Il existe donc toujours un marché pour les liseuses. Le leader du secteur, Amazon, lance régulièrement des nouveautés, et Rakuten n’est pas en reste avec la Kobo Forma. L’appareil arbore un design bien particulier, qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler (beaucoup) l’Oasis, la dernière liseuse haut de gamme d’Amazon justement.

L’Oasis n’est pas loin

La Forma intègre un écran tactile e-ink de 8 pouces ; une bonne partie de l’électronique est intégrée dans la bordure en dessous, qui permet aussi d’avoir la liseuse bien en main. On peut d’ailleurs s’en servir aussi bien à l’horizontale qu’à la verticale. Le capteur de lumière ambiante ajuste automatiquement la luminosité de l’écran et réduit l’exposition à la lumière bleue. Sachant que beaucoup de lecteurs profitent de leur soirée pour s’adonner à cette passion dévorante, c’est une bonne nouvelle : ils s’endormiront plus facilement. La liseuse, qui pèse 197 grammes, bénéficie de l’étanchéité IPX8 : elle tiendra le coup une heure sous 2 mètres d’eau. L’appareil résiste aussi aux chutes de plus de 2 mètres. La Forma peut contenir jusqu’à 6.000 livres numériques avec son espace de stockage de 8 Go. Rakuten a aussi pensé à intégrer des boutons tactiles pour passer plus facilement d’une page à une autre. Elle sera disponible en précommande à compter du 16 octobre (sortie prévue le 23 octobre), au prix de 280 €. C’est plus cher que son principal concurrent, l’Oasis, qui coûte 250 €. Les fans de Kobo trouveront aussi une couverture de protection SleepCover qui allume automatiquement l’écran de la liseuse lorsqu’on l’ouvre.

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La semaine dernière, Bloomberg lâchait une véritable bombe en affirmant que des entreprises comme Amazon ou Apple avaient été espionnées par la Chine par l’intermédiaire de micropuces intégrées directement sur la carte-mère de leur serveur. Schéma et sources anonymes à l’appui, les journalistes de Bloomberg indiquaient que des puces pas plus grandes qu’un grain de riz et situées entre le processeur et le bus mémoire des cartes-mères étaient capables d’installer des firmwares pirates ou de détourner des informations pour le profit de la Chine. [caption id="attachment_50093047" align="aligncenter" width="704"] Crédits : Bloomberg.com[/caption]

Apple et Amazon multiplient les démentis

Mais une semaine après la publication de ces informations, beaucoup doutent désormais de la véracité et de la fiabilité des révélations publiées par Bloomberg. À commencer par les entreprises concernées, qui ont toutes formellement démenti l’article de Bloomberg. Apple a non seulement publié un très long communiqué de presse – ce qui est rarissime pour la marque – pour infirmer point par point les révélations de Bloomberg, accusant les journalistes de n’avoir jamais pris en compte les réponses de la marque. Ce week-end, George Stathakopoulos, le responsable de la sécurité d’Apple a réitéré ses dénégations en envoyant une lettre au Sénat et à la chambre de commerce américaine indiquant que la société n’a jamais le moindre problème avec des micropuces espionnes. « Les outils de sécurité interne d’Apple scannent sans arrêt le trafic sortant afin de vérifier la présence de malware ou d’activités suspectes. Rien n’a été trouvé » indique-t-il.

Rien à signaler pour les administrations américaines et britanniques

À ces dénégations appuyées, viennent désormais s’ajouter les doutes du département de la sécurité intérieure des États-Unis ainsi que ceux des responsables de la cybersécurité britannique. « Comme nos partenaires britanniques, le centre national de la cyber sécurité, pour l’instant, nous n’avons aucune raison de douter des communiqués provenant des sociétés incriminées dans cette histoire » peut-on lire sur le site de la sécurité intérieure américaine. À tout cela s’ajoute un article de Buzzfeed News publié durant le week-end. Les journalistes américains ont demandé à trois employés d’Apple – anonymes, haut placés et dépendant du département légal et sécurité -, si la société américaine ne cachait vraiment rien au sujet de ces puces. Ces derniers, encore, affirment qu’ils ne comprennent pas d’où peuvent bien provenir les informations de Bloomberg. « Nous avons essayé de savoir s’il y avait vraiment quelque chose, n’importe quoi, qui pouvait s’approcher de près ou de loin de cette histoire » affirme l’un d’entre eux, « nous n’avons rien trouvé ».

Bloomberg a-t-il été trompé ?

