L’été. Ses campings, ses plages, ses apéros… et ses soirées jeux ! Eh, ce n’est pas parce qu’on part à quelques centaines de kilomètres de sa salle de jeux qu’il faut perdre ses bonnes vieilles habitudes. Par contre, je reconnais qu’on n’a pas forcément envie de se trimballer des boîtes énormes et qu’il n’est pas simple d’avoir le temps ou l’espace pour installer un Fief ou un Mysterium. Nous vous proposons donc une sélection de titres « petits formats » qui n’ont besoin que d’un coin de table ! Faites vos jeux, rien ne va plus !

• Lire aussi : [Dossier] Notre sélection de 10 jeux de plateau pour passer l’hiver au chaud

L’Âge de Pierre Junior (2 à 4 joueurs, moins de 30 minutes, à partir de 5 ans, 35 euros)

Voilà bientôt dix ans que L’Âge de Pierre fait figure de référence pour découvrir le monde du jeu de plateau. Seulement voilà, malgré son accessibilité, le jeu est encore trop complexe pour le jeune public. Marco Teubner a donc eu l’idée d’en faire une version « junior » qui fonctionne au moins aussi bien que l’original. Le matériel et les graphismes sont de qualité et hauts en couleur pour le plus grand plaisir des enfants. Au cœur de la partie se trouve un mémory : en retournant une tuile forêt, on révèle l’action que l’on va pouvoir effectuer. Il faut donc planifier ses actions, mais aussi se souvenir d’où se trouvent les tuiles permettant de les réaliser. Pas si simple !

Specific (2 à 10 joueurs, moins de 30 minutes, à partir de 6 ans, 15 euros)

Redoutablement simple et plus particulièrement destiné aux plus jeunes, Specific est un jeu drôle, dynamique et… pédagogique ! 27 tuiles « animaux » sont disposées sur un espace de jeu. Trois dés sont à lancer en même temps afin de déterminer des critères de sélection : nombre de pattes, régime alimentaire et environnement. Dès lors que les dés ont été lancés, il faut être le plus rapide pour trouver quel animal correspond à la combinaison des dés. Pour vérifier, il suffit de retourner la tuile pointée par le joueur. Les plus jeunes en apprendront un peu plus sur des animaux tels que le sanglier, le requin, la coccinelle, le castor, le papillon ou la seiche… mais dans la bonne humeur évidemment.

Halli Galli Live (2 à 4 joueurs, moins de 30 minutes, à partir de 8 ans, 20 euros)

Est-il encore besoin de présenter Halli Galli ? Disponible depuis plus de 25 ans, le jeu repose sur un savant mélange de réflexion et de rapidité qui fait le bonheur des enfants dès 5-6 ans. Halli Galli Live reprend évidemment le concept de son ainé, mais apporte un petit quelque chose en plus pour corser encore un peu plus les parties. À chaque tour de jeu, tout le monde retourne une carte. Dès que deux cartes ont deux points communs (couleur, fruit, instrument), il faut être le plus rapide à appuyer sur la sonnette pour remporter toutes les cartes en présence. Un jeu d’observation qui aiguise la sagacité de toute la famille.

Kingdomino (2 à 4 joueurs, moins de 30 minutes, à partir de 8 ans, 20 euros)

Incarnez un Seigneur en quête de terres pour étendre son prestigieux Royaume. Des parcelles de champs, de lacs, de montagnes ou de forêts n’attendent que vous… mais attention de bien repérer les tuiles qui vous permettront d’obtenir le plus de points. Vous vous en doutez, il y a une astuce : puisque nous choisissons notre tuile – ou domino – à tour de rôle, le dernier sera le moins bien servi. Du coup, c’est lui qui débutera le prochain tour ! Prendre la tuile la plus rentable au tour 2 risque de rendre le tour 3 bien plus pauvre : à vous de trouver le « juste milieu raisonnable ». Sur les tuiles, on trouve aussi des couronnes : chaque domaine (ensemble de cases adjacentes de même nature) rapporte un nombre de points égal au nombre de case multiplié par le nombre de couronnes. Avouez qu’on fait difficilement plus simple ? Kingdomino a l’énorme avantage d’être jouable par presque toute la famille tout en restant très malin.

