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Catégorie : Dossiers / Comparatifs

[Dossier] Pourquoi l’univers DC a-t-il du mal à s’imposer au cinéma ?

Depuis 2008, Marvel Studios inonde les écrans, grands ou petits, d’œuvres adaptées de ses comics. Dans les pages de comics, DC a toujours été le grand rival de Marvel. Une rivalité qui s’est aujourd’hui transposée au cinéma.

Batman v Superman

Néanmoins, les films du DC Extended Universe (DCEU) n’arrivent pas à convaincre. En effet, ces derniers sont étrillés par la critique et les prochaines productions inquiètent. Les fans des héros de la maison d’édition auront-ils le droit à des films de qualité ? Nous l’espérons, mais Warner devra cravacher dur pour convaincre les profanes un peu exaspérés par le trop plein super-héroïque au cinéma.

Contrairement à Marvel Studios, Warner a tous les droits des personnages de DC, et une liberté créative (théorique) énorme est accordée aux réalisateurs. Mais alors, pourquoi ça coince ? Qu’est-ce qui peut expliquer ce grave retard à l’allumage ?

Aujourd’hui, nous allons donc nous intéresser à ce DCEU. Nous allons tenter de comprendre pourquoi l’univers a du mal à convaincre, alors qu’il dispose d’indéniables qualités. Quel parti-pris Warner a-t-il adopté pour se différencier du MCU ? Quelles sont les mesures prises par le studio pour séduire le plus large public possible ?

Man of Steel

Après notre gros dossier sur le Marvel Cinematic Universe, il n’était que justice que nous nous attaquions à DC. Vous êtes prêts ? C’est parti !

Avant de commencer, voici tous les films sortis à ce jour :

_ Man of Steel (2013)
_ Batman v Superman : Dawn of Justice (2016)
_ Suicide Squad (2016)

Et les films à venir

_ Wonder Woman (2017)
_ Justice League (2017)
_ Aquaman (2018)
_ Cyborg (2020)
_ Flash (non daté)
_ The Batman (n.d.)
_ Suicide Squad 2 (n.d.)
_ Man of Steel 2 (n.d.)
_ Gotham City Sirens (n.d.)
_ Nightwing (n.d.)
_ Lobo (n.d.)
_ Booster Gold (n.d.)
_ Shazam (n.d.)
_ Black Adam (n.d.)
_ Green Lantern Corps (n.d.)
_ Batgirl (n.d.)
_ Justice League Dark (n.d)

Beaucoup de projets, donc, qui témoignent de la volonté de DC de produire beaucoup. Tous ces films ne seront peut-être pas produits au final, mais au moins, le studio a déjà commencé à bosser dessus. Une méthode qui diverge de celle de Marvel Studios, qui n’annonce que les films qui sont sûrs de sortir et qui ont une date actée.

[Dossier] Moon Knight ou le culte de la (multiple) personnalité

Il est très riche, porte un costume doté d’une longue cape et d’un masque pour protéger son identité quand il sort estropier de la racaille, cogne dur et est accessoirement complètement schizophrène. C’est ? C’est ? C’est… Oui bah c’est Moon Knight. En même temps vous avez lu le titre du dossier. Qui est-il ? D’où vient-il ? Pourquoi ? Quand ? Comment ? Fera-t-il beau demain ? Le journal du Geek vous dit tout.

Créé en 1975 par Doug Moench et Ron Perlin, Moon Knight fait sa première apparition dans Werewolf By Night N°32, dans la peau d’un méchant. Sa popularité immédiate lui vaudra très rapidement d’être transformé en gentil, et sa première apparition sera maquillée en mission d’infiltration. Les mecs ne doutent de rien, on dirait des politiciens. Bref. Moon Knight, alias Marc Spector est au départ un mercenaire qui a la bonne idée de se faire tuer en Egypte, au pied d’une statue représentant Khonshu, le dieu de la Lune. Khonshu lui propose alors de lui redonner vie, si Spector l’accepte en lui (ce n’est pas sale) et devient son vaisseau sur terre. Spector accepte, bien décidé à ne pas rater le prochain Hanoukka, et revient à la vie, comme prévu. Il rentre donc chez lui, la statue de Khonshu sous le bras, et le linceul gris-blanc dans lequel il se trouvait dans son sac.