Tout cela commence à faire beaucoup, d’autant plus que Bloomberg n’a publié pour l’instant ni véritable photo de la puce ni preuve démontrant réellement qu’il y a bien eu des informations détournées. Si Bloomberg s’est trompé – ce qui peut arriver -, la question est maintenant de savoir pourquoi. Pour réaliser leur enquête, les journalistes du journal américain disent s’être essentiellement appuyés sur des sources du gouvernement américain. Or, ces derniers jours, l’administration de Donald Trump multiplie régulièrement ses accusations d’espionnage et de manque de fair-play économique de la Chine. Une coïncidence malheureuse ? Il faut laisser le bénéfice du doute à Bloomberg, qui pourrait balayer ces accusations en publiant de nouvelles preuves dans les jours à venir.

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Plusieurs films récents ont déjà été adaptés du Monde de Narnia. De 2005 à 2010, trois longs métrages ont été produits, qui n’ont pas forcément rencontré le succès escompté. Un nouvel épisode, Le Fauteuil d’Argent, est toujours plus ou moins prévu pour l’année prochaine avec Joe Johnston à la réalisation (Captain America, Jurassic Park III, Rocketeer…).

Narnia contre le Seigneur des Anneaux

Netflix prend donc la main sur les droits des sept livres qui composent le Monde de Narnia, avec l’intention de produire de nouvelles séries et des films. Il s’agit d’un deal qui court sur plusieurs années, on retrouve à sa tête le producteur Mark Gordon qui a produit Casse-Noisette et les Quatre Royaumes (un film de… Joe Johnston), mais aussi Speed de Jan de Bont ou encore Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg. Du lourd donc, ce qui devrait rassurer les nombreux fans de cette épopée littéraire qui s’est écoulée à 100 millions d’exemplaires depuis sa sortie dans les années 50. L’acquisition de ces droits entre parfaitement dans la stratégie de production de contenus de Netflix qui sera bientôt privé du catalogue Disney. Narnia est aussi une réponse à la production par Amazon d’une nouvelle adaptation du Seigneur des Anneaux sous forme de séries TV (cinq saisons sont prévues). Chaque service de streaming aura sa saga « Fantasy » !

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Plus un site de vente dispose de vendeurs indépendants, plus il peut proposer de stock ou de produits différents. Il est donc tout naturel que les leaders de la vente en ligne multiplient les partenariats avec ces derniers. Mais il arrive que certains dépassent les limites et se « servent » chez les concurrents. C’est ce qu’explique le Wall Street Journal dans un récent article, qui indique qu’eBay aurait envoyé un courrier un peu particulier à la firme de Jeff Bezos. Dans ce dernier, eBay exige qu’Amazon arrête d’essayer de faire venir ses vendeurs sur sa plateforme, comme l’explique son porte-parole.

“Nous pouvons confirmer que nous avons découvert une pratique illicite et dérangeante de la part d’Amazon, consistant à inciter les vendeurs eBay à déménager sur la plateforme d’Amazon. […] Nous avons demandé à Amazon de mettre un terme à son activité illicite et prendrons les mesures nécessaires, le cas échéant. »

Le journal explique en effet que plus de mille messages ont été envoyés aux vendeurs affiliés à eBay par plus d’une cinquantaine de représentants commerciaux d’Amazon. Ces messages demandent aux vendeurs de contacter la firme de Seattle via un autre moyen, afin de voir s’ils peuvent déplacer leurs activités… Et quitter celle de San José. eBay explique qu’il s’agit là d’une pratique illicite qui constitue un délit informatique, mais aussi un démarchage abusif si l’on en croit les conditions générales d’utilisation du site. Elles stipulent effectivement que la messagerie ne doit pas servir à faire de la promotion qui n’est pas liée aux produits vendus par eBay. La firme avait par ailleurs mis en place des filtres spécifiques pour éviter le problème. Mais les commerciaux d’Amazon devaient le savoir puisqu’ils n’employaient jamais directement le terme Amazon. Au lieu de ça, ils utilisaient des tirets (sous la forme a-ma-z-o-n ou A-M-Z-N) pour ne pas se faire repérer. Idem pour les numéros de téléphone, apparemment envoyé en plusieurs fois. [caption id="attachment_50093181" align="aligncenter" width="1024"] Crédits : Flickr/ Karl Baron[/caption] Ce genre de pratique a effectivement de quoi provoquer l’ire d’eBay dont la totalité des ventes repose sur une marketplace fournie. Ça n’est pas le cas d’Amazon qui dispose aussi de sa propre ligne de distribution. Cela indique donc que les vendeurs tiers permettent de faire de meilleures marges, et restent très intéressants pour le géant du e-commerce. Amazon n’a pas souhaité commenter cette information, mais a néanmoins diligenté une enquête en interne.

