Un jeu qui se veut comme la confirmation de la nouvelle direction prise par la série.

Dans le monde du jeu vidéo, William J. Blazkowicz est une légende. Ces 25 dernières années, le héros d’un des premiers FPS de l’histoire éradique des nazis par palette entière sans se poser de questions. Une légende qui avec le temps, et les nombreux FPS sortis depuis, s’est étiolée. Heureusement pour nous, en 2014, MachineGames s’est attelé à la lourde tâche de reconstruire le mythe autour du brave Blazkowicz.

Comme nous apprenait The New Order, plus question de lutter contre les nazis pour tenter de gagner la guerre, elle est perdue depuis longtemps. Il faut désormais combattre pour mettre fin à la tyrannie qui s’est abattue sur le monde. Après avoir rejoint la résistance, bousillé du nazi sur le Vieux continent et mis fin aux sombres desseins du général Strasse, il est temps pour B.J. de porter le combat sur un autre terrain, celui de l’Oncle Sam.

De Inglorious Basterds à Iron Sky

Wolfenstein 2 démarre immédiatement après la fin du premier épisode. William J. Blazkowicz (que l’on appellera désormais B.J. ou Blazko) est un homme brisé. Son combat contre Deathshead lui a laissé de profondes blessures et il sent venir sa fin. Bref, il n’est pas au meilleur de sa forme. Un homme brisé qu’on vous dit. Attendez, on vous a dit qu’il était mal en point ? Non ? Si vous n’arrivez pas à vous souvenir que B.J. est un homme brisé, pas d’inquiétudes, il se fera une joie de vous le répéter, toutes les trois répliques durant une bonne partie du jeu.

Cette diminution physique se ressent sur le gameplay. Ainsi, on parcourt le premier niveau en chaise roulante, notre barre de vie est réduite pendant la première moitié du jeu, contrairement à notre barre d’armure qui elle est doublée. En jouant à Wolfenstein II, vous allez vite vous rendre compte que la narration a une place importante, au point que le gameplay est souvent à son service.

Car MachineGames prend le contre-courant de ce qui se fait en matière de FPS aujourd’hui et persiste à proposer un jeu de tir à la première personne solo et narratif. Vous pensiez avoir affaire à un FPS bas du front ? Détrompez-vous, vous êtes en face d’un FPS bas du front avec un scénario. Et globalement bien écrit qui plus est. En plus d’intégrer quelques surprises et bonnes idées narratives, que l’on se gardera de vous divulguer, le titre alterne entre humour noir, dans des moments dignes d’un film de Tarantino, et phases plus sombres.

Une fois encore, le studio suédois a mis l’accent sur ses personnages. On découvre ainsi que Blazko n’est pas qu’une simple machine à tuer du nazi, mais qu’il possède un petit coeur qui bat (plus pour longtemps si on l’écoute) et surtout, des sentiments. On en apprend plus sur son enfance difficile, ainsi que sa relation avec Anya, infirmière polonaise rencontrée dans The New Order.

Mais c’est surtout à travers ses relations avec les personnages secondaires que B.J. se dévoile. MachineGames déploie une nouvelle fois une palette de PNJ haut en couleurs. On retrouve des têtes connues telles que Max Hass, Carolin, Bombate. On s’attache aux nouveaux venus, à l’instar de Grace, leader de la résistance afro-américaine ou Super Spech, avocat complotiste persuadé de l’existence des aliens. On rigole avec eux, on est attristé quand certains disparaissent. Bref on prend plaisir à dialoguer avec cette bande de résistants.

Cependant, la narration est loin d’être parfaite et flirte parfois avec les pires séries Z, que ce soit avec des répliques ultra-convenues ou des séquences entières. Le véritable problème survient finalement sur la construction narrative qui est trop proche de celle du précédent opus. Les rebondissements surviennent parfois au même moment dans l’histoire, sans parler du final qui partage trop de similitudes avec celui de The New Order.

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