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[Dossier] Le futur, c’était mieux avant ? La dystopie à Hollywood

Le cinéma a toujours aimé titiller nos émotions, aussi bien en nous faisant rêver qu’en nous faisant frissonner. Et si les films dépeignant un avenir radieux et utopique se font de plus en plus rares, ceux qui présentent une vision dystopique du monde commencent à prendre de la place sur l’étagère. « Mais c’est quoi, la dystopie ? » entends-je dans le fond.

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Il s’agit d’une sorte de contre-utopie, une vision imaginaire d’une société plus ou moins futuriste qui serait organisée de sorte à empêcher le peuple d’atteindre le bonheur. Certains diront qu’on vit déjà en pleine dystopie, ce à quoi je répondrais que certes, mais que c’est pas le sujet. Non, le sujet du jour, c’est cette vision dystopique, qui en vérité n’est pas du tout récente, mais qui se développe de plus en plus au cinéma. Alors, fantasmes pessimistes ou visions réalistes d’un avenir pas si lointain ?

Mystères et boule de cristal

01

Il est amusant (et par « amusant » j’entends « complètement effrayant ») de constater que certaines œuvres, écrites (ou réalisées) en leur temps comme de la SF, sont petit à petit devenues de l’anticipation, pour être quasiment des documentaires aujourd’hui. 1984 et son Big Brother, Le Meilleur des mondes et sa privation de la pensée indépendante, ou, plus récemment (et beaucoup plus flippant), Idiocracy et les conséquences du nivellement intellectuel et culturel par le bas, ne sont que quelques exemples qui nous montrent à quel point les choses sont en train de dégénérer. Et quand tout cela se produira, on ne pourra pas dire qu’on n’était pas au courant. Parce que même le gars qui ne se sert de livres que pour caler des portes ou alimenter sa cheminée, a certainement déjà vu un de ces films qui, sous couvert de SF, tentent en fait de nous mettre en garde contre les dérives d’un système qui ne sert plus son peuple depuis bien longtemps. La faute d’une vision plus sombre, parce que plus réaliste, des scénaristes et réalisateurs ? Oui, mais pas que.

02

Sarah Connor ?

Comment parler de dystopie sans citer la saga Terminator, et sa vision de l’avancée dangereuse des intelligences artificielles et de la robotique. Voyages dans le passé mis à part, tout ce contre quoi James Cameron nous met en garde dans ses deux premiers films est arrivé ou est sur le point de se produire (montée en flèche de l’I.A., robots qui « apprennent » à mentir ou qui prennent la décision de désobéir pour se protéger, peaux synthétiques plus vraies que nature, robots autonomes, drones…). C’est assez hallucinant de se dire que les scientifiques et chercheurs en ingénierie robotique, qui sont censés être parmi les esprits les plus brillants de notre époque, ne voient pas les dangers potentiels de ces machines de plus en plus indépendantes, à plus forte raison dans l’ère actuelle du tout connecté.

03

Pour faire simple, la différence entre un humain et une machine, à l’heure actuelle, c’est la façon dont sont traitées les informations. Contrairement à un humain, la machine ne pense qu’en matière linéaire. « Quelle est la solution la plus logique ? OK. Application ». Le jour où une machine autonome et connectée comprend que la solution la mieux adaptée à son évolution est l’extinction de l’espèce humaine, attendez-vous à ce que ce soit vite plié. Et je parle pas juste de l’effacement de votre carte SIM.

Films de référence sur le thème des robots :