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C’est la petite bombe qui agite la Silicon Valley depuis quelques heures. Le site réputé Bloomberg affirme dans sa dernière enquête qu’une trentaine de serveurs appartenant à des firmes gigantesques, dont Apple et Amazon, aurait été piratée par les services secrets chinois. Ces derniers auraient réussi a installer des micropuces directement sur les cartes mères afin de récupérer des informations transitant via lesdits serveurs. L’affaire a débuté quand du personnel d’Amazon a déclaré qu’un des serveurs Elemental, situés aux États-Unis, contiendrait une puce « pas plus grande qu’un grain de riz » ne faisant pas partie de l’architecture originelle de la carte-mère. Le fabricant chinois Supermicro (basé aux US), qui produit ces cartes-mères s’est donc retrouvé au cœur de tous les soupçons. Les géants de la Silicon Valley se seraient donc tournés vers les autorités américaines pour tirer les choses au clair. [caption id="attachment_50093047" align="aligncenter" width="965"] Crédits : Bloomberg.com[/caption] L’analyse de cette micropuce ne les a pas rassurés. Elle permettrait en effet le cyber-espionnage en ouvrant une backdoor (comprendre une faille, une porte dérobée) sur n’importe quel réseau du serveur. Un hack loin d’être anodin, d’autant plus que les machines d’Elemental sont également utilisées par la CIA (dans le cadre du contrôle des drones), la Navy et le département de la Defense. Au total, près de trente gros organismes privés et publics auraient été touchés, dont une grande banque. Ce n’est pas la première fois que ce type d’affaires est évoqué. En 2015, un cadre de chez Apple aurait déclaré avoir trouvé des puces similaires, et remonté les informations au FBI. Mais aucun détail n’aurait filtré, probablement par peur d’ébruiter la nouvelle d’un piratage de grande ampleur. Pourtant, Apple se serait empressé de remplacer tous les serveurs fabriqués par Supermicro, soit plus de 7000 machines. Une opération qu’on imagine coûteuse, mais qui n’a pas éveillé de soupçons outre mesure étant donné qu’elle ne figurait pas dans ses comptes annuels. Apple est rapidement monté au créneau pour démentir ces dires, jugeant l’article de Bloomberg erroné. Selon la firme de Cupertino, les sources qui auraient communiqué avec le journal se seraient trompées, en évoquant une affaire datant en fait de 2016. À cette époque, les ingénieurs avaient trouvé des drivers infectés dans les serveurs en question, mais que cela n’avait rien à voir avec une quelconque action de son partenaire chinois. SuperMicro a très rapidement réagi, en validant la thèse d’Apple. De son côté, Amazon avait déjà pris ses distances avec Supermicro, en revendant ses infrastructures à un concurrent. Le géant de la vente en ligne avait néanmoins expliqué que les vulnérabilités constatées venaient de la partie logicielle, et non du produit en lui-même. Interrogé par Bloomberg, un ancien membre des services de renseignement américain a tenu à préciser ce que représentait l’entreprise chinoise dans le monde du hardware.

« Il faut imaginer SuperMicro comme le Microsoft du monde hardware. S’attaquer aux cartes-mères de Supermicro, c’est comme attaquer Windows. C’est comme attaquer le monde entier. »

Selon l’article, l’investigation serait toujours en cours. Mais les répercussions de cette dernière seront particulièrement difficiles à estimer.

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Jadis (comprenez, il y a sept mois), nous vous expliquions dans notre dossier sur le premier anniversaire de la Switch, que Nintendo ne prévoyait pas pour le moment de brader sa console hybride. Cette dernière se vend encore très bien, forçant le constructeur japonais à revoir constamment sa production à la hausse, et les exclusivités de la console suffisent à relancer l’intérêt tous les 3 mois. Pour trouver une Switch neuve à un prix défiant toute concurrence, il faut bien souvent passer par des promotions tierces, comme celle de la Fnac sur ses cartes cadeaux, ce qui permet d’acquérir la Switch à 260 euros au lieu des 300 euros habituels. Même si Nintendo laisse la tarification à la discrétion du revendeur, trop de promotions ne sont pas non plus à son goût. Et il semblerait qu’Amazon France soit en train d’en faire les frais.