Hanabi (2 à 5 joueurs, moins de 30 minutes, à partir de 8 ans, 10 euros)

Très malin, Hanabi est un jeu de cartes coopératif dans lequel le but est de réaliser le plus magnifique des feux d’artifice. Cinq couleurs sont ainsi disponibles avec des cartes numérotées de 1 à 5. L’objectif des joueurs va être de réussir à remettre ces cinq couleurs dans l’ordre, mais plus facile à dire qu’à faire quand on ne voit pas ses propres cartes ! C’est toute l’astuce du jeu qui repose sur un échange d’informations entre les joueurs. En effet, si vous ne voyez pas vos cartes, vous regardez constamment celles des autres. À votre tour, vous avez donc le choix entre donner un indice (moyennant un jeton), poser une carte (attention aux erreurs) ou défausser une carte pour regagner un jeton d’information. Ces informations sont cruciales, mais ne peuvent être données n’importe comment : soit on pointe du doigt les cartes d’une couleur sans donner leur valeur, soit on pointe les cartes d’une valeur sans donner la couleur. Attention, dès lors que les joueurs font trois erreurs en posant des cartes, la partie est perdue !

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Alors qu’un film relançant complètement l’univers des Power Rangers s’apprête à voir le jour sur grand écran (le 5 avril), nous nous sommes dit qu’il pourrait être intéressant de revenir sur les origines d’une franchise unique en son genre, et qui a marqué toute une génération. À l’instar de notre double dossier sur les tortues ninja (partie 1 et partie 2), voici tout ce qu’il faut savoir sur les Mighty Morphin Power Rangers !

Si vous êtes un habitué du Journal du Geek, c’est que vous avez logiquement des centres d’intérêt assez spécifiques. Et il y a de grandes chances que vous connaissiez les Power Rangers. Mais savez-vous comment cette franchise a vu le jour ? Qu’il s’agit de morceaux d’autres séries (japonaises) remontées avec des séquences reshootées par un casting américain ? Qu’il y a eu, au début des années 2000, une bataille pour les droits d’exploitation ? Que l’auteur du générique mythique et percutant n’est autre que Brian Patrick Carroll, plus connu sous le sobriquet de Buckethead ? Non ? C’est pas grave, nous allons immédiatement rattraper ces lacunes, parce qu’après tout, un geek qui n’y connaîtrait rien en matière de Power Rangers, c’est pas vraiment un geek (ce troll vous est offert par le Journal du Geek).

Power Rangers est une des franchises pour enfants les plus productives de l’histoire, avec actuellement 19 séries totalisant 23 saisons. C’est pas encore Doctor Who, mais ça met à l’amende la grande majorité des séries pour kids, toutes époques confondues. C’est le 28 août 1993 que débute l’aventure, outre-Atlantique, sur la chaîne Fox Kids. Très vite, Mighty Morphin Power Rangers va atteindre des sommets d’audience et générer des millions de dollars de bénéfices, à l’aide de jouets et de tout un tas d’autres produits dérivés. Autant dire qu’on parle d’un concept particulièrement prolifique. Cinq ados qui ont la capacité de se transformer en héros costumés, à l’aide d’appareils extraterrestres qu’ils portent au poignet, confiés par une entité mystérieuse qui semble vivre dans une éprouvette géante. Ah, et ils ont un repaire secret dans lequel les attend un robot, mais aussi et surtout, il y a les Zords. Machines gigantesques et transformables, les premiers Zords ont des formes de dinosaures et peuvent se combiner en un seul robot géant, quand les ennemis se font trop imposants. Les Power Rangers unissent alors leurs forces et bottent systématiquement l’arrière-train de leur ennemi du jour, qu’il se trouve dans son dos, ou sur son front (oui, les extraterrestre ont des formes et des mœurs bizarres…).

Le concept fonctionne immédiatement, mais ce n’est pas réellement une surprise. En effet, cela fait alors des années qu’il cartonne au Japon et dans d’autres pays du monde, avec les séries de sentaï. Si vous avez dans les quarante ans, vous en avez très certainement vu, enfant, chez nous. Bioman, ça vous dit quelque chose ?

Mais alors, qu’est-ce qui est différent, cette fois ?

