[caption id="attachment_50094144" align="aligncenter" width="1280"] Crédits :Ecole polytechnique Université Paris-Saclay / Wikipedia[/caption] Patrick Drahi a profité de l’inauguration de l’Altice Campus, dans le XVe arrondissement de Paris, pour communiquer sur l’actualité du groupe. Ce bâtiment, qui accueillera les effectifs de SFR mais également des employés du pôle média, était l’endroit idéal pour annoncer de bonnes nouvelles. L’air enthousiaste, le patron a voulu rassurer ses troupes, notamment en ce qui concerne la fuite des clients sur les trois dernières années.

“J’avais fixé l’objectif de regagner tous nos clients perdus d’ici à la fin de l’année. Eh bien, c’est fait ! Début octobre, nous avions reconquis plus de clients que nous n’avions perdus sur les trois dernières années, ça fait plaisir”

Une reconquête due à la multiplication des offres sur RED, sa branche low-cost, qui a su faire revenir des clients grâce à des tarifs ultra-concurrentiels. Un domaine sur lequel le groupe avait pris du retard, en particulier face à Free et aux autres MVNO (Sosh, B&You…). La firme a notamment déployé des offres « à vie » sur certains forfaits à petit prix, permettant à ceux qui changent d’opérateur chaque année de ne plus avoir à la faire.

“Nous avons su moderniser SFR, nos clients reviennent en nombre. Et ils ont le sourire parce que c’est vrai qu’ils ont souffert. Je remercie ceux qui sont restés”

Des offres combinées avec son nouveau produit fer-de-lance : le football. RMC Sport est ainsi devenu le diffuseur exclusif de la Ligue des Champions, mais aussi de la Premier League anglaise, un championnat très suivi. Mais ce sésame footballistique est loin d’être abordable et le groupe a dépensé une fortune pour ce dernier (environ 1 milliard d’euros sur trois ans pour la LdC, plus de deux fois et demie ce que payaient auparavant Canal + et beIN Sports à l’époque). Son lancement chaotique n’a d’ailleurs pas du rassurer les investisseurs. Cette stratégie n’est pourtant pas validée par l’ensemble des observateurs, qui l’estime particulièrement risquée. Les offres proposées par RED ne visent plus la même clientèle, et le revenu moyen par client risque de chuter. Afficher autant d’abonnés qu’auparavant est certes une bonne nouvelle, mais pas si ces derniers rapportent deux à trois fois moins d’argent. On peut donc s’inquiéter sur la vision à long terme de la firme, d’autant que les problèmes soulevés par les abonnés (SAV, couverture 4G…) sont loin d’être tous résolus.

Continue Reading

L’artiste Banksy a encore frappé. Vendredi dernier, un tableau de l’artiste était vendu au enchères chez Sotheby’s à Londres. Mais à peine l’oeuvre avait-elle été adjugée à plus de 1,2 millions d’euros, qu’elle s’est auto-détruite sous les yeux de l’acquéreur et des participants. https://twitter.com/theJeremyVine/status/1048448063998705664?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1048448063998705664&ref_url=http%3A%2F%2Fwww.europe1.fr%2Fpolitique%2Fune-oeuvre-de-banksy-sauto-detruit-en-pleine-vente-aux-encheres-a-londres-3772505 Si le procédé a pu amuser ou au contraire choquer les convives, cet événement a soulevé beaucoup de questions. L’artiste a posté une vidéo sur Instagram dans laquelle il affirme avoir intégré une déchiqueteuse à papier dans le cadre de l’oeuvre il y a plusieurs années. https://www.instagram.com/p/BomXijJhArX/?utm_source=ig_embed Mais comme le note Le Figaro, les œuvres sont normalement étudiées sous toutes les couture et démontées afin d’éviter la circulation de faux. Une chose est quasi sûre : l’acquéreur de l’oeuvre n’a certainement pas perdu au change sur le plan financier.  Le cofondateur de la plateforme MyArtBroker estime ainsi que ce “coup” médiatique a fait augmenter “d’au moins 50%” la valeur de l’oeuvre.