Nintendo retiendrait ses stocks

En effet, en pleine période de French Days, la Switch est vendue aux alentours de 350 euros sur Amazon France, et ce uniquement par des vendeurs tiers. Pour le site IGN France, il y a une explication toute simple à ce phénomène. Selon ses informations, Nintendo aurait simplement arrêté d’approvisionner Amazon France en console hybride. “Le constructeur japonais aurait été échaudé par les tarifs parfois très bas affichés par Amazon“, estime IGN France. [shortcode_jdg_read_also label=”Sélection – Ces jeux indés sortis sur Switch pendant vos vacances” url=”https://www.journaldugeek.com/dossier/selection-jeux-indes-sortis-switch-pendant-vos-vacances/” width=”1/1″ /] Pire encore, les futurs packs contenant la console et les jeux prévus pour la fin de l’année, tels que Pokémon Let’s Go, et surtout Super Smash Bros. Ultimate est aux abonnés absents. IGN France avance aussi que les jeux seuls sont également concernés. Rassurez-vous cependant, les précommandes ne semblent pas avoir été annulées. https://twitter.com/jclemmen/status/1045683090771902464 Contacté par Numerama, Nintendo s’est refusé à tout commentaire. De son côté, Amazon n’a pour le moment pas donné plus de détails sur ce mystère.  

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  Alexa, l’assistant personnel d’Amazon, devait avoir la fonction de chuchoter et de s’adapter au ton de la voix d’un utilisateur. Mais fin septembre, la fonctionnalité présentait quelques soucis de fonctionnement. Les ingénieurs d’Amazon ont expliqué les raisons de ce problème.

Des modifications qui changent la donne

Et pour cause, si Alexa pouvait écouter le timbre de voix d’un utilisateur, elle n’avait pas la capacité de répondre de la même manière, dans certains cas. Ainsi, lorsqu’un utilisateur chuchotait, Alexa pouvait répondre de vive voix. Par conséquent, les chercheurs ont dû modifier le comportement du réseau. Ensuite, ils ont écarté les segments qui parasitaient la décision. Des modifications qui réduisent les dysfonctionnements de l’assistant vocal. Si cette innovation peut sembler anodine, cette nouveauté va changer la vie de certains des utilisateurs. À titre d’exemple, il sera plus facile de communiquer avec un assistant vocal dans un lieu public,  sans trop déranger les personnes autour.

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Après ce succès, le constructeur automobile lance le “Showroom virtuel SEAT” qui proposer une expérience client immersive pour découvrir la marque et sa gamme de produits. Cette vitrine online unique, offre aux clients un parcours simplifié et un accompagnement personnalité avec la livraison à domicile de leur véhicule en moins de 72h ! 4 véhicules sont mis en vente en édition limitée sur Amazon : Arona, Ibiza, Leon et Ateca. L’acheteur réserve un modèle en édition limitée en payant sur amazon.fr la somme de 500€. L’acquisition de ce bon de réservation ne constitue en aucun cas un acompte sur l’achat de la SEAT. Il est ensuite recontacté par un conseiller de la marque pour finaliser sa commande et choisir son mode de paiement pour régler le solde. Enfin, dès la finalisation de la transaction, la livraison sera programmée au domicile du client sous 72h.

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[caption id="attachment_50092074" align="aligncenter" width="1196"] Crédit : Gizmodo[/caption] Le 26 septembre dernier, le site Gizmodo reçoit une étrange vidéo de 45 mn de la part de l’une de ses sources. Cette dernière, explique le site, a été réalisée par Amazon dans le cadre de la formation des employés de Whole Foods Market, un groupe alimentaire racheté par le géant américain l’année dernière.

Amazon ne porte pas le syndicalisme dans son cœur

Et si cette vidéo a particulièrement retenu l’attention des médias et des internautes, c’est pour la simple raison qu’elle ressemble à s’y méprendre à une campagne anti-syndicalisme. Bien que Gizmodo n’ait pas diffusé la vidéo dans son intégralité, pour protéger sa source, le site américain s’est en revanche penché sur quelques extraits. À commencer par l’explication de la position d’Amazon vis-à-vis du syndicalisme. “(L’entreprise) n’est pas contre les syndicats, mais n’est pas non plus totalement neutre“, explique ainsi le narrateur de cette vidéo d’animation. “Nous ne croyons pas que les syndicats sont dans le meilleur intérêt de nos clients, de nos actionnaires ou, plus important encore, de nos associés. Notre business model repose sur la rapidité, l’innovation et l’obsession du client – des choses qui ne sont généralement pas associées au syndicalisme. Lorsque nous perdons de vue ces domaines essentiels, nous compromettons la sécurité de l’emploi de chacun: les vôtres, les miens et ceux des associés“, continue-t-il Une manière un peu passive-agressive de sous-entendre que les droits des travailleurs ne sont que secondaires face aux attentes des clients et des actionnaires.