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Le Marvel Cinematic Universe, ou MCU, fait maintenant partie du paysage cinématographique. Chaque sortie de film est un petit événement et attire toutes les attentions.

Et pour suivre le MCU, il faut s’accrocher. Depuis 2008 avec Iron Man, l’univers se compose de 14 films et de cinq séries, autant dire des centaines et des centaines d’heures super-héroïques, avec tout autant de personnages et des milliers de sous-intrigues développées.

Un univers démesuré

Dans l’univers du cinéma, le Marvel Cinematic Universe, ce n’est pas rien. Si on peut critiquer le fond, on ne peut en revanche qu’être admiratif devant la forme de cet univers. Le MCU, c’est tout simplement le plus grand projet de l’histoire du cinéma. Jamais un studio n’avait eu – avant Marvel – l’ambition d’étaler une saga sur plus de vingt ans. Une saga qui ne se compose pas seulement d’épisodes qui se suivent, mais d’œuvres capables de vivre par elles-mêmes, car centrées sur un personnage en particulier. Un plan chapeauté par Kevin Feige, le boss de Marvel Studios, et qui inspire les autres studios dans leur production. Car qu’on le veuille ou non, le Marvel Cinematic Universe a changé à jamais le visage du cinéma de divertissement. Pour le meilleur et pour le pire.

Résumer le MCU en une image, mission quasi impossible

Avant de commencer, voici tous les films et les séries sortis à ce jour (les films sont en gras, les séries en italique) :

Iron Man (2008)
L’incroyable Hulk (2008)
Iron Man 2 (2010)
Thor (2011)
Captain America : The First Avenger (2011)
The Avengers (2012)
Iron Man 3 (2013)
Agents of SHIELD (depuis 2013)
Thor : Le Monde des Ténèbres (2013)
Captain America : Le Soldat de l’Hiver (2014)
Les Gardiens de la Galaxie (2014)
Agent Carter (2015 et 2016)
Daredevil (depuis 2015)
Avengers : L’ère d’Ultron (2015)
Ant-Man (2015)
Jessica Jones (depuis 2015)
Captain America : Civil War (2016)
Luke Cage (depuis 2016)
Doctor Strange (2016)

Et voici les œuvres prévues à l’avenir :

Iron Fist (2017)
Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 (2017)
Spider-Man Homecoming (2017)
Les Inhumains (2017)
Thor : Ragnarok (2017)
The Defenders (2017)
Runaways (2017)
Black Panther (2018)
Avengers: Infinity War (2018)
Ant-Man and the Wasp (2018)
Captain Marvel (2019)
Avengers 4 (2019)
Le Punisher (pas de date)
Cloak & Dagger (pas de date)

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Si 2015 fût une année riche en bons blockbusters, 2016 n’a clairement pas été du même cru. Néanmoins, en s’éloignant quelque peu du cinéma grand spectacle, cette année nous a tout de même offert de très belles choses.

Premier Contact

Premier Contact

L’année 2016 touche à sa fin et il est donc temps de dresser le traditionnel le bilan. Un bilan que nous avons choisi de confier à chacun des membres de la rédaction. Chacun va dans les pages qui suivent donner ses coups de cœur de l’année et ses surprises. N’hésitez pas à donner votre top 5 de vos films préférés de 2016 dans les commentaires !

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Star Wars Rogue One est le premier spin-off de la saga Star Wars. Dans ce film, nous suivrons un groupe de rebelles chargé de voler les plans de l’Etoile Noire, arme absolue de l’Empire.

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Prévu pour le 14 décembre, Rogue One est un gros pari pour Disney. Un pari financier, d’abord. Les spin-off pourraient-ils susciter l’engouement comme les volets classiques et séduire les non-fans ? Un pari artistique ensuite. Rogue One permettra de déterminer si créer des spin-off à tout-va a un vrai sens pour enrichir la franchise ou si ce n’est qu’une opportunité financière qui accouchera d’une coquille vide.

Dans ce dossier, nous allons classer tout ce que l’on sait sur ce prochain Rogue One, de l’histoire en passant par le film en lui-même. Vous êtes prêts ?