Continue Reading

Plus un site de vente dispose de vendeurs indépendants, plus il peut proposer de stock ou de produits différents. Il est donc tout naturel que les leaders de la vente en ligne multiplient les partenariats avec ces derniers. Mais il arrive que certains dépassent les limites et se « servent » chez les concurrents. C’est ce qu’explique le Wall Street Journal dans un récent article, qui indique qu’eBay aurait envoyé un courrier un peu particulier à la firme de Jeff Bezos. Dans ce dernier, eBay exige qu’Amazon arrête d’essayer de faire venir ses vendeurs sur sa plateforme, comme l’explique son porte-parole.

“Nous pouvons confirmer que nous avons découvert une pratique illicite et dérangeante de la part d’Amazon, consistant à inciter les vendeurs eBay à déménager sur la plateforme d’Amazon. […] Nous avons demandé à Amazon de mettre un terme à son activité illicite et prendrons les mesures nécessaires, le cas échéant. »

Le journal explique en effet que plus de mille messages ont été envoyés aux vendeurs affiliés à eBay par plus d’une cinquantaine de représentants commerciaux d’Amazon. Ces messages demandent aux vendeurs de contacter la firme de Seattle via un autre moyen, afin de voir s’ils peuvent déplacer leurs activités… Et quitter celle de San José. eBay explique qu’il s’agit là d’une pratique illicite qui constitue un délit informatique, mais aussi un démarchage abusif si l’on en croit les conditions générales d’utilisation du site. Elles stipulent effectivement que la messagerie ne doit pas servir à faire de la promotion qui n’est pas liée aux produits vendus par eBay. La firme avait par ailleurs mis en place des filtres spécifiques pour éviter le problème. Mais les commerciaux d’Amazon devaient le savoir puisqu’ils n’employaient jamais directement le terme Amazon. Au lieu de ça, ils utilisaient des tirets (sous la forme a-ma-z-o-n ou A-M-Z-N) pour ne pas se faire repérer. Idem pour les numéros de téléphone, apparemment envoyé en plusieurs fois. [caption id="attachment_50093181" align="aligncenter" width="1024"] Crédits : Flickr/ Karl Baron[/caption] Ce genre de pratique a effectivement de quoi provoquer l’ire d’eBay dont la totalité des ventes repose sur une marketplace fournie. Ça n’est pas le cas d’Amazon qui dispose aussi de sa propre ligne de distribution. Cela indique donc que les vendeurs tiers permettent de faire de meilleures marges, et restent très intéressants pour le géant du e-commerce. Amazon n’a pas souhaité commenter cette information, mais a néanmoins diligenté une enquête en interne.

Continue Reading

Les fourches ont à peine eu le temps de se lever et les torches de s’allumer que la raison de la grogne avait déjà disparu. À la mi-septembre, plusieurs utilisateurs de comptes Spotify Famille ont commencé à rapporter un changement de politique étrange de la part du géant suédois.

On ne choisit pas sa famille

Un mail envoyé par Spotify les invitait en effet à renseigner leurs coordonnées GPS, sous peine de voir leur accès au compte familial révoqué. Pour le service de streaming musical, l’idée est de lutter contre les clients qui souscrivent à compte Familial pour en faire profiter leurs amis, et ainsi réduire le coût de l’abonnement mensuel (14,99 euros pour un compte Famille, soit 3 euros par utilisateurs, contre 9,99 euros pour un compte Premium individuel). https://twitter.com/unaligned/status/1041875669704237057 Face au manque à gagner, Spotify avait donc décidé de prendre des mesures. Pourtant, alors que de plus en plus de voix ont commencé à s’élever contre cette politique, rappelant que tous les membres d’une même famille ne vivent pas forcément sous le même toit, Spotify a fait savoir au site américain Quartz que le renseignement des informations GPS n’était qu’un test, et qu’il était dès à présent terminé. En revanche, Spotify n’a pas expliqué pourquoi il avait choisi de conduire ce test maintenant, sans aucune communication au préalable. De même, le géant suédois n’a pas infirmé ou confirmé la reprise prochaine des tests, ni si ces derniers mèneront à une future mise à jour. Les conditions d’utilisation d’un compte Spotify Famille, elles, restent inchangées, et requiert toujours que “tous les titulaires de compte doivent résider à la même adresse.

