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Catégorie : ADN

[La sélection de la rédaction] Les anime sortis en 2017 qui méritent d’être découverts

Quatre fois par an, le robinet à animes s’ouvre en direct du Japon pour des saisons littérales. Quatre fois une cinquantaine d’univers originaux, de reprises, de suites, de pastilles, de films pour enfants… pas facile de faire le tri. On vous a concocté une liste qui trie au maximum des univers assez grand public, aux enjeux et tons un minimum variés, qui couvrent cette grosse première moitié d’année 2017. Chaque anime est distribué légalement en France, mais écla-tement de l’offre oblige, sur quatre réseaux différents.

Miss Kobayashi Dragon Maid

Adapté d’un manga encore obscur en France, Miss Kobayashi… part d’un postulat impro-bable. Une office girl Japonaise, bien ancrée dans la vie d’adulte et un peu blasée, s’égare après une soirée trop arrosée et fait la connaissance d’une dragonne échappée de son monde. Tooru, c’est son nom, revient toquer le lendemain, mais cette fois sous forme humaine… et avec des habits de maid. La créature s’est éprise de son nouvel hôte et va prestement squatter, sous couvert de prendre soin de l’appartement. Le quotidien de Kobayashi va bientôt se remplir d’êtres surnaturels du même acabit et, mine de rien, lui redonner le sourire.

Cette série, travail du très luxueux studio Kyoto Animation – au moins un très grand gage de qualité technique, tant le studio est loin de manquer de moyens – s’inscrit dans la tradition du « tranche de vie » et de l’humour de décalage provoqué par ces dragons installés dans notre monde. Tooru en personnage principal, Kana en gamine adorable qui s’émerveille de tout, Lucoa en femme plantureuse et au caractère unidimensionnel, puis Elma, dragon aqua-tique, dont la principale caractéristique est d’avoir souvent faim. Les grands classiques y pas-sent : « l’épisode plage », « l’épisode festival », ce n’est pas le chantre de la créativité, mais on y trouve, mine de rien, quelques messages intéressants et progressistes sur la société et la famille japonaise. Un divertissement basique donc, mais aussi léché que possible.

Disponible sur : Crunchyroll et Wakanim

March Comes In Like A Lion

C’est la caution esthétique, sensible, la plus profonde de cette sélection. Elle tend à prouver que la représentation d’un quotidien, qui ne comporte pas forcément de grandes aspérités, peut aussi être porteuse de sens. Ici, on suit l’histoire de Rei, 17 ans, joueur de shogi (plus ou moins l’équivalent japonais des échecs) qui a un réel problème de dépression. Ce jeu, qui constitue l’ensemble de ses revenus professionnels après son abandon du lycée, n’a pas l’air de tant l’investir que ça, et il se laisse vivoter dans son appartement vide aux abords de Tokyo. Il faut dire que Rei a perdu l’ensemble de sa famille dans un accident violent et que le souvenir de ce drame constitue l’ensemble de sa vie actuelle.

Heureusement, le tableau n’est pas totalement noir puisqu’il est souvent « recueilli » par une fratrie de trois soeurs, elles aussi frappées par un deuil. San-gatsu no lion, adaptation d’un manga de Chika Umino (Honey & Clover), est visuellement superbe, traitée par l’habituel fantasque studio Shaft, ici plus en re-tenue. Une histoire sensible, où des personnages expriment ce qu’ils ressentent (enfin, parfois, et c’est déjà un miracle) mis au service d’un délice visuel permanent. Les personnages, variés, sont riches en caractères et en surprises, et l’anime n’hésite pas à verser dans la noirceur sans jamais atteindre le pathos gratuit. March Comes In Like A Lion, c’est du mélo, du bon mélo, et il n’y a rien de mal à ça.

Disponible sur Wakanim

Little Witch Academia

Pour résumer au maximum : Harry Potter en anime, pour les plus jeunes. Plus concrètement, c’est surtout la dernière fantaisie du studio Trigger, toujours prompt aux délires visuels. Après deux coups d’essai réussis (aussi disponibles sur Netflix) le producteur américain de streaming s’est offert une saison complète des aventures d’Akko, sorcière très très débutante, dans une école de magie internationale où tout le monde est bien plus compétent en la matière qu’elle. Enfin, sauf les profs, qu’on ne verra jamais avoir de l’autorité ou servir à quelque chose.

Difficile d’éviter les comparaisons : Akko est au centre d’un trio composé des irrésistibles Lotte et Sucy, respectivement nerd proche des esprits et l’autre le meilleur personnage de la série, fétichiste des champignons et des poisons. Autour d’eux gravitent d’autres trios d’élèves et toute une classe qui, à chaque épisode, traversent des aventures épisodiques avant qu’une trame de fond n’apparaisse. La course de balais, celui où on revisite l’origine de la saga Twilight, une abeille qui rend les gens amoureux… tout ça est naïf, parfois un peu lent, mais toujours fait avec beaucoup de plaisir et un sens de la production qui enchante, même si ce n’est pas aussi poussé que les deux premiers courts-métrages. La musique, symphonique, est un petit bonbon qui ne disparaît jamais. Inégal, meilleur dans sa deuxième moitié mais très plaisant, Little Witch Academia est un premier bon exemple de mariage arrangé entre la japanime et Netflix.

Disponible sur Netflix

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