NB : Attention, ce dossier contiendra du SPOIL (beaucoup de spoil spéculatif) et si vous souhaitez garder la surprise, merci de quitter cette page. En même temps, vous n’allez pas lire un dossier nommé « Tout ce qu’on sait sur Rogue One » si vous souhaitez ne rien savoir. M’enfin !

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Alors que le film Blair Witch est sorti ce mercredi (notre critique), redécouvrons ensemble la petite histoire du found footage, un genre bien particulier, dont les représentants se sont multipliés ces dernières années.

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Vous ne le saviez peut-être pas, mais la saga Blair Witch vient de revenir sur nos écrans. Et si la production nous annonce que nous sommes une nouvelle fois face à un monument de l’horreur, c’est avant tout l’occasion de s’intéresser à l’histoire du found footage. Ce style particulier, qui se démarque par l’utilisation d’une caméra subjective, est devenu en quelques années un sous-genre du film d’angoisse. Pourtant, rien ne le prédestinait vraiment à un tel succès.

Son fonctionnement est simple mais son efficacité éprouvée. Il consiste à articuler un film comme s’il s’agissait d’un enregistrement vidéo véritable, présenté comme tel au spectateur. En ce sens, il se rapproche de la forme du documentaire, que Le Petit Robert décrit lui-même comme « un film didactique présentant des documents authentiques, non élaborés pour l’occasion ». Bien qu’il en soit conscient, cette tromperie “à l’amiable” exerce un pouvoir de fascination important envers le spectateur.

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L’objet filmique ressemblant fortement à un genre dit sérieux, il est plus facile de croire aux événements auxquels on assiste. Un sentiment renforcé par le fait que les acteurs sont ici également opérateurs. C’est eux-mêmes qui font fonctionner la caméra, et par cette action légitiment d’autant plus la situation dans laquelle ils se trouvent. Le genre cultive donc au maximum une esthétique qui parait peu travaillée, à la manière d’un rush pris à la volée, dont l’utilisation finale n’est même pas confirmée.

Le found footage joue habilement sur deux piliers qui semblent au départ antagonistes. Le premier est l’aspect objectif de la situation, qui ne donne pas l’impression d’être devant un film traditionnel. Le second est l’esthétique, qui est spécialement travaillée pour tromper le spectateur.

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Jeux vidéo, tablettes, smartphones, c’est bien joli tout ça, mais un geek lit aussi des comics ! Les dossiers spéciaux parus tout le long de l’année vous ont peut-être donné envie de céder ? On rempile avec une liste des meilleurs comics à (s’)offrir pour les fêtes de fin d’année.

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Dix conseils de lecture mais aussi dix façons de consommer du comic book en ces fêtes de fin d’année selon votre budget, votre implication dans telle ou telle mythologie ou votre humeur du moment. Bref, dans tous les cas, impossible d’achever cet article sans une idée de cadeau !

1/ Le Noël mainstream, impatient d’être en 2015 pour Avengers 2

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Le profil
Comme tout le monde, vous vous êtes pris la claque Avengers en pleine face, et comme tout le monde, vous n’en pouvez plus d’attendre le mois de mai. C’est la dernière ligne droite et vous ne tenez plus : il vous faut votre dose de bastons super héroïques sous peine de passer un sale réveillon.

Le pitch
Uncanny Avengers devrait vous plaire. Cette énième variation de l’équipe phare joue la carte Benetton en piochant dans le meilleur des mutants et des Avengers. Rick Remender (dont on vous disait déjà tout le bien du monde avec Black Science) maîtrise très bien son sujet. C’est fun, c’est super bien construit et ça flatte le fan de longue date en digérant intelligemment l’héritage Marvel et les tensions entre humains et mutants. En prime, on assiste à des combats fifous contre l’armée d’Apocalypse. D’une pierre deux coups, vous aurez à la fois une belle porte d’entrée pour vous plonger dans l’univers Marvel Now! et un aperçu du grand méchant du prochain film X-Men.

VO/VF

L’option de secours
Le combo Avengers + New Avengers période Marvel Now! signé Jonathan Hickman. Plus cosmique mais aussi beaucoup plus ambitieux (parfois trop).

2/ Le Noël qui ne connaît pas la crise

earth x

Le profil
Exposer fièrement un Omnibus dans sa bibliothèque, c’est avant tout assumer sa passion face à ses contemporains et imposer à la vue de tous un luxueux morceau d’histoire. Et puis c’est Noël, par définition le moment rêvée de casser son PEL pour épater la galerie.