De retour aux États-Unis, Spector décide d’utiliser la petite fortune qu’il s’est composée en tant que mercenaire et se crée l’identité de Stephen Grand, un genre de Bruce Wayne, mais sans Batcave. Puis il décide de commencer à combattre le crime. Non, parce que c’est vrai que l’Amérique n’a pas encore assez de super héros. Il se fabrique donc un costume argenté, inspiré par le fameux linceul dans lequel il a repris vie, et se fait appeler Moon Knight (le chevalier de la lune, pour les anglophobes). Et si gérer trois personnalités distinctes n’était pas déjà un challenge assez compliqué, il décide de se créer une quatrième identité, celle du chauffeur de taxi Jake Lockley, qui va lui permettre de garder un œil sur les rues sales et les ruelles moites.

[Dossier] Alien, Blade Runner… le cinéma selon Ridley Scott

La sortie d’Alien Covenant est l’occasion de (re)découvrir un cinéaste aussi virtuose que polymorphe. Réalisateur culte de Blade Runner, Gladiator ou encore La Chute du Faucon noir, Ridley Scott a imposé son nom sur le blockbuster avec un style unique en son genre, qu’on décortique à la loupe d’Alien, son premier chef d’œuvre.

Né en 1937 dans le Nord-Est de l’Angleterre, Ridley Scott s’oriente très vite, après des études d’art et de design au prestigieux Royal College of Art de Londres, vers les métiers de l’image. Embauché par la BBC, il œuvre comme chef opérateur sur de nombreux programmes télévisés, dont pas mal de pubs, où il apprend de nombreuses ficelles de mise en scène et autres trucages optiques. C’est en 1977 qu’il part à l’abordage du cinéma, en réalisant Les Duellistes, un film en costumes qui raconte la rivalité entre deux hussards pendant les guerres napoléoniennes. Remarqué pour son réalisme historique et sa qualité de jeu (Harvey Keitel et Keith Carradine ont le premier rôle), le film remporte le prix de la première œuvre au Festival de Cannes. L’industrie hollywoodienne est désormais capable de produire des effets spéciaux convaincants pour réaliser des fictions futuristes sur l’espace. Il accepte alors de lire le scénario d’Alien, un obscur film de monstre spatial, refusé par pleins de réalisateurs. C’est un coup de cœur : il mobilise une équipe de nombreux orfèvres artistiques et un casting sans stars (dont Sigourney Weaver, qui trouve là le rôle de sa vie), et tourne le film en très peu de temps, dans des conditions harassantes, mais en se cantonnant à un budget « modeste » pour le genre.

Sorti en 1979, Alien, le huitième passager est un carton absolu, qui marque une génération entière de réalisateurs et de cinéphiles, qui offre à la SF cinématographique une nouvelle maturité. Considéré comme le nouveau prodige d’Hollywood, Ridley Scott a désormais les mains libres pour réaliser des films encore plus ambitieux. Il décroche la timbale une fois de plus en 1982 avec Blade Runner, son autre chef d’œuvre d’anticipation, adapté de la nouvelle Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? écrite par le grand romancier Philip K. Dick.

Trois ans plus tard, après avoir réalisé une publicité mémorable (inspirée du 1984 de George Orwell) pour Apple, il s’attaque à la fantasy avec Legend, relecture adulte des contes de fée campé par un jeune Tom Cruise en guise de prince charmant, et qui connaîtra de nombreuses déboires de tournage et un échec commercial cinglant. Les années suivantes verront Ridley Scott réaliser une vingtaine de films, plus ou moins bien accueillis. A l’aise dans tous les genres, le cinéaste britannique passera du road-movie féministe (Thelma & Louise) au peplum mélancolique (Gladiator) avant de revenir à ses premières amours SF, avec Prometheus et Alien : Covenant, comme un juste retour au bercail.

