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[Test] South Park : L’Annale du Destin [PC, PS4, XBO]

Notre récent contact avec la preview de South Park : L’Annale du Destin nous laissait espérer un jeu aussi provocateur et généreux que son aîné. Sentiment confirmé sur le long terme, même si certaines innovations sont à apprécier, à défaut d’une vraie révolution de la franchise.

Si le début de L’Annale du Destin raccorde directement avec la fin de Le Bâton de la vérité, il prend rapidement une autre tangente pour mieux coller à son nouveau decorum. Dans la peau d’un petit nouveau à South Park, enrôlé malgré lui par Cartman (devenu The Coon), et sa bande de justiciers, le jeu se joue comme un parcours initiatique de longue haleine dans le costume (modulable) d’un justicier aux pouvoirs surhumains (modulables eux aussi). Ainsi, chaque étape scénaristique majeure permet de s’octroyer une spécialité supplémentaire (mutant, cyborg, assassin, etc), qui donne droit à de nouvelles panoplies martiales.

Mieux (et il était temps) : le personnage peut aussi jongler entre plusieurs artefacts et les placer sur un nombre limité de slots pour donner plus d’impact sur tel types d’attaques. Les combats se déroulent désormais sur un damier à taille variable, qui peut parfois excéder l’enceinte de l’écran. Chaque coup spécial possède non seulement sa puissance et ses altérations d’état, mais aussi (et surtout) son aire de dégât. Certains se font au corps à corps, d’autres sur plusieurs zones, et d’autres bousculent la position l’ennemi, tactique idéale pour l’envoyer valdinguer sur un compagnon, et créer un enchaînement de combos. Plutôt malin, ce système de combat a aussi le mérite de varier ses objectifs (il ne s’agit pas toujours de vaincre l’ennemi mais parfois de le fuir), selon les besoins du scénario, n’hésitant jamais à créer des situations aussi improbables (SDF, petits vieux, stripteaseuses, flics racistes, tout le monde y passe) que spectaculaires. Malheureusement, ces combats (et le jeu en général) ne sont guère difficiles, et frôlent parfois une routine qui aurait mérité un peu de défi pour nous passionner jusqu’au bout.

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