Le pitch
On parle tout de même de gigantesques pavés pouvant atteindre les 1 000 pages dans lesquels on trouve de tout : des gigantesques compilations des premières apparitions de tel ou tel super héros à un run marquant que l’on réédite une énième fois au cas où vous n’auriez pas compris qu’il était indispensable. On vous recommande d’ailleurs Earth X qui vient tout juste de sortir en VF, une saga qui propulse le panthéon Marvel dans un futur apocalyptique gourverné par Crâne Rouge, superbement mis en page par Alex Ross.

L’option de secours
Économiser, passer à l’étape supérieur avec The Planetary Omnibus, réédition de l’excellente série signée Warren Ellis et John Cassaday (prévue pour fin janvier).

3/ Le Noël de la réconciliation

daredevil

Le profil
Noël est aussi ce moment propice pour pardonner à son prochain. Ça tombe bien, Daredevil revient en 2015 en série télé. Ouvrez votre cœur, c’est le moment de redonner sa chance à ce diable d’avocat qui vous a laissé sur une première impression pour le moins mitigée.

Le pitch
Le futur bébé exclusif à Netflix s’inspire allègrement de Man Without Fear, excellente mini-série de Frank Miller (Sin City, 300) et John Romita JR. Autant bien faire les choses et reprendre depuis le début les aventures de Matt Murdock, ou du moins, commencer au moment où le scénariste est arrivé sur le titre et a rendu le personnage plus mature. Depuis, dans l’ombre d’autres séries plus bankables, Daredevil reste un incontournable de la Maison des Idées, l’un des rares titres à jouir encore à ce jour d’une certaine liberté de ton.

VO/VF

L’option de secours
Si vraiment vous avez beaucoup trop de pardon en vous, vous pouvez aussi redonner sa chance à Elektra. Frank Miller crée la tueuse (et petite amie de Murdock) dès son arrivée dans l’univers de DD, et ça tombe bien, Panini réédite sa toute meilleure histoire dans sa ligne Marvel Icons.

4/ Le Noël des hipsters

batman paul pope

Le profil
Vous aimez les super héros mais vous ne les aimez pas comme « les autres ». Bref, vous ne vivez que pour vous distinguer de la masse et montrer que vous lisez des choses saines. Paul Pope est un artiste taillé pour vous.

Le pitch
Il est très difficile de vous résumer tout le talent de Paul Pope en quelques lignes. C’est le moment de demander conseil dans un comic shop et de feuilleter quelques unes de ses oeuvres. Escapo, 100%, Heavy Liquid… Son dessin est très particulier, une alternance de traits très épais et très fins, un style très calligraphié dans le mouvement des corps jusqu’au plus petit rictus. Il bosse en ce moment sur Battling Boy, sans conteste son oeuvre la plus accessible. Pour ma part j’ai un coup de cœur exposant infini pour le style de Batman Année 100 (image ci-dessus).

VO/VF

L’option de secours
Sinon, vous pouvez toujours lire Hawkeye. C’est très bien mais faites gaffe à votre street cred, tout le monde commence à connaître les aventures concoctées par Matt Fraction et David Aja.

5/ Le Noël des valeurs sûres

spider-man

Le profil
Pour vous, Noël commence à la première rediffusion d’Astérix en dessin animé ou d’Angélique marquise des anges. On ne plaisante pas avec les traditions chez vous et on tape dans les histoires classiques. Un personnage mythique, une histoire solide, il ne vous en faut pas plus.

Le pitch
Joseph Michael Straczynski (JMS pour les intimes) débarque sur le titre en 2002 et chamboule le personnage pour les années à venir. Bon, au moins pour quatre, cinq ans… Marvel ayant assez honteusement désavoué les changements effectués d’un coup de baguette magique éditoriale. N’empêche, c’est encore un plaisir aujourd’hui de (re)lire ce Spider-Man qui apportait son lot d’ennemis inédits et réinventait quelques concepts comme le pouvoir de l’araignée, basé sur la transmission d’un hôte à un autre (un peu à la Buffy). Et surtout, Tante May découvre enfin le secret de son neveu !