[Dossier] On a sélectionné pour vous le meilleur des jeux vidéo Alien

À l’origine de plusieurs films, de quelques nouvelles et autres bandes dessinées, la franchise Alien est sans doute un des univers de science-fiction les plus populaires. Pas étonnant qu’il ait inspiré les développeurs de jeux vidéo, et ce, depuis le début des années 80. À l’occasion de la sortie imminente de l’attendu Alien : Covenant dans les salles obscures, le 10 mai prochain, nous avons choisi de revenir sur le meilleur de ces jeux.

Alien Covenant

Aliens (1986) / Activision sur C64, CPC, MSX et ZX Spectrum

En même temps que le film de James Cameron, Activision a distribué un Aliens à l’époque salué par la critique. Plusieurs phases de jeu permettaient de faire varier le gameplay entre séances de « pilotage » et séquences de shoot. La progression se faisait de manière fidèle au film et si aujourd’hui la réalisation technique fait sourire, pour l’époque c’était une belle prouesse. L’ambiance et le stress étaient au rendez-vous de phases de shoot où plusieurs aliens nous tombaient dessus en même temps !

Alien 3 (1992) / Probe Software sur Amiga, C64, GameGear, Master System et Megadrive

Attention, petit chef d’œuvre. Imaginé par Probe Software et profitant de la sortie du film de David Fincher, Alien 3 s’en écartait sensiblement côté scénario. Bien sûr, les facehuggers et autres chestbursters sont au rendez-vous, de même que l’inoxydable Ellen Ripley. Mais n’espérez pas trouver de l’angoisse ou une atmosphère lourde comme dans le film. Alien 3 fonctionne plutôt comme un clone de Contra, un jeu d’action / plateforme dans lequel Ripley doit sauver des prisonniers et dessouder un maximum de vilains-pas-beaux. C’est beau, rythmé et le gameplay est aux petits oignons. Un jeu qui fonctionne encore aujourd’hui.

Aliens : A Comic Book Adventure (1995) / Cryo Interactive sur PC

Sans doute l’un des (bons) jeux sous licence Alien les moins connus. Cette aventure signée par le spécialiste du genre au cours des années 90 – Cryo Interactive – s’inspirait des albums Dark Horse Comics. Magnifiquement réalisé et appuyé par un scénario de qualité, A Comic Book Adventure alternait représentation en vue subjective et troisième personne en fonction des déplacements et des énigmes. Aujourd’hui, l’ensemble parait un rien statique, mais l’aventure n’a rien perdu de son charme et de sa difficulté. Le système de sauvegarde pas très permissif et le timing ne laisse guère de marge de manœuvre.

Alien Vs. Predator 2 (2001) / Monolith Productions sur PC

D’abord sorti sur Atari Jaguar puis sur PC, Alien Vs. Predator premier du nom a remporté un franc succès grâce à un concept assez jouissif opposant la créature de Gyger, le Predator et de pauvres marines. La véritable consécration est toutefois arrivée deux ans plus tard avec sa suite. Alien Vs. Predator 2 reprenait toutes les qualités de son grand frère, mais faisait intervenir Monsieur Plus afin d’offrir une réalisation bien plus aboutie et un concept de jeu survitaminé. De nouveaux personnages apportaient de la variété alors que les cartes multijoueurs étaient mieux fichues, plus intéressantes.

Alien Isolation (2014) / The Creative Assembly sur PC, PS3, PS4, X360, XBO

Développé par les Britanniques de The Creative Assembly, Alien Isolation est le plus récent de notre sélection et sans doute aussi le plus réussi. S’inspirant directement d’Alien : le huitième passager, il retranscrit à merveille le stress et la terreur du film de Ridley Scott. Les clins d’œil au film référence sont très nombreux, presque trop, et la peur est omniprésente. On tremble régulièrement à l’idée de croiser une gueule de porte-bonheur dans la moindre coursive. Certains joueurs ont critiqué une fin qui s’éternise un peu. C’est vrai, mais c’est bien peu de choses compte tenu du pied que l’on prend à arpenter la station Sébastopol.

>> Notre test du jeu

[Chronique] L’univers de Star Wars est-il cohérent ? Petit état des lieux

Star Wars est un univers immense et complexe aux créatures et planètes uniques. Mais au milieu de ce foisonnement, est-ce que tout fonctionne de manière cohérente ? Plongée dans les bouges et les forêts de la série de Lucas.