Continue Reading

Souvent accusé d’abus de position dominante, Google fait tout ce qui est en son pouvoir pour être présent par défaut sur tous les ordinateurs vendus dans le monde. Et la firme de Mountain View n’hésite pas à sortir le porte-monnaie pour s’en assurer. Rien de bien étonnant même si les montants évoqués ici sont phénoménaux. Bien que ces chiffres soient censés être confidentiels, Rod Hall, un analyste de chez Goldman Sachs s’est laissé aller à des confidences. Le site Business Insider indique en effet que Google paierait neuf milliards de dollars à Apple pour l’année afin de conserver cette position stratégique. Connaissant la firme, on peut légitimement se dire que l’investissement doit en valoir la chandelle. Mais la somme impressionne. La firme de Cupertino pourrait ainsi faire plus de profit grâce à ce versement qu’avec iCloud ou Apple Music ! En plus de Google, activé par défaut, Apple propose Yahoo, Bing mais aussi DuckDuckGo.

« Nous pensons que cette somme est indexée sur le nombre de recherches des utilisateurs d’appareils Apple, depuis Siri ou le navigateur Safari. »

Et tout cela devrait augmenter avec le temps. Hall estime que ce paiement grimpera à 12 milliards de dollars pour l’année 2019. Toni Sacconaghi, un analyste de chez Bernstein avait estimé que Google aurait versé 3 milliards de dollars en 2017. Tout cela reste des estimations, mais le seul chiffre avéré se situerait à un milliard de dollars pour l’année 2014, il y plus de quatre ans de cela. Rappelons tout de même que deux milliards de terminaux iOS sont en circulation sur le globe.

Continue Reading

  En août dernier, Elon Musk avait joué son va-tout en tweetant qu’il retirerait Tesla de la bourse lorsque l’action culminerait à 420 dollars, assurant au passage qu’il possédait déjà les fonds nécessaires. Une déclaration qui avait affolé les marchés financiers, et fait s’effondrer le titre de Tesla de 14% le lendemain, faisant perdre des sommes colossales aux investisseurs. Un tour de passe-passe qui n’a pas du tout été du goût de la SEC (Securities and Exchange Commission), qui a annoncé jeudi dernier qu’elle poursuivait Elon Musk pour fraude.

Un accord à l’amiable

Si à l’origine, le gendarme de la bourse américaine réclamait que l’homme d’affaires soit banni à vie de la tête d’une entreprise cotée, un accord a pu être trouvé entre le milliardaire américain, la SEC et Tesla. Selon les termes de cet accord, dévoilé samedi 29 septembre, Elon Musk doit abandonner son poste de président du conseil d’administration du constructeur automobile, avec l’impossibilité de le récupérer durant les trois prochaines années. Il doit également nommer deux directeurs indépendants à ce même conseil d’administration, avec pour objectif que l’un d’entre eux soit nommé à la présidence. [shortcode_jdg_read_also label=”Elon Musk ne veut plus retirer Tesla de la bourse” url=”https://www.journaldugeek.com/2018/08/27/elon-musk-ne-veut-plus-retirer-tesla-de-bourse/” width=”1/1″ /] “L’ensemble des mesures annoncées aujourd’hui sont faites pour répondre aux actes reprochés en renforçant la gouvernance d’entreprise de Tesla et la supervision, afin de protéger les investisseurs“, explique Stephanie Avakian, codirectrice de la SEC dans des propos rapportés par Le Monde. En outre, Elon Musk est contraint de payer une amende de 20 millions de dollars. Une pénalité dont écope également Tesla.  

Continue Reading

Le service de streaming demande aux utilisateurs inscrits dans cette formule « famille » de confirmer géographiquement leur compte. S’ils n’habitent pas au même endroit que le titulaire de l’abonnement, ou s’ils prennent plus de 7 jours pour répondre, ils seront alors expulsés du compte familial et ils devront se contenter de l’offre gratuite.