VO/VF

L’option de secours
Vous pouvez aussi opter pour les rééditions noir et blanc des meilleurs sagas de Batman. Aucun risque d’être déçu, les cinq pavés édités par Urban Comics pour les 75 ans du héros vont du très bien à l’excellent.

(Et arrêtez tout de suite d’aller voir les adaptations de Marc Webb au cinéma, bisous.)

6/ Le Noël de la VENGEANCE !

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Le profil
Vous lui avez fait confiance et pourtant la série Gotham ne s’est pas gênée pour balayer d’un revers de main tous vos espoirs d’apprécier un bon spin off dans l’univers du Chevalier Noir. Cessez de pleurer recroquevillé sous votre douche et relevez vous, l’heure de la vengeance a sonné.

Le pitch
Gotham Central (Brubaker/Rucka/Lark) se présente tout simplement comme ce qu’aurait dû être la série Gotham. Exit la Catwoman de 13 ans qui sort en boîte et le casting de futurs vilains pour flatter le semi-fan, on prend ici un parti moins sexy en s’intéressant au point de vue d’un groupe de policiers qui bosse en parallèle des violents affrontements du Chevalier Noir. Et croyez-moi, il ne fait vraiment pas bon être flic dans les rues de Gotham. Un scénariste sur l’équipe de jour, l’autre sur l’équipe de nuit, un dessinateur de talent : Gotham Central reste à ce jour le matos rêvé pour une adaptation télé. Pourtant on préfère nous raconter une fois de plus la mort de papa et maman Wayne (mais sérieux ?).

VO/VF

L’option de secours
Vous voulez aussi vous venger d’Agents of SHIELD ? On vous conseille le reboot Marvel Now! de la série Secret Avengers.

7/ Le Noël féérique (ou presque)

fables

Le profil
Les gens grognons, la masse de mécontents qui se presse le 24 décembre à 17 h dans les allées des centre commerciaux, tout ça, vous ne le voyez pas. Pour vous Noël rime toujours avec paillettes, sucres d’orge et contes fantastiques.

Le pitch
Les années passent, les spin-offs et adaptations se multiplient, et Fables reste toujours aussi agréable à parcourir. Éditée chez Vertigo, on s’éloigne des contes de notre enfance pour redécouvrir des personnages comme Blanche-Neige, le Grand Méchant Loup ou les Trois Petits Cochons sous un aspect plus moderne. Après avoir été chassés de leur royaume par une mystérieuse force, tous doivent apprendre à se serrer les coudes pour survivre, ce qui est loin d’être facile lorsque les rivalités naturelles entrent en jeu. Fables c’est aussi un univers solide qui compte plus d’une vingtaine de tomes sortis à ce jour (sans compter les spin-offs) : une jolie leçon de détournement signée Bill Willingham et Mark Buckingham.

VO/VF

L’option de secours
L’univers de Fables connait une très bonne adaptation en jeu vidéo avec la fiction interactive The Wolf Among Us, sortie sur à peu près tous les supports numériques du moment.

8/ Le Noël de l’angoisse qui fout du sang partout sur la moquette

american vampire

Le profil
Qui a dit qu’il ne fallait se raconter des histoires qui foutent les jetons que pendant Halloween ? Certainement pas nous.

Le pitch
Arrêtez tout et foncez vous payer le premier tome d’American Vampire ! Scott Snyder et Rafael Albuquerque reprennent le folklore vampirique pour proposer quelque chose de bien plus sauvage que ce qu’on a bien pu vous faire croire depuis quelques années avec ces bêtises de vampires émo qui scintillent au soleil. Quoiqu’ici aussi il est question de vampires possédant la capacité de subir le soleil sans crever, ou du moins un seul d’entre eux : un bandit du nom de Skinner Sweet qui se fait mordre au XIXe siècle et découvre, abasourdi, qu’il est devenu l’un des plus puissants de son espèce, le petit nouveau d’une nouvelle espèce qui s’apprête à frapper fort. Si le pitch ne suffit pas à vous convaincre, sachez que Stephen King a contribué à la réalisation du premier tome !

VO/VF

L’option de secours
The Walking Dead, la valeur sûre. Sinon The Wake, du même auteur (disponible seulement en VO pour l’instant).