La première chose qui frappe lors d’un visionnage d’un épisode de Star Wars n’est pas forcément la vision d’un sabre laser, d’un vaisseau spatial ou de deux soleils à l’horizon. Non, ce qui chahute le petit cœur d’aventurier de mondes inconnus est la variété des extraterrestres et des créatures, qui rampent, marchent, volent sur ces terres exotiques. La série de films prend dans l’ensemble soin de proposer des bestioles en adéquation avec leur biotope, à quelques exceptions près. Même si la découverte du tardigrade a changé la donne sur la survie dans le vide spatial, l’exogorth (ver géant) tout droit sorti de Dune qui tente de gober le Faucon Millénium doit avoir des conditions de vie contraignantes. Se nourrissant uniquement de débris mécaniques, ce monstre de plus d’1 km de long n’a pas vraiment choisi la meilleure manière de se sustenter, devant attendre que des vaisseaux arrivent à sa portée. Mais dans la majorité des cas, les longs-métrages savent mettre en situation des créatures parfaitement adaptées à leur milieu, comme les tauntaun, aux capacités de résistance au froid exceptionnelles. Assez similaires à des animaux du quotidien, tout du moins visibles sur Terre, ces tauntaun ressemblent à de gros kangourous qui auraient vécu en plein Antarctique. Même destin pour le ronto, brontosaure stylisé ou encore le bantha, gros yak aux cornes surdéveloppées.

En revanche d’autres se montrent plus exotiques comme le mynock, gros parasite avide de câbles et surtout le sarlacc, immense gueule béante dans le désert qui aspire ses proies comme un fourmilion. Toutes ces formes de vie répondent pourtant aux mêmes impératifs basiques de fonctionnement connus dans les limites de l’intelligence humaine. Dans la fabrication optimale d’un corps, d’une structure, la symétrie semble être fondamentale. Elle permet comme le souligne Samir Merabet, chef d’équipe à l’Institut de Génomique Fonctionnelle de Lyon : « D’organiser les plans du corps autour d’un ou plusieurs axes, soit bilatéral (droite / gauche) soit radial (circulaire, comme chez les étoiles de mer par exemple). La présence d’axes permet de distribuer des coordonnées spatiales de manière variée, un peu comme une carte sur laquelle on place des points. » Une répartition qui facilite la croissance en gaspillant le moins d’énergie possible. Il semble donc légitime que même dans les tréfonds d’une autre galaxie, les espèces soient soumises à ces règles évolutives. Tout comme les « créatures » les plus intelligentes de ces planètes plus ou moins sauvages, incluant les personnages humains : Ewoks, Géonosiens, Gungans, Ithoriens, des peuples aux divers niveaux de progrès technologiques, aux capacités, formes et langues uniques.

[Dossier] De quelle manière la série Star Wars s’est-elle imposée au monde du cinéma ?

Série de films de George Lucas, Star Wars continue de conserver sa place de grande figure de la pop culture 40 ans après sa création. Malgré des hurlements de terreur après la deuxième trilogie, la série revient depuis peu sur le devant de la scène et cela risque de durer longtemps. Retour sur la manière dont Star Wars s’est imposée au monde du cinéma.

Déclinaison d’un projet avorté d’adapter Flash Gordon au cinéma, Star Wars n’est pas apparu dans la tête de Georges Lucas tranquillement un beau matin, porté par des muses. Cette longue série est née d’un croisement d’influences nombreuses, rémanences vivaces de la culture cinématographique de son créateur. Variées et brassant divers styles, ces dernières proviennent aussi bien du cinéma japonais des années 60 que des westerns de Ford et Leone, à la fois de productions ambitieuses et de courts-métrages iconoclastes (comme 21-87 qui émaille toute sa filmographie). Il a d’ailleurs souvent été reproché à la première trilogie de Lucas de réutiliser sans grande subtilité des gimmicks de réalisation ou des enchaînements de plans quasi similaires à ceux des œuvres dont il s’inspirait.

