Les Chroniques Techno SOSmonordi

Catégorie : Alien

[Dossier] Alien, Blade Runner… le cinéma selon Ridley Scott

La sortie d’Alien Covenant est l’occasion de (re)découvrir un cinéaste aussi virtuose que polymorphe. Réalisateur culte de Blade Runner, Gladiator ou encore La Chute du Faucon noir, Ridley Scott a imposé son nom sur le blockbuster avec un style unique en son genre, qu’on décortique à la loupe d’Alien, son premier chef d’œuvre.

Né en 1937 dans le Nord-Est de l’Angleterre, Ridley Scott s’oriente très vite, après des études d’art et de design au prestigieux Royal College of Art de Londres, vers les métiers de l’image. Embauché par la BBC, il œuvre comme chef opérateur sur de nombreux programmes télévisés, dont pas mal de pubs, où il apprend de nombreuses ficelles de mise en scène et autres trucages optiques. C’est en 1977 qu’il part à l’abordage du cinéma, en réalisant Les Duellistes, un film en costumes qui raconte la rivalité entre deux hussards pendant les guerres napoléoniennes. Remarqué pour son réalisme historique et sa qualité de jeu (Harvey Keitel et Keith Carradine ont le premier rôle), le film remporte le prix de la première œuvre au Festival de Cannes. L’industrie hollywoodienne est désormais capable de produire des effets spéciaux convaincants pour réaliser des fictions futuristes sur l’espace. Il accepte alors de lire le scénario d’Alien, un obscur film de monstre spatial, refusé par pleins de réalisateurs. C’est un coup de cœur : il mobilise une équipe de nombreux orfèvres artistiques et un casting sans stars (dont Sigourney Weaver, qui trouve là le rôle de sa vie), et tourne le film en très peu de temps, dans des conditions harassantes, mais en se cantonnant à un budget « modeste » pour le genre.

Sorti en 1979, Alien, le huitième passager est un carton absolu, qui marque une génération entière de réalisateurs et de cinéphiles, qui offre à la SF cinématographique une nouvelle maturité. Considéré comme le nouveau prodige d’Hollywood, Ridley Scott a désormais les mains libres pour réaliser des films encore plus ambitieux. Il décroche la timbale une fois de plus en 1982 avec Blade Runner, son autre chef d’œuvre d’anticipation, adapté de la nouvelle Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? écrite par le grand romancier Philip K. Dick.

Trois ans plus tard, après avoir réalisé une publicité mémorable (inspirée du 1984 de George Orwell) pour Apple, il s’attaque à la fantasy avec Legend, relecture adulte des contes de fée campé par un jeune Tom Cruise en guise de prince charmant, et qui connaîtra de nombreuses déboires de tournage et un échec commercial cinglant. Les années suivantes verront Ridley Scott réaliser une vingtaine de films, plus ou moins bien accueillis. A l’aise dans tous les genres, le cinéaste britannique passera du road-movie féministe (Thelma & Louise) au peplum mélancolique (Gladiator) avant de revenir à ses premières amours SF, avec Prometheus et Alien : Covenant, comme un juste retour au bercail.

Share on Google+Share on FacebookEmail this to someoneShare on LinkedInTweet about this on Twitter

[Dossier] On a sélectionné pour vous le meilleur des jeux vidéo Alien

À l’origine de plusieurs films, de quelques nouvelles et autres bandes dessinées, la franchise Alien est sans doute un des univers de science-fiction les plus populaires. Pas étonnant qu’il ait inspiré les développeurs de jeux vidéo, et ce, depuis le début des années 80. À l’occasion de la sortie imminente de l’attendu Alien : Covenant dans les salles obscures, le 10 mai prochain, nous avons choisi de revenir sur le meilleur de ces jeux.

Alien Covenant

Aliens (1986) / Activision sur C64, CPC, MSX et ZX Spectrum

En même temps que le film de James Cameron, Activision a distribué un Aliens à l’époque salué par la critique. Plusieurs phases de jeu permettaient de faire varier le gameplay entre séances de « pilotage » et séquences de shoot. La progression se faisait de manière fidèle au film et si aujourd’hui la réalisation technique fait sourire, pour l’époque c’était une belle prouesse. L’ambiance et le stress étaient au rendez-vous de phases de shoot où plusieurs aliens nous tombaient dessus en même temps !

Alien 3 (1992) / Probe Software sur Amiga, C64, GameGear, Master System et Megadrive

Attention, petit chef d’œuvre. Imaginé par Probe Software et profitant de la sortie du film de David Fincher, Alien 3 s’en écartait sensiblement côté scénario. Bien sûr, les facehuggers et autres chestbursters sont au rendez-vous, de même que l’inoxydable Ellen Ripley. Mais n’espérez pas trouver de l’angoisse ou une atmosphère lourde comme dans le film. Alien 3 fonctionne plutôt comme un clone de Contra, un jeu d’action / plateforme dans lequel Ripley doit sauver des prisonniers et dessouder un maximum de vilains-pas-beaux. C’est beau, rythmé et le gameplay est aux petits oignons. Un jeu qui fonctionne encore aujourd’hui.

Aliens : A Comic Book Adventure (1995) / Cryo Interactive sur PC

Sans doute l’un des (bons) jeux sous licence Alien les moins connus. Cette aventure signée par le spécialiste du genre au cours des années 90 – Cryo Interactive – s’inspirait des albums Dark Horse Comics. Magnifiquement réalisé et appuyé par un scénario de qualité, A Comic Book Adventure alternait représentation en vue subjective et troisième personne en fonction des déplacements et des énigmes. Aujourd’hui, l’ensemble parait un rien statique, mais l’aventure n’a rien perdu de son charme et de sa difficulté. Le système de sauvegarde pas très permissif et le timing ne laisse guère de marge de manœuvre.

Alien Vs. Predator 2 (2001) / Monolith Productions sur PC

D’abord sorti sur Atari Jaguar puis sur PC, Alien Vs. Predator premier du nom a remporté un franc succès grâce à un concept assez jouissif opposant la créature de Gyger, le Predator et de pauvres marines. La véritable consécration est toutefois arrivée deux ans plus tard avec sa suite. Alien Vs. Predator 2 reprenait toutes les qualités de son grand frère, mais faisait intervenir Monsieur Plus afin d’offrir une réalisation bien plus aboutie et un concept de jeu survitaminé. De nouveaux personnages apportaient de la variété alors que les cartes multijoueurs étaient mieux fichues, plus intéressantes.

Alien Isolation (2014) / The Creative Assembly sur PC, PS3, PS4, X360, XBO

Développé par les Britanniques de The Creative Assembly, Alien Isolation est le plus récent de notre sélection et sans doute aussi le plus réussi. S’inspirant directement d’Alien : le huitième passager, il retranscrit à merveille le stress et la terreur du film de Ridley Scott. Les clins d’œil au film référence sont très nombreux, presque trop, et la peur est omniprésente. On tremble régulièrement à l’idée de croiser une gueule de porte-bonheur dans la moindre coursive. Certains joueurs ont critiqué une fin qui s’éternise un peu. C’est vrai, mais c’est bien peu de choses compte tenu du pied que l’on prend à arpenter la station Sébastopol.

>> Notre test du jeu

Share on Google+Share on FacebookEmail this to someoneShare on LinkedInTweet about this on Twitter