9/ Le Noel des rebelles qui crachent sur le système et la dinde

the preacher

Le profil
Le foie gras et les bûches dégoulinantes de crème et d’amour, très peu pour vous. Noël se vit cloîtré chez vous à regarder par la fenêtre des enfants surexcités glisser sur des plaques de verglas. Grumpy cat scotché sur les genoux, vous consentez parfois à lire des ouvrages qui disent zut à la société.

Le pitch
Si vous ne connaissez pas Garth Ennis, faites un effort, il s’agit déjà de votre nouveau meilleur pote à la vie à la mort. Il est tellement sympa que j’ai à la fois envie de vous conseiller le cultissime The Preacher et le plus récent The Boys : deux oeuvres irrévérencieuses qui devraient vous faire pousser de petits rires démoniaques à chaque page tournée.
D’un côté, vous avez Jesse Custer, prêtre dans un patelin tout ce qu’il y a de plus paumé au fin fond du Texas. Un malheureux accident décime son église et ses fidèles et le dote au passage de pouvoirs étranges. Forcément, il part en quête de Dieu, de réponses sur le Bien et le Mal sur les routes américaines. Tout simplement le meilleur road comic à ce jour, sublimé par le trait froid de Steve Dillon.
D’un autre côté, vous avez une bande d’allumés engagés par la CIA pour lutter contre des super-héros sans aucune conscience morale. Garth Ennis qui n’a jamais vraiment aimé les super héros se lâche et explore tous leurs travers sans jamais épargner son lectorat d’images très crues.

Dans un cas comme dans l’autre, c’est délicieusement grinçant.

L’option de secours
La philatélie ou la taxidermie si vous êtes vraiment hardcore.

10/ Le Noël qui pense que Noël c’était mieux avant

fourth world darkseid

Le profil
Ne me dites pas que votre premier comic était un Strange Spécial ? Vous aussi ? C’EST FOU ! Le problème c’est que vous êtes resté coincé là-bas et que vous regrettez le temps des West Coast Avengers et du combo tiare et coupe afro de Luke Cage ? Ce qu’il vous faut c’est un retour aux sources complet, des histoires d’antan que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.

Le pitch
Ce ne sont pas les vieilleries et autres grands classiques qui manquent, croyez-moi. Du coup, partons sur quelque chose d’un poil plus ambitieux avec The Fourth World (ou Quatrième Monde, bientôt réédité chez Urban Comics) imaginé par Jack Kirby dans les années 70. On connaît l’artiste pour avoir crée une large partie du panthéon Marvel, de Fantastic Four à Hulk en passant par X-Men, sans compter les nombreux titres sur lesquels il a laissé son empreinte (Captain America, Black Panther, etc.). On le connaît moins pour cette saga cosmique répartie sur quatre titres qui nous conte l’histoire de deux mondes (New Genesis et Apokolips) qui se livrent une guerre sans merci. Et pourtant c’est l’un de ses tout meilleurs travaux, un trip qui joue la carte SF à fond aux doubles pages renversantes, à découvrir de toute urgence.

L’option de secours
Pour rester sur du Jack Kirby moins perturbant, impossible de faire l’impasse sur Fantastic Four en collaboration avec Stan Lee.

BONUS STAGE

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Vous vous voulez en apprendre un peu plus sur les comics ?
N’hésitez pas à nous écouter sur Comics Outcast !
Une bande de copains et moi-même parlons de l’actu comics, de tout ce qui est bien, pas bien, indispensable, peu recommandable, deux vendredi par mois, dans la bonne humeur et les regards complices.

Et vous avez de la chance, on vous prépare une émission spéciale Noël !

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Smartphones, tablettes, c’est maintenant au tour des ordinateurs portables d’avoir droit à notre petite sélection de Noël !

Apple MacBook Air – A partir de 809,55 euros

Même si on espère un jour une version Retina un jour, ne boudons pas notre plaisir avec cette valeur sûre. En effet, en dehors de l’écran, on n’a pas vraiment grand-chose à reprocher à la gamme, le design est toujours d’actualité, les performances sont au rendez-vous, le clavier agréable et l’autonomie au top avec plus de 12h. Vous ne pouvez pas vous tromper.