Système D

Il s’agit visiblement du moyen trouvé par Spotify pour en terminer avec la pratique qui permet à un groupe d’amis (jusqu’à 6 personnes peuvent faire partie d’un forfait familial) de ne payer que 15 € par mois pour profiter de l’ensemble des fonctions du service. Une technique intéressante puisqu’elle réduit la facture de 75% pour chacun des 6 utilisateurs. Pour le moment, le nombre de petits malins avertis par Spotify est réduit, et l’avertissement touche surtout les États-Unis et l’Allemagne. Sur la page de présentation de l’offre familiale, Spotify prévient noir sur blanc que les utilisateurs inscrits à l’offre doivent résider à la même adresse que le titulaire du compte. Jusqu’à présent, le service de streaming regardait ailleurs lorsque son offre famille était détournée. Mais le manque à gagner est évident, alors que Spotify est désormais sous le regard des investisseurs et que l’entreprise se doit de retirer le maximum de revenus de chaque abonné.

Continue Reading

[caption id="attachment_50092074" align="aligncenter" width="1196"] Crédit : Gizmodo[/caption] Le 26 septembre dernier, le site Gizmodo reçoit une étrange vidéo de 45 mn de la part de l’une de ses sources. Cette dernière, explique le site, a été réalisée par Amazon dans le cadre de la formation des employés de Whole Foods Market, un groupe alimentaire racheté par le géant américain l’année dernière.

Amazon ne porte pas le syndicalisme dans son cœur

Et si cette vidéo a particulièrement retenu l’attention des médias et des internautes, c’est pour la simple raison qu’elle ressemble à s’y méprendre à une campagne anti-syndicalisme. Bien que Gizmodo n’ait pas diffusé la vidéo dans son intégralité, pour protéger sa source, le site américain s’est en revanche penché sur quelques extraits. À commencer par l’explication de la position d’Amazon vis-à-vis du syndicalisme. “(L’entreprise) n’est pas contre les syndicats, mais n’est pas non plus totalement neutre“, explique ainsi le narrateur de cette vidéo d’animation. “Nous ne croyons pas que les syndicats sont dans le meilleur intérêt de nos clients, de nos actionnaires ou, plus important encore, de nos associés. Notre business model repose sur la rapidité, l’innovation et l’obsession du client – des choses qui ne sont généralement pas associées au syndicalisme. Lorsque nous perdons de vue ces domaines essentiels, nous compromettons la sécurité de l’emploi de chacun: les vôtres, les miens et ceux des associés“, continue-t-il Une manière un peu passive-agressive de sous-entendre que les droits des travailleurs ne sont que secondaires face aux attentes des clients et des actionnaires.

Les murs ont des oreilles

Mais le géant de l’e-commerce ne se contente pas de clarifier sa position sur la question des syndicats. Il enjoint et forme ses managers à détecter “les signaux d’alerte” qui laissent présager de la formation future d’un syndicat. Ces signes avant-coureurs sont aussi bien des termes, comme “délégué syndical” ou “salaire décent”, que des actions, à l’instar du port de t-shirt syndicaux, ou de l’intérêt grandissant pour le droit des salariés. [caption id="attachment_50092075" align="aligncenter" width="1193"] Crédit : Gizmodo[/caption] Amazon invite même les managers à dévoiler le fond de leur pensée concernant les syndicats devant les employés. Interdiction de tomber dans la menace, bien entendu, mais aucune barrière concernant le ton sur lequel formuler ses opinions. On peut ainsi passer du paternaliste “je préfère travailler directement avec les associés” au plus engagé et virulent “les syndicats sont des rats trompeurs et menteurs.” Contacté  par Gizmodo, Amazon a d’abord joué la sourde oreille avant de transmettre à Fortune un commentaire expliquant sa perplexité face à l’article du site américain, qui se met en porte-à-faux d’une entreprise “désireuse de mieux impliquer ses employés, former des centaines de managers pour maintenir un dialogue ouvert et direct avec les associés, et créer des canaux pour stimuler l’innovation au nom du client dans un environnement solidaire et inclusif.” Une déclaration certainement un peu trop laconique pour réussir à éteindre la polémique.  

Continue Reading

Devenu multimilliardaire depuis peu, Brian Acton, cofondateur de WhatsApp, semble émettre des regrets. Interviewé par Forbes, il s’est épanché sur la situation de la firme depuis son rachat par Facebook en 2014, pour 22 milliards de dollars. Avec Jan Koum, l’ex-PDG, il a décidé de quitter WhatsApp en 2017. Une décision similaire vient d’ailleurs d’être prise par les deux fondateurs d’Instagram, aussi racheté par Facebook en 2012. Acton explique cette décision en évoquant une mésentente sur le modèle économique à adopter pour WhatsApp, notamment en ce qui concerne la protection des données privées des utilisateurs.

