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Catégorie : dossier

[La sélection de la rédaction] 9 jeux de société « petit format » à emporter en vacances (pour les petits et pour les grands)

L’été. Ses campings, ses plages, ses apéros… et ses soirées jeux ! Eh, ce n’est pas parce qu’on part à quelques centaines de kilomètres de sa salle de jeux qu’il faut perdre ses bonnes vieilles habitudes. Par contre, je reconnais qu’on n’a pas forcément envie de se trimballer des boîtes énormes et qu’il n’est pas simple d’avoir le temps ou l’espace pour installer un Fief ou un Mysterium. Nous vous proposons donc une sélection de titres « petits formats » qui n’ont besoin que d’un coin de table ! Faites vos jeux, rien ne va plus !

• Lire aussi : [Dossier] Notre sélection de 10 jeux de plateau pour passer l’hiver au chaud

L’Âge de Pierre Junior (2 à 4 joueurs, moins de 30 minutes, à partir de 5 ans, 35 euros)

Voilà bientôt dix ans que L’Âge de Pierre fait figure de référence pour découvrir le monde du jeu de plateau. Seulement voilà, malgré son accessibilité, le jeu est encore trop complexe pour le jeune public. Marco Teubner a donc eu l’idée d’en faire une version « junior » qui fonctionne au moins aussi bien que l’original. Le matériel et les graphismes sont de qualité et hauts en couleur pour le plus grand plaisir des enfants. Au cœur de la partie se trouve un mémory : en retournant une tuile forêt, on révèle l’action que l’on va pouvoir effectuer. Il faut donc planifier ses actions, mais aussi se souvenir d’où se trouvent les tuiles permettant de les réaliser. Pas si simple !

Specific (2 à 10 joueurs, moins de 30 minutes, à partir de 6 ans, 15 euros)

Redoutablement simple et plus particulièrement destiné aux plus jeunes, Specific est un jeu drôle, dynamique et… pédagogique ! 27 tuiles « animaux » sont disposées sur un espace de jeu. Trois dés sont à lancer en même temps afin de déterminer des critères de sélection : nombre de pattes, régime alimentaire et environnement. Dès lors que les dés ont été lancés, il faut être le plus rapide pour trouver quel animal correspond à la combinaison des dés. Pour vérifier, il suffit de retourner la tuile pointée par le joueur. Les plus jeunes en apprendront un peu plus sur des animaux tels que le sanglier, le requin, la coccinelle, le castor, le papillon ou la seiche… mais dans la bonne humeur évidemment.

Halli Galli Live (2 à 4 joueurs, moins de 30 minutes, à partir de 8 ans, 20 euros)

Est-il encore besoin de présenter Halli Galli ? Disponible depuis plus de 25 ans, le jeu repose sur un savant mélange de réflexion et de rapidité qui fait le bonheur des enfants dès 5-6 ans. Halli Galli Live reprend évidemment le concept de son ainé, mais apporte un petit quelque chose en plus pour corser encore un peu plus les parties. À chaque tour de jeu, tout le monde retourne une carte. Dès que deux cartes ont deux points communs (couleur, fruit, instrument), il faut être le plus rapide à appuyer sur la sonnette pour remporter toutes les cartes en présence. Un jeu d’observation qui aiguise la sagacité de toute la famille.

Kingdomino (2 à 4 joueurs, moins de 30 minutes, à partir de 8 ans, 20 euros)

Incarnez un Seigneur en quête de terres pour étendre son prestigieux Royaume. Des parcelles de champs, de lacs, de montagnes ou de forêts n’attendent que vous… mais attention de bien repérer les tuiles qui vous permettront d’obtenir le plus de points. Vous vous en doutez, il y a une astuce : puisque nous choisissons notre tuile – ou domino – à tour de rôle, le dernier sera le moins bien servi. Du coup, c’est lui qui débutera le prochain tour ! Prendre la tuile la plus rentable au tour 2 risque de rendre le tour 3 bien plus pauvre : à vous de trouver le « juste milieu raisonnable ». Sur les tuiles, on trouve aussi des couronnes : chaque domaine (ensemble de cases adjacentes de même nature) rapporte un nombre de points égal au nombre de case multiplié par le nombre de couronnes. Avouez qu’on fait difficilement plus simple ? Kingdomino a l’énorme avantage d’être jouable par presque toute la famille tout en restant très malin.