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Apple MacBook Pro – A partir de 988,94 euros

Si vous avez besoin de puissance et d’une qualité d’affichage optimale, vous ne pourrez pas passer à côté des MacBook Pro. Pour un peu plus de 200g sur la balance, le MacBook Pro dans sa version 13″ vous propose un écran Retina par rapport au MacBook Air 13″, ce qui n’est pas rien. Et si vous êtes prêts à regarder le modèle 15″, vous aurez vraiment cette puissance supplémentaire qui n’est négligeable. Après, n’oubliez pas que c’est Apple avec ses prix.

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Microsoft Surface Pro 3 – A partir de 799 euros

Oui, la Surface Pro 3 faisait aussi partie de la sélection de tablette mais c’est avant tout un véritable PC. Puissant, léger, et pouvant faire office de tablette, vous aurez tout ce dont vous avez besoin en déplacement. L’autonomie est en retrait aux produits Apple, mais la Surface Pro 3 saura vous accompagner facilement pendant une journée entière.

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Lenovo Yoga Pro 3 – A partir de 1499,99 euros

Les produits hybrides, il y en a un paquet et le dernier Yoga Pro de Lenovo est sans doute ce qui se fait de mieux en terme de praticité. Ajoutez en plus un écran avec une résolution de 3200×1800, vous aurez tout ce qu’il faut dans un design des plus fins. On regrettera les performances en retrait et une finition qui n’est pas en adéquation avec le prix à payer.

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Dell XPS 12 – A partir de 970 euros

Disponible depuis quelque temps et mis à jour tous les ans, le Dell XPS12 représente une valeur sure. Si on peut se poser des questions sur la solidité de la charnière, ne vous en inquiétez plus, elle est solide et est à l’épreuve du temps. Le Dell XPS12 s’améliore toujours un peu plus avec cette année une autonomie de 9h et surtout le NFC, chose encore rare sur les ultrabooks.

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Asus Zenbook UX305 – A partir de 619 euros

Annoncé à l’IFA, le dernier né de la gamme ZenBook est fin, très fin, très très fin ! La finition est toujours au rendez-vous avec une finition aluminium à la fois classe et sobre. Comme pour ses concurrents, Asus a su amélioré son produit peu à peu au fil des années et surtout sans pour autant sacrifier certains comme l’autonomie qui reste suffisante pour une journée entière.

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Asus ROG G751 – A partir de 1266,98 euros

La gamme ROG G d’Asus représente un peu le meilleur rapport qualité/prix quand on cherche un ordinateur portable pour gamers. Avec le temps, la finition s’est considérablement améliorée si bien qu’on se retrouve avec une finition similaire avec son concurrent le plus direct, Alienware, le prix en moins.

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Acer V Nitro – A partir de 704,09 euros

Avant, c’était surtout Asus et Alienware. Maintenant, il va falloir compter sur Acer avec son V Nitro qui a surpris toute la rédaction avec non seulement des performances haut de gamme, mais surtout un design général qui le rend plus mobile que ses concurrents. Et pour preuve, Pierre a décidé de s’en acheter un perso après avoir rendu le modèle de test, c’est vous dire !

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Acer Chromebook C720 – A partir de 399 euros

À part peut-être Adobe Photoshop Lightroom, je vous avouerai que je passe quasiment le reste de mon temps sur Chrome. Aussi, je suis totalement à l’aise avec avec Chromebook que je trouve super pratique avec la fluidité générale de l’expérience, une autonomie pour vous assurer une journée entière, et surtout un prix plancher défiant toute concurrence.

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Alienware 17 – A partir de 1248 euros

La concurrence est de plus en plus rude et la marque texane l’a finalement compris. Du coup, avec juste un renouvellement des caractéristiques techniques, le Alienware 17 est toujours au top, surtout depuis que le prix a été revu à la baisse afin d’aller concurrencer directement Asus. On espère juste que la finition du produit sera toujours au rendez-vous.

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Noël approche et comme pour les smartphones la semaine dernière, voici notre sélection des 10 tablettes que nous vous conseillons. Notez qu’il n’y a pas spécialement d’ordre de préférence, cela dépend de vos besoins ! Bien évidemment, il y en a d’autres, mais pour ceux-ci vous pouvez y aller les yeux fermés.

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