«[Facebook] n’est pas le méchant.[…] Ce sont des businessmen, ce sont de très bons businessmen. Ils représentent juste un ensemble de pratiques, de principes, d’éthiques et de politiques avec lesquelles je ne suis pas nécessairement d’accord. »

Le géant du net a rapidement voulu utiliser ces données pour introduire de la publicité ciblée dans l’application de messagerie. Brian Acton ne nie pas avoir été au courant, mais Forbes indique (d’après une source ayant pris part aux négociations) que le patron de Facebook leur avait à l’époque assurée qu’il y aurait « zéro pression » en termes de monétisation pendant cinq ans.

« Dans le cadre d’un règlement proposé à la fin [la direction de Facebook] a essayé de mettre en place un accord de non-divulgation […] C’est en partie la raison pour laquelle j’ai eu un peu de mal à régler cette histoire avec ces gars-là »

Acton, qui s’était déjà démarqué en annonçant sur Twitter qu’il quittait Facebook en pleine affaire Cambridge Analytica, n’oublie pas qu’il a également récolté beaucoup d’argent lors de la transaction. Moralement, il semble néanmoins avoir du mal à l’accepter.

« J’ai vendu la vie privée de mes utilisateurs pour un large bénéfice. J’ai fait un choix et un compromis. Et je dois vivre avec ça chaque jour. »

WhatsApp dont le credo était « pas de publicité, pas de jeux, pas de gadgets » pouvait-il vraiment résister sur le long-terme ? Facebook générant 98% de ses revenus via la publicité, il semblait difficile de voir une autre issue. Et la publicité devrait donc arriver sur WhatsApp dès l’année prochaine. David Marcus, ex-responsable de Messenger et spécialiste de la Blockchain pour Facebook, a tenu a répondre à Acton :

« Je trouve qu’attaquer les gens et la compagnie qui a fait de vous un milliardaire […], c’est de bas étage […] Mark Zuckerberg a protégé WhatsApp pendant très longtemps »

 

Continue Reading

L’intelligence artificielle représentera bientôt un enjeu crucial dans le développement et la défense des pays industrialisés et les investissements liés à cette dernière sont scrutés par tous. C’est notamment le cas du sous-comité pour la surveillance et les réformes gouvernementales américain, qui vient de livrer un rapport sur le sujet. Nommé « L’Avènement des machines : L’intelligence artificielle et son impact grandissant sur la politique américaine », ce document est rédigé par deux membres du Congrès : le républicain texan Will Hurd et le démocrate de l’Illinois Robin Kelly. Les deux hommes ont interviewé des experts durant une année et livrent un constat qui leur semble alarmant. La conclusion laisse notamment entendre que les États-Unis n’arrivent pas à suivre le rythme de la Chine.

Les recommandations sous-jacentes permettent de reconnaître que les États-Unis ne peuvent maintenir un leadership global dans le secteur de l’intelligence artificielle. […] Le sous-comité recommande donc au Congrès et à l’administration d’augmenter l’engagement financier dans la recherche & développement de ce secteur en particulier.

Le sous-comité reconnait et approuve le récent engagement de deux milliards de dollars à destination de l’IA pour la défense, mais insiste pour préciser que cela ne sera pas assez. Le document indique que le budget de la R&D chinois devrait dépasser celui des USA d’ici la fin de l’année 2018. Durant les neuf derniers mois, les États-Unis n’ont fait que suivre le flux d’investissement chinois, bien que le secteur privé se maintienne en pole position. Une stratégie inefficace si le pays de l’oncle Sam veut garder une distance d’avance sur la Chine, dont les investissements massifs montrent une détermination sans faille à devenir le leader mondial de l’IA. Le sous-comité multiplie les recommandations à l’administration Trump afin d’éviter un monde où l’intelligence artificielle chinoise règne en maître. Mais elles requièrent une « action immédiate ». À moins que le président Trump ne réalise que de telles technologies sont primordiales, la Chine deviendra leader mondial avant les nouvelles élections présidentielles.

Continue Reading