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Dragon Ball Super : Que vaut l’anime après 100 épisodes ?

5 juillet 2015 – 23 juillet 2017. Durant ces deux années, cent épisodes de Dragon Ball Super ont été diffusés au Japon, et par la même occasion via le streaming, dans le monde. En novembre dernier déjà, nous dressions le premier grand bilan de ce nouvel anime, suite directe au manga Dragon Ball. Akira Toriyama ne dessine plus mais participe tout de même, dans l’ombre de son élève Toyotaro, au développement d’une nouvelle ère pour Goku et ses amis. Alors que deux tomes du manga sont déjà parus en France, c’est surtout l’animé qui fait parler de lui ces dernières semaines. La raison ? Le retour au premier plan de ce qui fait l’ADN de Dragon Ball.

C’est en tout cas comme cela qu’un grand nombre de fans, et de nouveaux venus, voient les derniers épisodes diffusés. Mais vous allez comprendre qu’il va falloir tout de même se méfier. Petit résumé de ce qu’il s’est déroulé lors des 35 derniers épisodes.

Trunks et la promesse de Zen’ô

Nous nous étions arrêtés à l’arc nommé « Le retour de Trunks du futur » qui a fait, pour l’instant, la renommée de DBS. À l’épisode 64, Zamasu fusionne avec son double maléfique, une version terrifiante de Goku, nommée Black. S’en suit alors trois épisodes bourrés d’action où l’on retrouve un certain Vegetto mais aussi et surtout où l’on découvre une nouvelle forme divine de Super Saiyen maîtrisée, grâce à sa colère, par Trunks.

Nos héros réussissent à se défaire de leur nouvel ennemi, qui avait perdu son immortalité suite à sa fusion, et permettent à la Terre du futur de retrouver un peu de paix.

Par la suite, la Toei animation va quelque peu retomber dans ses travers en proposant aux spectateurs neuf épisodes que l’on peut nommer filler. Des « hors-séries » écrit par les auteurs (notamment Toriyama) et qui servent à créer un « lien » avec la suite. Néanmoins, neuf épisodes, c’est un peu long, bien que l’on soit heureux de revoir Aralé ou Krilin par exemple. Nous ne vous décrirons pas, par manque d’intérêt, les épisodes centrés sur le défi Baseball de Champa ou « Le retour du Great Saiyaman » opéré inutilement par les auteurs de l’animé.

Les deux épisodes sur le duel entre Goku et Hit, qui signe son retour après le duel entre les univers 6 et 7 sont, de leur côté, assez intéressants bien qu’amenés maladroitement. Il faut ainsi attendre l’épisode 77 pour que débute l’arc le plus intéressant de l’animé jusqu’à maintenant, celui de la Survie des univers. Souvenez-vous, à la fin de l’épisode 40, diffusé le 25 avril 2016, Zen’ô Sama, grand dieu parmi les dieux, rencontre pour la première fois Son Goku. Ce dernier lui fait alors promettre, non sans indulgence, de créer un énorme tournoi qui rassemblerait les meilleurs guerriers de l’ensemble des univers. Et bien il aura fallu attendre le 5 février 2017 pour que cet arc débute.

Un intérêt relancé

Dans un premier temps, les deux Zen’ô Sama (un nouveau est apparu suite à l’arc de Trunks du futur) convoquent trois guerriers de l’univers de Goku, le sept, et trois autres de l’univers neuf. S’en suit alors quatre épisodes de combats purs où l’on peut revoir Bou et Son Gohan à l’œuvre. Ce dernier s’est en effet entraîné dur avec Piccolo pour revenir sur le devant de la scène, répondant ainsi aux nombreuses sollicitations des fans de la série. Mais le plus intéressant survient pendant ce « tour de chauffe ». Le grand prêtre, père de Whis et conseiller proche de Zen’ô Sama annonce que les univers qui perdront lors du « Tournoi de puissance » seront purement et simplement…supprimés. D’un claquement de doigt, le dieu des dieux les détruira « car ils n’auront pas prouvé la valeur nécessaire pour être dignes de survivre ».

Voilà de quoi relancer l’intérêt d’un animé où l’on trouvait souvent à redire. En effet, s’il y a bien une critique qui a été formulée par les spectateurs ces derniers mois, c’est le fait que la tension qui faisait le charme de Dragon Ball Z avait progressivement disparu. Il était loin le temps où Goku luttait pour sa survie, celle de la Terre et de ses amis. Égarée l’époque où les ennemis donnaient du fil à retordre à nos héros, les obligeant à se dépasser comme rarement pour préserver ce qui était cher à leurs yeux.

Avec Dragon Ball Super, on a parfois eu l’impression qu’il ne s’agissait que d’un vaste parc d’attraction dédié à Goku et Vegeta qui passaient le plus clair de leurs temps à s’entraîner et s’amuser. Mais là, les choses sont sérieuses : s’ils perdent, non seulement nos héros mourront, mais l’univers tout entier aussi. Cela signifie que chaque planète, chaque habitant et, bien entendu, les Dragon Ball, n’existeront plus. On peut légitimement parler du plus grand défi jamais rencontré par la bande à Goku.

Gentils, les Zen’ô ne le sont qu’en apparence