Hanabi (2 à 5 joueurs, moins de 30 minutes, à partir de 8 ans, 10 euros)

Très malin, Hanabi est un jeu de cartes coopératif dans lequel le but est de réaliser le plus magnifique des feux d’artifice. Cinq couleurs sont ainsi disponibles avec des cartes numérotées de 1 à 5. L’objectif des joueurs va être de réussir à remettre ces cinq couleurs dans l’ordre, mais plus facile à dire qu’à faire quand on ne voit pas ses propres cartes ! C’est toute l’astuce du jeu qui repose sur un échange d’informations entre les joueurs. En effet, si vous ne voyez pas vos cartes, vous regardez constamment celles des autres. À votre tour, vous avez donc le choix entre donner un indice (moyennant un jeton), poser une carte (attention aux erreurs) ou défausser une carte pour regagner un jeton d’information. Ces informations sont cruciales, mais ne peuvent être données n’importe comment : soit on pointe du doigt les cartes d’une couleur sans donner leur valeur, soit on pointe les cartes d’une valeur sans donner la couleur. Attention, dès lors que les joueurs font trois erreurs en posant des cartes, la partie est perdue !

[Dossier] Power Rangers : Des collants fluo au blockbuster

Alors qu’un film relançant complètement l’univers des Power Rangers s’apprête à voir le jour sur grand écran (le 5 avril), nous nous sommes dit qu’il pourrait être intéressant de revenir sur les origines d’une franchise unique en son genre, et qui a marqué toute une génération. À l’instar de notre double dossier sur les tortues ninja (partie 1 et partie 2), voici tout ce qu’il faut savoir sur les Mighty Morphin Power Rangers !

Si vous êtes un habitué du Journal du Geek, c’est que vous avez logiquement des centres d’intérêt assez spécifiques. Et il y a de grandes chances que vous connaissiez les Power Rangers. Mais savez-vous comment cette franchise a vu le jour ? Qu’il s’agit de morceaux d’autres séries (japonaises) remontées avec des séquences reshootées par un casting américain ? Qu’il y a eu, au début des années 2000, une bataille pour les droits d’exploitation ? Que l’auteur du générique mythique et percutant n’est autre que Brian Patrick Carroll, plus connu sous le sobriquet de Buckethead ? Non ? C’est pas grave, nous allons immédiatement rattraper ces lacunes, parce qu’après tout, un geek qui n’y connaîtrait rien en matière de Power Rangers, c’est pas vraiment un geek (ce troll vous est offert par le Journal du Geek).

Power Rangers est une des franchises pour enfants les plus productives de l’histoire, avec actuellement 19 séries totalisant 23 saisons. C’est pas encore Doctor Who, mais ça met à l’amende la grande majorité des séries pour kids, toutes époques confondues. C’est le 28 août 1993 que débute l’aventure, outre-Atlantique, sur la chaîne Fox Kids. Très vite, Mighty Morphin Power Rangers va atteindre des sommets d’audience et générer des millions de dollars de bénéfices, à l’aide de jouets et de tout un tas d’autres produits dérivés. Autant dire qu’on parle d’un concept particulièrement prolifique. Cinq ados qui ont la capacité de se transformer en héros costumés, à l’aide d’appareils extraterrestres qu’ils portent au poignet, confiés par une entité mystérieuse qui semble vivre dans une éprouvette géante. Ah, et ils ont un repaire secret dans lequel les attend un robot, mais aussi et surtout, il y a les Zords. Machines gigantesques et transformables, les premiers Zords ont des formes de dinosaures et peuvent se combiner en un seul robot géant, quand les ennemis se font trop imposants. Les Power Rangers unissent alors leurs forces et bottent systématiquement l’arrière-train de leur ennemi du jour, qu’il se trouve dans son dos, ou sur son front (oui, les extraterrestre ont des formes et des mœurs bizarres…).

Le concept fonctionne immédiatement, mais ce n’est pas réellement une surprise. En effet, cela fait alors des années qu’il cartonne au Japon et dans d’autres pays du monde, avec les séries de sentaï. Si vous avez dans les quarante ans, vous en avez très certainement vu, enfant, chez nous. Bioman, ça vous dit quelque chose ?

Mais alors, qu’est-ce qui est différent, cette fois ?

[Dossier] Vous n’avez rien compris au Marvel Cinematic Universe ? On vous explique tout !