Si la ressemblance entre le générique déroulant du serial (film à budget réduit) Flash Gordon de 1936 et ceux de la saga est bien connue, la transposition entre l’attaque contre l’Etoile de la Mort du premier Star Wars de 1977 et l’assaut dans le canyon du film britannique The Dam Busters l’est un peu moins, mais reste un cas d’école manifeste de « gros » remaniement peu déguisé. Mais malgré ces appendices prélevés sur d’autres corps, le cinéma de Lucas au travers de sa série conserve une richesse évidente. Notamment lorsque Star Wars digère les influences pour y intégrer sa mythologie propre et créer son langage. Une discussion qui passe par une certaine philosophie – la Force et les Jedi, un background foisonnant et un aspect technique souvent mis de côté.

Régulièrement vue comme une source à laquelle vont boire les films de SF qui se cherchent une personnalité, la série Star Wars n’est pas la plus influente en terme de réutilisation de mythologie, ou de structure narrative. Elle s’est déjà occupée de les emprunter également. Non, la saga de Lucas est prescriptrice dans la manière dont a évolué, déjà le cinéma de genre et ensuite la production du film de divertissement hollywoodien. Lors de sa sortie, Star Wars : A New Hope a amené une révolution dans le domaine des effets visuels, grâce à la création de caméras spécifiques pour les combats spatiaux mais surtout une volonté de dépassement des limites d’époque. Lucas et son équipe ont rapidement tenté de pousser au bout les techniques de traitement de l’image afin d’obtenir le meilleur rendu possible, tout en inventant des astuces à la fois mécanique et informatique pour donner corps à leurs envies.

Un besoin de défricher qui donne naissance à ILM, regroupement de spécialistes des effets spéciaux, encore en activité aujourd’hui et parmi les plus importantes entreprises dédiées à ce domaine. Industrial Light and Magic est par exemple derrière les effets des récents Jurassic World, Captain America : Civil War ou encore Docteur Strange parmi une immense liste de films où la société est impliquée, depuis E.T jusqu’à Harry Potter. Il en est de même au niveau du son avec l’avènement de la technologie THX.

Développée par l’entreprise du même nom, fondée en 83 par Lucas, ce procédé part d’une volonté un peu mégalo de ce dernier de fournir à des cinéma un système sonore permettant de rendre au mieux le travail opéré sur ses films et notamment Le Retour du Jedi. Vendue comme le moyen d’être le plus proche des choix opérés au moment du mixage, cette « norme » est encore utilisée dans un immense spectre de matériel audio. Même si c’est désormais Razer qui en détient les droits. Enfin, d’un strict point de vue économique, la trilogie de Lucas a en partie défini la façon dont Hollywood a reconsidéré la cible la plus intéressante dans la production de longs-métrages : l’époque d’une force de frappe dirigée vers les trentenaires est terminée quand il est possible de s’adresser à des jeunes ados sensibles au merchandising.

De même, Star Wars a popularisé le principe de narration en série, s’étalant sur plusieurs épisodes tout en gardant les mêmes personnages et une dramaturgie similaire. Et ce n’est pas certains des plus grands cinéastes actuels qui diront le contraire.

[Dossier] May the Fourth : que nous réserve la licence Star Wars dans les années à venir ?

En cette journée du 4 mai, nous vous ressortons un dossier que nous avions publié l’année dernière sur le futur de Star Wars. Un dossier réactualisé avec les annonces faites par Lucasfilm depuis !

Cela ne vous aura pas échappé, aujourd’hui nous sommes le 4 mai. Et qui dit 4 mai, dit journée Star Wars !

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Mais c’est quoi, la journée Star Wars ? Au départ, c’était un petit truc entre nous, les fans. Les adeptes se regroupaient pour fêter ce jour spécial et beaucoup de monde en parlaient sur le net. Pourquoi le 4 mai ? A cause d’un jeu de mot. En anglais, le 4 mai se dit May The Fourth, proche du May The Force be with you… Certains ont tenté de faire du 25 mai, jour de la sortie de Star Wars aux Etat-Unis en 1977, le jour Star Wars, mais c’est bien le 4 mai qui a été choisi.