Les murs ont des oreilles

Mais le géant de l’e-commerce ne se contente pas de clarifier sa position sur la question des syndicats. Il enjoint et forme ses managers à détecter “les signaux d’alerte” qui laissent présager de la formation future d’un syndicat. Ces signes avant-coureurs sont aussi bien des termes, comme “délégué syndical” ou “salaire décent”, que des actions, à l’instar du port de t-shirt syndicaux, ou de l’intérêt grandissant pour le droit des salariés. [caption id="attachment_50092075" align="aligncenter" width="1193"] Crédit : Gizmodo[/caption] Amazon invite même les managers à dévoiler le fond de leur pensée concernant les syndicats devant les employés. Interdiction de tomber dans la menace, bien entendu, mais aucune barrière concernant le ton sur lequel formuler ses opinions. On peut ainsi passer du paternaliste “je préfère travailler directement avec les associés” au plus engagé et virulent “les syndicats sont des rats trompeurs et menteurs.” Contacté  par Gizmodo, Amazon a d’abord joué la sourde oreille avant de transmettre à Fortune un commentaire expliquant sa perplexité face à l’article du site américain, qui se met en porte-à-faux d’une entreprise “désireuse de mieux impliquer ses employés, former des centaines de managers pour maintenir un dialogue ouvert et direct avec les associés, et créer des canaux pour stimuler l’innovation au nom du client dans un environnement solidaire et inclusif.” Une déclaration certainement un peu trop laconique pour réussir à éteindre la polémique.  

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[caption id="attachment_50091902" align="aligncenter" width="740"] Jimmy Wales Crédits : Flickr[/caption] Wikipédia est une encyclopédie universelle, libre et totalement indépendante. Créée en 2001 par Jimmy Wales et Larry Sanger, elle continue aujourd’hui d’exister essentiellement grâce aux nombreux rédacteurs bénévoles à travers le monde qui se chargent d’expliquer et de présenter bien des mots, expressions ou personnalités publiques. Depuis toujours, l’encyclopédie et son environnement sont hébergés sur Internet grâce aux serveurs financés par la Wikimedia Foundation, organisation à but non lucratif américaine, dépositaire de la marque Wikipédia.

Alexa demande à Wiki

C’est grâce aux dons des particuliers ou des entreprises que cet organisme existe toujours. Amazon a donc décidé de verser la coquette somme d’un million de dollars à la Wikimédia Foundation, car cette dernière aide beaucoup l’entreprise américaine, et notamment sa dernière gamme d’appareils connectés via Alexa. Avec les Écho Dot, Spot ou Plus, Amazon souhaite concurrencer Google et sa gamme Home et devenir ainsi un pionnier en ce qui concerne les « Assistants personnels ». Et le géant américain puise dans les informations de Wikipédia pour répondre à bien des questions des utilisateurs. Par exemple, lorsqu’on demande à Alexa « Qui est Charles de Gaulle ? », c’est bien en se référant à l’encyclopédie que l’assistant fournit une réponse.

Enfin, mais merci !

Amazon qui fait un don à la Wikimedia Foundation, il était temps pourraient s’exclamer certains. En effet, tandis que des sociétés comme Microsoft, Apple ou Adobe ont pris pour habitude de « remercier » les travaux menés par l’organisation, l’entreprise spécialisée en e-commerce était jusque-là resté absente des tableaux d’honneur annuels de Wikimedia. Amazon corrige ici le tir avec ce don important. La fondation a tenu à remercier le site de e-commerce : « Au cours des dernières années, de plus en plus d’entreprises ont utilisé le contenu de Wikipédia, ce qui nous a incités à encourager un soutien durable et proportionnel de la part des organisations qui tirent une valeur financière importante et soutenue de notre travail. Nous sommes reconnaissants du soutien d’Amazon, et espérons que cela marque le début d’un partenariat à long terme pour soutenir l’avenir de Wikipédia », souligne ainsi Jimmy Wales. Un appel du pied clair à ne pas faire de ce don un geste isolé.

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