Le Marvel Cinematic Universe, ou MCU, fait maintenant partie du paysage cinématographique. Chaque sortie de film est un petit événement et attire toutes les attentions.

Et pour suivre le MCU, il faut s’accrocher. Depuis 2008 avec Iron Man, l’univers se compose de 14 films et de cinq séries, autant dire des centaines et des centaines d’heures super-héroïques, avec tout autant de personnages et des milliers de sous-intrigues développées.

Un univers démesuré

Dans l’univers du cinéma, le Marvel Cinematic Universe, ce n’est pas rien. Si on peut critiquer le fond, on ne peut en revanche qu’être admiratif devant la forme de cet univers. Le MCU, c’est tout simplement le plus grand projet de l’histoire du cinéma. Jamais un studio n’avait eu – avant Marvel – l’ambition d’étaler une saga sur plus de vingt ans. Une saga qui ne se compose pas seulement d’épisodes qui se suivent, mais d’œuvres capables de vivre par elles-mêmes, car centrées sur un personnage en particulier. Un plan chapeauté par Kevin Feige, le boss de Marvel Studios, et qui inspire les autres studios dans leur production. Car qu’on le veuille ou non, le Marvel Cinematic Universe a changé à jamais le visage du cinéma de divertissement. Pour le meilleur et pour le pire.

Résumer le MCU en une image, mission quasi impossible

Avant de commencer, voici tous les films et les séries sortis à ce jour (les films sont en gras, les séries en italique) :

Iron Man (2008)
L’incroyable Hulk (2008)
Iron Man 2 (2010)
Thor (2011)
Captain America : The First Avenger (2011)
The Avengers (2012)
Iron Man 3 (2013)
Agents of SHIELD (depuis 2013)
Thor : Le Monde des Ténèbres (2013)
Captain America : Le Soldat de l’Hiver (2014)
Les Gardiens de la Galaxie (2014)
Agent Carter (2015 et 2016)
Daredevil (depuis 2015)
Avengers : L’ère d’Ultron (2015)
Ant-Man (2015)
Jessica Jones (depuis 2015)
Captain America : Civil War (2016)
Luke Cage (depuis 2016)
Doctor Strange (2016)

Et voici les œuvres prévues à l’avenir :

Iron Fist (2017)
Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 (2017)
Spider-Man Homecoming (2017)
Les Inhumains (2017)
Thor : Ragnarok (2017)
The Defenders (2017)
Runaways (2017)
Black Panther (2018)
Avengers: Infinity War (2018)
Ant-Man and the Wasp (2018)
Captain Marvel (2019)
Avengers 4 (2019)
Le Punisher (pas de date)
Cloak & Dagger (pas de date)

2016 se termine, et voici les films de l’année de la rédaction !

Si 2015 fût une année riche en bons blockbusters, 2016 n’a clairement pas été du même cru. Néanmoins, en s’éloignant quelque peu du cinéma grand spectacle, cette année nous a tout de même offert de très belles choses.

Premier Contact

Premier Contact

L’année 2016 touche à sa fin et il est donc temps de dresser le traditionnel le bilan. Un bilan que nous avons choisi de confier à chacun des membres de la rédaction. Chacun va dans les pages qui suivent donner ses coups de cœur de l’année et ses surprises. N’hésitez pas à donner votre top 5 de vos films préférés de 2016 dans les commentaires !

[Dossier] Histoire, lieux, personnages… on récapitule tout ce qu’on sait sur Star Wars Rogue One

Star Wars Rogue One est le premier spin-off de la saga Star Wars. Dans ce film, nous suivrons un groupe de rebelles chargé de voler les plans de l’Etoile Noire, arme absolue de l’Empire.

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Prévu pour le 14 décembre, Rogue One est un gros pari pour Disney. Un pari financier, d’abord. Les spin-off pourraient-ils susciter l’engouement comme les volets classiques et séduire les non-fans ? Un pari artistique ensuite. Rogue One permettra de déterminer si créer des spin-off à tout-va a un vrai sens pour enrichir la franchise ou si ce n’est qu’une opportunité financière qui accouchera d’une coquille vide.

Dans ce dossier, nous allons classer tout ce que l’on sait sur ce prochain Rogue One, de l’histoire en passant par le film en lui-même. Vous êtes prêts ?