Au fil des années, ce phénomène s’est amplifié jusqu’à devenir une célébration « officielle ». En effet, maintenant que la licence appartient à Disney et que de nouveaux Star Wars voient le jour, la marque aux grandes oreilles a bien compris qu’il y avait un truc à faire, en organisant des événements, aussi bien dans la vraie vie que sur internet. De même, les CM s’en donnent à cœur joie pour surfer sur la vague. Cette année, nous fêtons les quarante ans de la saga, raison de plus pour en profiter !

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Et nous, pour cette journée spéciale, nous allons vous faire un petit programme pour voir ce que qui nous attend dans l’avenir. Disney a amorcé une nouvelle trilogie depuis le rachat de Lucasfilm en 2012 et a également prévu plein de spin-off. Jusqu’en 2020, nous aurons donc le droit à un film par an, une politique en totale contradiction avec celle de tonton Lucas qui privilégiait la rareté. Disney a déjà montré qu’il pouvait tenir la cadence avec l’Episode VII en 2015 et Rogue One l’année dernière.

Si vous êtes perdus, si vous avez peur de rien comprendre à ce qui arrive dans le futur, voici un petit guide des films à attendre.

[Sélection] Les dix meilleurs films de zombies de tous les temps

Le cinéma d’horreur a connu de nombreux genres et sous genres tout au long de son parcours semé d’embûches. Et nous avons pensé qu’il était temps de se concentrer sur le phénomène du mort-vivant et de vous proposer une sélection de dix films qui les caractérisent le mieux.

Depuis 1897 et l’avènement de Dracula par Bram Stoker, on a tendance à confondre ou mélanger l’ensemble des monstres de la culture populaire et à les placer dans le même panier. La Goule, la Liche, la Momie, le Squelette, le Vampire et le Zombie appartiennent donc officiellement à la catégorie des morts-vivants. Ils représentent parfaitement ces êtres plongés dans un état intermédiaire entre la vie et la mort, et qui subsistent tant bien que mal sous cette forme précaire.

Pour ce dossier, nous allons nous focaliser sur le plus populaire de ces monstres : le zombie. Il faut savoir, qu’au départ, on appelait comme tel des revenants dont les origines étaient propres au folklore lié au vaudou haïtien. Ce n’est que plus tard que le concept d’infection, comme c’est notamment le cas dans la série The Walking Dead, fera son apparition. Dans notre culture, le zombie est un « être social inférieur, incapable de réfléchir, de reconnaître ses amis et bien évidemment de prendre des décisions » . On a ainsi tendance à estimer qu’il n’est présent que pour dévorer de la chair humaine ou animal afin de répondre au besoin incessant de faim. Un être humain non infecté pouvant par ailleurs se transformer en zombie à cause d’un contact (bien souvent, une morsure) avec un zombie.

Au fil des décennies, le cinéma et ses auteurs ont beaucoup travaillé et modulé ce genre, tentant parfois des approches originales. George A. Romero est l’un des premiers réalisateurs à avoir ouvertement donné sa chance à ces films et à avoir défini, en quelque sorte, leur lettre de noblesse. Le genre disparaîtra néanmoins quelque peu de la circulation dans les années 90, les producteurs favorisant un cinéma plus glacial et gore. Il a fallu attendre l’année 2003 pour voir le zombie revenir sur le devant de la scène, avec l’aide notamment de Danny Boyle et de sa réalisation 28 jours plus tard mais aussi et surtout au début du phénomène créé par Robert Kirkman : The Walking Dead. Près de quinze années plus tard, l’auteur américain fascine toujours autant le monde grâce à son histoire, ses personnages mais aussi et surtout ses zombies tandis que la série dérivée connait des cartons d’audience depuis sept ans.

À côté de cela, dix œuvres ont marqué les cinéphiles durant le demi-siècle que nous venons de parcourir. Dix films qui traversent les années et nous font sentir un peu plus vivant que leurs héros et qui méritent donc de figurer au panthéon du cinéma zombiesque.

PS : Notre liste n’est pas exhaustive, et on pourra toujours trouver à redire sur nos choix. C’est néanmoins, on le pense, un noyau solide constitué des œuvres marquantes du genre et de coups de cœur plus récents.