NB : Attention, ce dossier contiendra du SPOIL (beaucoup de spoil spéculatif) et si vous souhaitez garder la surprise, merci de quitter cette page. En même temps, vous n’allez pas lire un dossier nommé « Tout ce qu’on sait sur Rogue One » si vous souhaitez ne rien savoir. M’enfin !

[Dossier] Une petite histoire du “Found Footage” au cinéma

Alors que le film Blair Witch est sorti ce mercredi (notre critique), redécouvrons ensemble la petite histoire du found footage, un genre bien particulier, dont les représentants se sont multipliés ces dernières années.

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Vous ne le saviez peut-être pas, mais la saga Blair Witch vient de revenir sur nos écrans. Et si la production nous annonce que nous sommes une nouvelle fois face à un monument de l’horreur, c’est avant tout l’occasion de s’intéresser à l’histoire du found footage. Ce style particulier, qui se démarque par l’utilisation d’une caméra subjective, est devenu en quelques années un sous-genre du film d’angoisse. Pourtant, rien ne le prédestinait vraiment à un tel succès.

Son fonctionnement est simple mais son efficacité éprouvée. Il consiste à articuler un film comme s’il s’agissait d’un enregistrement vidéo véritable, présenté comme tel au spectateur. En ce sens, il se rapproche de la forme du documentaire, que Le Petit Robert décrit lui-même comme « un film didactique présentant des documents authentiques, non élaborés pour l’occasion ». Bien qu’il en soit conscient, cette tromperie “à l’amiable” exerce un pouvoir de fascination important envers le spectateur.

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L’objet filmique ressemblant fortement à un genre dit sérieux, il est plus facile de croire aux événements auxquels on assiste. Un sentiment renforcé par le fait que les acteurs sont ici également opérateurs. C’est eux-mêmes qui font fonctionner la caméra, et par cette action légitiment d’autant plus la situation dans laquelle ils se trouvent. Le genre cultive donc au maximum une esthétique qui parait peu travaillée, à la manière d’un rush pris à la volée, dont l’utilisation finale n’est même pas confirmée.

Le found footage joue habilement sur deux piliers qui semblent au départ antagonistes. Le premier est l’aspect objectif de la situation, qui ne donne pas l’impression d’être devant un film traditionnel. Le second est l’esthétique, qui est spécialement travaillée pour tromper le spectateur.

[Dossier] Cowabunga ! L’incroyable histoire des Tortues Ninja (1ère partie)

C’est l’histoire d’un élément clé de la pop-culture, qui n’aurait jamais dû en être un. L’histoire de deux fans de comics qui n’étaient pas du tout dessinateurs ou scénaristes. L’histoire de tortues anthropomorphes qui œuvrent pour venger la mort du maître de leur sensei. C’est l’histoire d’une franchise légendaire, et d’une success story comme il y en a peu. C’est l’histoire des Tortues Ninja.

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Difficile aujourd’hui de se prétendre amateur de pop-culture sans connaître Michelangelo, Leonardo, Donatello et Raphael. Et non, je ne parle pas des peintres de la Renaissance auxquels ils doivent leurs noms, mais bien des quatre tortues ninja. L’histoire pourrait commencer comme ça : Peter et Kevin, deux inséparables copains d’enfance, fans de films de kung-fu et de tortues, décident avec l’aide de papa-maman de créer leur propre comic book. Il n’en est rien.

Aux origines de la collaboration entre Kevin Eastman et Peter Laird, on trouve le fanzine Scat, édité par Peter Laird. Sorte de Mad version fin des années 70, Scat tape un jour par hasard dans l’œil de Kevin Eastman. Ce dernier, obsédé par l’idée de devenir auteur et artiste de comics, parvient à entrer en contact avec Peter Laird, en lui écrivant une lettre pleine de passion et de respect. Laird l’invite alors à venir chez lui, directement, pour faire connaissance. En franchissant la porte, la première chose que découvre Eastman, est une planche originale de Jack Kirby, sur le mur, dans l’entrée. Il devient fou. À ce moment précis, tous deux comprennent qu’ils vont vivre une incroyable aventure artistique ensemble. Ils créent alors Mirage, leur studio qu’ils appellent ainsi parce qu’il n’a en fait rien d’un studio. Les deux nouveaux amis travaillent directement dans leur salon, tout en regardant la télé et en s’amusant comme des gamins.